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Musique classique et opéra par Classissima

Maurice Ravel

dimanche 30 avril 2017


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24 avril

Compte-rendu, concert. Toulouse, Halle-aux-Grains, le 18 avril 2017. Dallapiccola. Liszt. Moussorgski. Chamayou / Filarmonica Teatro Regio Torino /Noseda

Classiquenews.com - ArticlesCompte-rendu, concert. Toulouse, Halle-aux-Grains, le 18 avril 2017. Dallapiccola. Liszt. Moussorgski. Chamayou / Filarmonica Teatro Regio Torino /Noseda. Dans le contexte international et surtout italien si complexe au niveau de la culture, il est sympathique d’accueillir en tournée un orchestre qui a été récemment créé: en 2003. Son répertoire est vaste; il défend avec régularité les compositions du XXème siècle. Mais il s’illustre également dans la fosse du Teatro Regio de Turin. Sous la direction enthousiaste de son chef, Gianandrea Noseda, le Filarmonica Teatro Regio Torino acquiert peu à peu une solide réputation internationale. Pour se présenter à Toulouse, il vient avec un ambassadeur de charme. Le pianiste toulousain Bertrand Chamayou est adoré du public local, et fait à chaque fois sensation. Il faut reconnaître que le deuxième Concerto de Liszt lui a permis de démontrer la solidité de sa technique qui semble avoir encore progressé. En complicité avec le chef, le pianiste français a trouvé un accord pour une version athlétique du Concerto. Il est permis de regretter le manque de poésie et de nuances mais il faut reconnaître que l’effet est absolument saisissant. Assumant sans complexe le côté « pompier » du thème hongrois, l’énergie dégagée par cette interprétation a comblé le public. Les passages lents plus paisibles n’ont pas été avares de démonstration des capacités techniques fabuleuses du jeune pianiste qui assume un jeu intensément musclé donc et plutôt dominateur. Gianandrea Noseda canalise très habilement son orchestre qui tient le choc face au fantastique piano symphonique de Chamayou. Dans les deux bis offerts au public, Bertrand Chamayou, encore plein de la puissance de son jeu lisztien, si conquérant, s’il nuance habilement ne trouve pas le chant éperdu contenu dans les deux adaptations par Liszt de lieder de ses amis, Schubert et Mendelssohn. Mais quel virtuose ! En deuxième partie de programme, l’orchestre nous emporte dans la vaste promenade des Tableaux d’une exposition. La partition, si brillante dans l’orchestration sublime de Maurice Ravel, est bien connue des toulousains. C’était un pari risqué pour Gianandrea Noseda. La technique de l’orchestre est impressionnante et les couleurs sont belles à tous moments. La précision rythmique parfois horlogère, est cependant brouillée par la puissance sonore, quasi permanente, et l’humour qui lui, n’est pas présent. Nous dirons que la forme dévoile un orchestre qui a tous les atouts d’un grand symphonique mais il reste à acquérir le style musical précis pour chaque compositeur. La puissance est intéressante mais la retrouver tout au long du programme a nui à l‘écoute. En début de programme, les extraits symphoniques du ballet Marsia de Luigi Dallapiccola composé durant la deuxième guerre mondiale, ne trouvent pas le chemin du cœur. Le malaise ressenti lors du Prisonnier du même Dallapiccola, donné au Capitole en 2015 persiste, comme si le compositeur, habile certes, ne s’autorisait ni vrai lyrisme ni avant-gardisme assumé. Au final, le spectaculaire Concerto de Liszt restera lui, dans le souvenir comme le meilleur moment du concert. Sans oublier le bis de l’orchestre qui révèle peut être sa véritable richesse dans le répertoire lyrique. L’émotion dégagée dans l’intermezzo de l’acte trois de Manon Lescaut de Puccini a été une belle surprise qui finit le concert en beauté. ________________________ Compte-rendu, concert. Toulouse, Halle-aux-Grains, le 18 avril 2017. Luigi Dallapiccola. Franz Liszt. Modeste Moussorgski. Bertrand Chamayou, piano. Filarmonica Teatro Regio Torino. Gianandrea Noseda, direction. Illustration : Gianandrea Noseda (DR).

