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Musique classique et opéra par Classissima

Maurice Ravel

mercredi 27 août 2014


Carnets sur sol

24 août

Une saison 2014-2015 en Île-de-France : ce que vous ne trouvez pas ailleurs

Carnets sur sol Car, ainsi que l'a dicté Tao-Lseu à ses disciples : la Vérité est ailleurs. -- Déjà, si vous n'êtes pas d'ici, vous pouvez trouver tous les conseils pour une magnifique saison là-bas (nous avons même ajouté ajourd'hui une nouvelle recommandation). Pour la sixième année consécutive, voici le moment de lancer des suggestions de divertissement pour la saison prochaine. Une fois de plus, et comme pour à peu près tout ce qu'on trouve dans ces pages, nul désir d'exhaustivité. Je me contente de vous livrer mes relevés pour ma consommation personnelle : l'éventail reste très large, puisqu'il permet de choisir, mais ne contient pas absolument toute la programmation. De même pour mes gribouillages (§ indiquant ma motivation, le foncé ma prévision, et les astérisques des places déjà réservées), qui ne témoignent que de mon intérêt personnel — ça prenait trop de temps à retirer, donc vous saurez si j'ai plus envie de voir du Protopopov que du Roslavets le jeudi midi. Pour un relevé généreux, je recommande Cadences , qui dispose désormais d'un site (les dates sont plus facile à lire sur le magazine en PDF que sur la base en ligne, mais les deux sont bienvenus). Clairement, la qualité de leur base rend assez caduque la mienne en tant que masse. Néanmoins, ayant relevé manuellement les dates chez plusieurs dizaines de salles et associations, certaines n'apparaissent pas chez Cadences, et on trouve parfois, dans ces contrées interlopes, quelques petites pépites. J'essaierai, pendant la saison, de maintenir les annonces de concerts un peu atypiques, de façon à mettre en valeur ce que vous pourriez ne pas vous consoler de manquer. Quelques petits cailloux ont déjà été semés : sur deux résurrections passionnantes et impatiemment attendues à l'Opéra-Comique, sur la saison tranquille de l'Opéra de Paris , sur les concepts de la Philharmonie de Paris, sa programmation et ses tarifs . -- Vous pouvez retrouver les précédentes saisons, chacune disposant en commentaires de liens renvoyant vers des échos des soirées vues : saison 2009-2010 (54 soirées), son bilan statistique , son bilan subjectif ; saison 2010-2011 (43 soirées), son bilan statistique , son bilan subjectif ; saison 2011-2012 (49 soirées), et ses bilans combinés . saison 2012-2013 (73 soirées) et ses bilans combinés . saison 2013-2014 (59 soirées) et ses bilans combinés . Les spectacles vus seront cités en commentaires de cette notule, et diverses remarques sur la saison ajoutées sous cette étiquette . En lice pour les putti d'incarnat , j'ai nommé : Le calendrier de Carnets sur sol vous propose cette année : lun. 01 sept. (Semaine 36) mar. 02 sept. mer. 03 sept. jeu. 04 sept. ven. 05 sept. sam. 06 sept. § 16h clq au vert : cc chausson + schubert 14 n°1 dim. 07 sept. royaumont daucé lun. 08 sept. (Semaine 37) mar. 09 sept. (( MUNT Daphne matthews cutler lodahl mer. 10 sept. roussel 3, valse, brahms vln, vengerov, OP, järvi