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25 avril

Truls Mørk’s noble Schelomo with the Helsinki Philharmonic

Helsinki. Helsinki Music Centre. 20-IV-2017. Leevi Madetoja (1887-1947): Okon Fuoko, unitaikuri op. 58; Ernest Bloch (1880-1959): Schelomo; Jukka Tiensuu (b. 1948): Sinfoniaviis; Maurice Ravel (1875-1937): Daphnis et Chloé, suite no. 2. Truls Mørk: cello; Helsinki Philharmonic Orchestra, conductor: Susanna Mälkki




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23 avril

Béziers, Th. Sortie OUEST, intégrale Bartok par les Diotima, les 28 et 29 avril 2017

BEZIERS, Théâtre sortie Ouest , les 28 et 29 avril 2017. Intégrale Bartok / Quatuor Diotima. Concerts, rencontres, lectures : l’intégrale des six Quatuors du compositeur hongrois Béla Bartok par le Quatuor Diotima est l’un des temps forts de la saison musicale à Béziers, en particulier du Théâtre Sortie Ouest qui en accueille la réalisation. CYCLE ESSENTIEL DU XXème siècle. Composé à partir de 1910, et pendant la première moitié du siècle, les 6 Quatuors de Bartok offrent en résonance de leur modernité spécifique un formidable panorama de l’histoire musicale et politique du XX° siècle. Jouer sur deux jours, les 28 et 29 avril 2017, les 6 Quatuors restent une performance que le Quatuor Diotima relève avec un engagement prometteur tant l’écriture de Bartok exige sur le mode chambriste et murmuré mais d’une captivante activité intérieure, écoute collective, profondeur, finesse poétique, précision et synchronisation allusive des gestes accordés. Fondé en 1996, le Quatuor Diotima a vingt ans. Le groupe des quatre instrumentistes cultive depuis ses débuts une sonorité intense et incisive, une écoute particulièrement active dans les œuvres modernes et en création. Bartok est un auteur qui convient idéalement à la sensibilité du Quatuor Diotima, car les auteurs du XX ème sont depuis longtemps leur répertoire de prédilection et donc celui qui leur est le plus familier (avec Bartok, Ravel, Debussy, Janacek constitue un terreau exploré à plusieurs reprises). C’est une base de recherche et d’approfondissement pour une activité qui s’est aussi beaucoup tourné vers l’écriture contemporaine et la création. Le Quatuor Diotima est le partenaire privilégié de nombreux compositeurs majeurs tels que Helmut Lachenmann, Brian Ferneyhough, Toshio Hosokawa et il commande régulièrement de nouvelles pièces à des compositeurs de tous les horizons parmi lesquels Tristan Murail, Alberto Posadas, Gérard Pesson, Rebecca Sanders ou encore Pascal Dusapin. 6 CHEFS D’OEUVRE DU GENRE… Les 6 Quatuors de Bela Bartok sont un monument incontournable dans l’histoire de la musique au XX ème siècle, d’un apport capital même dans la littérature du quatuor moderne. Rien d’équivalent à leur prodigieuse unité et cohérence mais aussi à leur flamboyante invention qui récapitule les différentes vagues esthétiques à l’époque de Bartok. Synthèse post romantique dans le premier Quatuor de 1910. Expressionnisme du Second (1918) dont témoigne l’intensité typiquement bartokienne de son Scherzo axial. Audace et concentration expérimental du Troisième (1927). Clarté et mouvement architectural du Quatrième (1929) dont la forme en arche, disposition concentrique de des 5 mouvements. Tonalisme lumineux du Cinquième (1935), triomphant mais contrastant nettement avec la rupture foudroyante du Sixième (1941). Toujours Bartok recompose les structures, imagine des combinaisons et des enchaînements, façonne des séquences inédites comme simultanément Webern et Varèse cherchent aussi un renouvellement fondamental du langage, quitte à refondre l’idée même de développement formel. Cette exigence se retrouve aussi chez Sibelius mais la régénération de l’écriture chez Bartok passe par une inspiration nouvelle qui puise sa nourriture principale auprès des motifs populaires que le compositeur a décidé de collecter scientifiquement avec la complicité de Kodaly. Ainsi se réalise dans la forge musicale et matricielle d’un Bartok particulièrement créatif, la fusion idéale du savant dans la lignée de Beethoven, et du populaire comme Brahms et Schubert avaient su le réussir avant lui. Mais comme Sibelius, Bartok ajoute une vigilance constante sur la forme, exigence et défis permanents qui en font l’un des architectes de la modernité parmi les plus productifs alors et les plus originaux. Un Septième Quatuor était en projet mais le compositeur n’eut ni le temps ni la santé pour mener à bien son intention. Ainsi le Sixième Quatuor est l’un des ouvrages chambristes les plus impressionnants qui soient. Un défi d’autant plus spectaculaire qu’il exige des interprètes, une implication totale et continue, ce dans le prolongement des cinq précédents tout aussi difficiles. ___________________ Intégrale des QUATUORS DE BARTOK 6 Quatuors par le Quatuor DIOTIMA Vendredi 28 avril et samedi 29 avril 2017 BEZIERS, Théâtre sortie Ouest Vendredi 28 avril à 21h Quatuor à cordes n°1 en la mineur Quatuor à cordes n°3 en do dièse mineur Sz. 85 Quatuor à cordes n°5 en si bémol Sz. 102 Samedi 29 avril à 21h Quatuor à cordes n°2 en la mineur Quatuor à cordes n°4 en ut majeur Quatuor à cordes n°6 en ré majeur Sz. 114 Samedi 29 avril à 11h: Salon de musique Les quatuors de Bartók, une histoire du XXème siècle ____________ RÉSERVEZ VOTRE PLACE https://www.sortieouest.fr Page billetterie en ligne, dédiée à l’intégrale des 6 Quatuors de Bela Bartok par le Quatuor DIOTIMA https://www.billetterie-legie.com/sortieouest/index.php _____________________ Quatuor Diotima Yun Peng Zhao et Constance Ronzatti, violons Franck Chevalier, alto Pierre Morlet, violoncelle Programme : Intégrale des six quatuors à cordes de Béla Bartók (1881-1945) Vendredi 28 avril à 21h Quatuor à cordes n°1 en la mineur Quatuor à cordes n°3 en do dièse mineur Sz. 85 Quatuor à cordes n°5 en si bémol Sz. 102 Samedi 29 avril à 21h Quatuor à cordes n°2 en la mineur Quatuor à cordes n°4 en ut majeur Quatuor à cordes n°6 en ré majeur Sz. 114 Samedi 29 avril à 11h: Salon de musique Les quatuors de Bartók, une histoire du XXème siècle Concert programmé dans le cadre de La Belle Saison La Belle Saison est soutenue par La Sacem, l‘Adami et la Spedidam site Internet : www.la-belle-saison.com Théâtre sortieOuest Domaine départemental de Bayssan Scène conventionnée pour les écritures contemporaines Domaine de Bayssan le Haut 34500 Béziers 04.67.28.37.32 www.sortieouest.fr _________ DOSSIER SPÉCIAL : les 6 Quatuors de Bartok, une odyssée pour cordes (1907-1941) Les 6 Quatuors de Bela Bartok. La période de composition des 6 œuvres couvre un large spectre, accompagnant le compositeur tout au long de son itinéraire stylistique, de 1907 (Quatuor n°1) à janvier 1941(création newyorkaise de 6è Quatuor). Dans le Quatuor n°1, le jeune homme de 27 ans se révèle très habile alchimiste, recyclant les grands germaniques romantiques, Beethoven et aussi Wagner (Tristan) acclimatés à la révélation qu’il fait alors grâce à Kodaly, de la transparence debussyste. En architecte sûr et inspiré, ayant une vision globale de la forme, Bartok adopte une accélération graduelle du tempo à travers les 3 mouvements (Lento – Allegretto – Allegro vivace). Le Quatuor n°2 (1918) reçoit l’expérience de l’opéra : Le Château de Barbe-Bleue, à laquelle le compositeur d’une invention éclectique associe la musique arabe récemment découverte lors de son séjour en Algérie en 1913 (source orientale et africaine présente dans son ballet Le Mandarin merveilleux). Pour finir son Quatuor (Moderato, Allegro, Lento), Bartok adopte un mouvement lent, d’une très grande force suggestive, miroir d’une activité intérieure à la fois irrépressible et mystérieuse. Le lyrisme dans la mouvance du Prince des Bois fusionne aussi avec l’expressionnisme plus direct voire mordant du Mandarin Merveilleux. EN LIRE +