jeu. 11 sept. **** pleyel roussel 3, valse, brahms vln, vengerov, OP, järvi MUNT Daphne matthews cutler lodahl ven. 12 sept. sam. 13 sept. § 16h classique au vert bnne chnsn durosoir aboulker dim. 14 sept. ? MUNT Daphne matthews cutler lodahl lun. 15 sept. (Semaine 38) mar. 16 sept. MUNT Daphne matthews cutler lodahl mer. 17 sept. ? (( colombier pinter pleyel tchaï 5, métaboles, lalo vcl - phillips, OP, järvi TCE vanhal ccto 2 bssons, dvorak cordes, mzt 38, titus ouv. norrington EOP jeu. 18 sept. **** § pleyel tchaï 5, métaboles, lalo vcl - phillips, OP, järvi 12h30 axelle fanyo petit palais MUNT Daphne matthews cutler lodahl ¤ TCE berlioz R&J gatti onf ven. 19 sept. amphi gerhaher schub rihm goethe ¤ pleyel rachma 2 tchaï 6 kissin chung sam. 20 sept. ¤pleyel brahms 1, vln : znaider, cleveland, möst dim. 21 sept. MUNT Daphne matthews cutler lodahl lun. 22 sept. (Semaine 39) mar. 23 sept. MUNT Daphne matthews cutler lodahl § CiMu erde davislim paasikivi ds réduction + ctp : interco, pintscher mer. 24 sept. pleyel dvo 8, te deum, martinu ccto 2 pia jeu. 25 sept. 12h30 § louvre piano : alkan widor séverac ravel Alkan Le Festin d’Ésope opus 39 nº 2; Chanson de la folle au bord de la mer opus 31 nº 8; Le ventopus 15 nº 2 Séverac Baigneuses au soleil Ravel Gaspard de la nuit Widor Après la fêteopus 71 nº 5 ; Kermesse carillonnnante opus 71 nº 3 athénée monteverdi madrigaux msc achten MUNT Daphne matthews cutler lodahl TCE rachma symph 2, glazounov ccto vln sinaisky ONF § pleyel dvo 8, te deum, martinu ccto 2 pia ven. 26 sept. **** ? pleyel svetlanov symph 2 , youssoupov ccto vln, chosta 5, avec repin, philhar et le lauréat athénée monteverdi madrigaux msc achten TCe herreweghe brahms 4 kindertoten hallenberg § bastille traviata gimadieva jordi sam. 27 sept. MUNT Daphne matthews cutler lodahl § athénée monteverdi madrigaux msc achten dim. 28 sept. 16h athénée monteverdi madrigaux msc achten lun. 29 sept. (Semaine 40) mar. 30 sept. )) MUNT Daphne matthews cutler lodahl mer. 01 oct. pleyel chen pia ccto, barber adagio, gershwin got rhythm, proko roméo suite jeu. 02 oct. **** §§ CiMu 2 mondon 2 rameau auvity mauillon watson christie amphi fauré eve Carolina Ullrich + esp pleyel chen pia ccto, barber adagio, gershwin got rhythm, proko roméo suite ven. 03 oct. ¤ pleyel nono canti vita, liszt faust, philhar franck, anu kmsi sam. 04 oct. dim. 05 oct. **** 16h versailles boréades minko lun. 06 oct. (Semaine 41) ! résas ariadne, pelléas, erde CiMu Gardiner dixit haendel, stabat scarlatti, bwv 199 ¤châtelet tchaï neiges, st-s ccto pia 2, ravel sol, rachma variations corelli, ONF K.Järvi, say mar. 07 oct. bastille traviata gimadieva jordi § Versailles mondonville rameau christie motets mer. 08 oct. (( athénée menotti consul louvre quat pia chausson mahler fauré pleyel carmen chtchédrine, falla jardins, arlésienne suites jeu. 09 oct. 12h30 louvre quint onslow danzi taffanel ? pleyel carmen chtchédrine, lalo esp, arlésienne suites ven. 10 oct. CiMu Savall paix d'utrecht cth invalides deshayes mlodies frçses avec trio § athénée menotti consul pasdeloup oyon msc collet § billettes sop + guit + thb : Monteverdi, Kapsberger, Merula, Sances, Mazzochi... sam. 11 oct. ? CiMu beeth k stephan ; weber cantate ; mzt msse crnnemt ; equilbey insula accentus rial crebassa hulett weisser athénée menotti consul pleyel deb, proko, rachma g.capuçon / wang dim. 12 oct. )) athénée menotti consul 16h30 pichon bach cantates TCE muraro & chamayou mzt & messiaen § 16h brahms 1, pia 2 indjic, robin crop circles, colonne petitgirard lun. 13 oct. (Semaine 42) (( TCE castor niquet bffes nd diotima SQ schönbg 0 schbt 14 lachenmann § athénée myrthen schumann trommenschlager pass mar. 14 oct. amphi gurre kaune kerl fahrenden baechle TCE julia ficher dans bach proko brahms Julia Fischer violon Yulianna Avdeeva piano Bach Sonate BWV 1016 Prokofiev Sonate n° 1 op. 80 Brahms Scherzo pour violon et piano (extrait de la Sonate F-A-E) Sonate n° 3 op. 108 versailles Rameau temple gloire van waas ¤ cth invalides vourc'h, dolié, lieder schubt + trio 2 ¤ gaveau galou vivaldi minko mer. 15 oct. amphi gurre kaune kerl fahrenden baechle louvre modigliani SQ schub 87; st-s, ravel pleyel liadov apocalypse, glaznov pia 1, chosta 15, OP, rozh TCE castor niquet ¤ or-louvre suhubiette renaissce et ctpo Rossi, de Victoria, Markeas, Gesualdo, Moultaka... jeu. 16 oct. ? pleyel liadov apocalypse, glaznov pia 1, chosta 15, OP, rozh roussel araignée suite, gounod symph 2, chopin ccto 2 paik EOP nelson ven. 17 oct. **** §§ pleyel szyma ccto vln 1 mahler symph 7 v.petrenko philhar skride louvre rameau pesson par rannou Rameau Extraits des Nouvelles Suites de pièces de clavecin Pesson Le Tombeau de Rameau, création mondiale, commande du musée du Louvre et du Centre de musique baroque de Versailles TCE castor niquet sam. 18 oct. (( VACANCES SCOLAIRES 17h ville midori pia schub schum 2 mzt strauss st-qtin szyma 7 v. petrenko ¤pleyel beeth ccto 5, tchaï 1812, kodaly hary, tiberghien, mazzola, ONIF § CiMu gtuit résa ; dutilleux ccto vln ; rvel valse ; mzt ccto 27, milhaud bœuf ; cservatoire, aïche dim. 19 oct. TCE castor niquet lun. 20 oct. (Semaine 43) mar. 21 oct. )) TCE castor niquet amphi pernoo vcl sl Kodaly, Hindemith, Britten, Connesson mer. 22 oct. ? CiMu purcell bonduca, dioclesian jeu. 23 oct. ven. 24 oct. **** §§§§ pleyel goerne frauenliebe dichterliebe kerner sam. 25 oct. pleyel fahrt, mer, scriabine 3, chicago muti dim. 26 oct. ? )) colombier pinter § 16h pleyel tempest tchaï, oiseau 1919, schumann 3, chicago, muti lun. 27 oct. (Semaine 44) § châtelet serpent blanc mar. 28 oct. mer. 29 oct. louvre vcl pia alkan debussy poulenc tombelle par moreau et hodique jeu. 30 oct. 12h30 petit palais perbost poulenc § TCE sibelius 2, capriccio boylan, tchaï rimini, segerstam ONF ven. 31 oct. sam. 01 nov. dim. 02 nov. 15h orsay lunaisiens chnsns pacifisme et prpgdne 1840-1918 09:00 )) VACANCES SCOLAIRES lun. 03 nov. (Semaine 45) mar. 04 nov. **** Versailles Glaucus d'Hérin st-qntin winterreise oïda-némoto mer. 05 nov. louvre wanderer : st-s 92 tombelle chausson jeu. 06 nov. 12h30 louvre trio utm dubois, fauré, L.Boulanger CiMu sensemaya, sacre, martinsson ; caracas YO orlouvre basso, thb, gb, clvcn : Carissimi, Kapsberger, Merula, Rossi, Trabaci, Provenzale ¤ TCE schubt 3, mendel 2 ONF