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17 avril

Dinu Lipatti, l’ange du piano

Dinu Lipatti - Édition du 100e Anniversaire. Œuvres de Johann Sebastian Bach (1685-1750) ; Béla Bartók (1881-1945) ; Johannes Brahms (1833-1897) ; Frédéric Chopin (1810-1849) ; Georges Enesco (1881-1955) ; Gabriel Fauré (1845-1924) ; Edvard Grieg (1843-1907) ; Dinu Lipatti (1917-1950) ; Franz Liszt (1811-1886) ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) ; Maurice Ravel (1875-1937) ; Nikolaï Rimski-Korsakov (1844-1908) ; Robert Schumann (1810-1856) ; Domenico Scarlatti (1685-1757) ; Franz Schubert (1797-1828). Inclus son dernier récital du 16 septembre 1950, Salle du Parlement, Festival International de Musique de Besançon. Dinu Lipatti, piano, clavecin ; Nadia Boulanger, piano. Georges Enesco, violon. Antonio Janigro, violoncelle. Irène Kedroff, soprano ; Marie-Blanche de Polignac, alto ; Hugues Cuenod, Paul Derenne, ténor ; Doda Conrad, basse. Philharmonia Orchestra, direction : Herbert von Karajan, Alceo Galliera. Orchestre du Festival de Lucerne, direction : Herbert von Karajan. Tonhalle-Orchester de Zurich, direction : Otto Ackermann. Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam, direction : Eduard van Beinum. Orchestre de la Suisse Romande, direction : Ernest Ansermet. Orchestre Symphonique de la Radio Sud-Ouest Allemande, direction : Paul Sacher. 12 CD Profil Hänssler. Enregistré entre le 25 juin 1936 et le 16 septembre 1950 à Paris, Bucarest, Amsterdam, Baden-Baden, Berlin, Berne, Genève, Lucerne, Zurich, Londres, Besançon. ADD [mono]. Notices bilingues (allemand-anglais) bonnes. Durée : 671’.

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16 avril

CD, compte rendu, critique. MOUSSORSGKI / MUSSORGSKI : Pictures at an exhibition / Tableaux d’une exposition (Philippe Jordan, mai 2016 — 1 cd ERATO)

CD, compte rendu, critique. MOUSSORSGKI / MUSSORGSKI : Pictures at an exhibition / Tableaux d’une exposition (Philippe Jordan, mai 2016 — 1 cd ERATO). Peu à peu, le chef attitré de l’Orchestre de l’Opéra national de Paris se taille une solide réputation de chef symphoniste outre ses responsabilités in loco comme chef lyrique. Les vertus expressives et la cohérence sonore auxquelles parviennent les instrumentistes français sont bien réelles, en particulier dans des péripéties antérieures, dont les choix de répertoire, plus hédonistes et introspectifs qu’ici (Daphnis et Chloé de Ravel entre autres, CLIC de CLASSIQUENEWS, comme Prélude à l’Après-midi d’un faune de Debussy…) ont démontré la haute capacité. Le chef chambriste, au geste souple et atténué, toujours contrôlé par tempérament, cisèle son élocution générale, en faveur d’une direction millimétrée, impeccable quant à la mise en place, souvent captivante dans l’émergence d’une subtilité allusive, toujours élégante, qui reste à l’écart de toute tapage démonstratif. ELOGE DE LA FINESSE ET DU DÉTAIL INSTRUMENTAL Evidemment cette retenue en tout, et cette mesure esthétique continument défendue ont leur désavantage dont une certaine cérébralité abstraite qui porte et développe une sonorité parfois froide, d’une absolue précision, mais dont la richesse des couleurs et la perfection des accents comme de la dynamique laissent admiratifs. Qu’en est-il précisément dans les Tableaux (rétrospectifs) de l’Exposition narrée par épisodes par Modeste Moussorgski – ici dans la transposition orchestrale de Maurice Ravel ? le plus occidental et typiquement russe des Romantiques russes, – et on l’oublie souvent, contemporain de Tchaikovski demeure un génie des contrastes dramatiques, alternant l’infini mystérieux au majestueux grandiloquent… Dans les séquences retenues, planantes tel « Il vecchio castello », la charge intérieure, résolument majestueuse et mélancolique convient idéalement à la pudeur de Philippe Jordan. Et la précision riche en couleurs calibrées et d’une finesse pointilliste resplendit dans le tableaux des Tuileries (Dispute d’enfants après un jeux). Le bouillonnement souterrain et grave, voire lugubre de Bydlo qui suit, prend des dimensions funèbres d’une majesté, au souffle irrésistible, traçant des proportions… colossales. Beau contraste avec le caquetage cinglant qui a lieu dans le Ballet des poulets, précision là encore et finesse sonore, qui offre à la brillante orchestration de Ravel de 1922, toute sa subtilité clinique, justifiant pleinement le choix du chef pilotant la phalange des instrumentistes français (bois et vents rutilants, excellemment exposés). La confrontation plus expressionniste et dramatique de Samuel Goldenberg et Schmuyle saisit par sa coupe mordante voire grimaçante. Idem pour le marché de Limoges (léger, facétieux) dont l’énergie est soudainement rompue par la majesté solennelle et grandiose (fracassante) de la fanfare (réellement impressionnante) des Catacombes, aux visions d’outre-tombe… La pudeur et l’élégance intérieure font les délices de la plage 13, l’une des mieux calibrées selon cette apologie de la suggestion poétique propre au chef (Con Mortuis in lingua mortua). Evidemment cette retenue y compris dans un tempo large, « épique » peut parfois écraser et diluer la masse orchestrale, mais l’attention aux détails et aux nuances de couleurs compensent ici et là la perte de tension (surtout dans le dernier épisode, au son du glas). L’intérêt se portant surtout sur cette brillante alchimie d’une orchestration à la subtilité saisissante malgré la pesanteur majestueuse du dernier portique (la porte de Bogatyr) sur lequel se referme le sublime livre pictural. Couplage bénéfique. Une telle attention renforce la cursivité de la Symphonie n°1 du jeune Prokofiev (25 ans en 1916), à laquelle Philippe Jordan assure une lisibilité structurelle et une vitalité rythmique d’une mécanique impeccable. Toute la concentration et le travail du chef et de ses instrumentistes ciblent la parfaite articulation des premières cordes (chant et fluidité, avec maîtrise des crescendos dans le mouvement 2 : « larghetto »), d’une tonicité élastique… beethovénienne. La Gavotte, néoclassique, style danse française baroque est pleine de caractère – entre parodie et grâce objective : remarquable travail là encore dans le souci de lisibilité littérale. Enfin le dernier mouvement sonne comme une remontée des eaux, un allant rétrospectif de tout ce qui a été dit, énoncé, développé, mais enchaînée avec une excitation première, préservée, printanière. Très convaincant. ____________________ CD, compte rendu, critique. MOUSSORSGKI / MUSSORGSKI : Pictures at an exhibition / Tableaux d’une exposition / PROKOFIEV : Symphonie n°1 « classique », opus 25. Orchestre national de l’Opéra de Paris (Philippe Jordan, mai 2016 — 1 cd ERATO).

Maurice Ravel
(1875 – 1937)

Maurice Ravel (7 mars 1875 - 28 décembre 1937), était un compositeur français de l’époque moderne. Avec son aîné Claude Debussy, Ravel fut la figure la plus influente de la musique française de son époque et le principal représentant du courant dit impressionniste au début du xxe siècle. Son œuvre, modeste en nombre d'opus (quatre-vingt-six œuvres originales, vingt-cinq œuvres orchestrées ou transcrites), est le fruit d'un héritage complexe s'étendant de Couperin et Rameau jusqu'aux couleurs du jazz et d'influences multiples dont celle, récurrente, de l'Espagne. Caractérisée par une grande diversité de genres, la production musicale de Ravel respecte dans son ensemble la tradition classique et s'étale sur une période créatrice de plus de quarante années qui la rendent contemporaine de celles de Fauré et Debussy mais aussi de Stravinski, Bartók ou Gershwin. La grande majorité de ses œuvres a intégré le répertoire de concert. Parmi celles-ci le ballet symphonique Daphnis et Chloé (1909-12), le Boléro (1928), les deux concertos pour piano et orchestre (pour la main gauche, 1929-31 ; en sol majeur, 1930-31) et l’orchestration des Tableaux d'une exposition de Moussorgski (1922) sont celles qui ont le plus contribué, depuis des décennies, à sa renommée internationale. Reconnu comme un maître de l’orchestration et un artisan perfectionniste, Ravel ne s'est jamais départi d'une sensibilité et d'une expressivité particulière.



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