Ch RF Orozco-Estrada ven. 07 nov. CiMu Reich Feldman ¤ TCE bartoli fasolis pg ? § billettes alard rameau forqueray couperin bach sam. 08 nov. 17h ville staier phantasiestücke, bagatelles, schubt imprmptus ¤ pleyel gance j'accuse, msq philippe schoeller, philhar, strobel dim. 09 nov. lun. 10 nov. (Semaine 46) mar. 11 nov. § CiMu heisser piano : indy mntges, debussy blssé, études st-s, stra rag mer. 12 nov. ? CiMu aperghis sldat incnnu, hist soldat, peintre, ictus louvre kam golan : schumann debussy poulenc français massenet granados kreisler pleyel volodin pia : proko 3, op.12, medtner remniscenza, chopin blld 3, schumann crnvl, scarlatti jeu. 13 nov. **** § OC extts d'opéras(-comiques) roth les siècles : duni, grétry, hérold, boïeldieu, Donizetti, berlioz, thomas, bizet, offenbach, delibes, massenet, chabrier, debussy rabaud poulenc ravel hahn par antonacci devieilhe fuchs petibon antoun degout ! ven. 14 nov. 12h15 invalides quat guits CiMu cc poilu de frtune MR inauguration ville nono § invalides druet & msq chb : dubois, bonis, hahn… sam. 15 nov. 11h MR fntstq chung philhar jnes 16h pleyel schumann 2, schlee jiggs, egmont, pagarachma, pasdeloup ? CiMu dubois in mmriam mrtuorum ; ravel sol, manoury mrche fnbre, beeth 3, EOP zehetmair MR inauguration § pleyel freire HVL, kabalewski, bach beeth chop dim. 16 nov. bondy tribouilloy : cc noël pré-maîtrise MR inauguration TCE pahud meyer le sage ds fauré jolivet poulenc st-s § massy tempête shakespeare rich § MR 18h noye's fludde britten ; maîtrise 15€ plcmt libre lun. 17 nov. (Semaine 47) TCE lang lang tchaï saisons, chopin 4 scherzos, bach ccto it mar. 18 nov. **** §§ TCE massenet cléopâtre plasson amphi schönbg kammersph (webrn), pierrot, mantovani ; haller, interco § CiMu nono ola, hartmann 6, maderna § versailles zaïs rousset wolff azzaretti bennani wilder mer. 19 nov. (( st-qntin pommerat cendrillon louvre takacs : debussy haydn III67 franck quintette TCE rudy film animation rudy chagall Mikhaïl Rudy scénario et réalisation Mathilde Germi création des animations Chagall : La Couleur des Sons Récital accompagné par la projection du film d’animation de Mikhaïl Rudy, conçu à partirdes esquisses inédites et de la version définitive du plafond de l’Opéra Garnier, chef-d’oeuvrede Marc Chagall réalisé en 1964. Tchaïkovski Les Saisons op. 37b (n°6, Juin : Barcarolle, n° 10, Octobre : Chant d’autome) Moussorgski Tableaux d’une exposition Gluck La Mélodie d’Orphée, extrait d’Orphée et Eurydice (transcription de Giovanni Sgambati) Mozart Fantaisie K. 397 Wagner-Liszt La Mort d’Yseult, extrait de Tristan et Yseult Debussy Etudes pour les quartes, Etudes pour huit doigts, extraits des Etudes pour piano (Livre I) Ravel La Valse (version originale pour piano) jeu. 20 nov. (( garnier hänsel 10h OC conte musical krawczyk d'après hoffmann, piano 12h30 louvre vcl pia : nadia, tombelle, poulenc, st-s st-qntin pommerat cendrillon TCE finalistes long-thibaud rophé ¤ amphi denoke strauss berg zem brahms bach ¤ MR heldenleben st-s ccto vln 3, ravel menuet antiq ; ONF gatti § orsay emerson beeth 13, kunst fuge ven. 21 nov. 10h OC conte musical krawczyk d'après hoffmann, piano CiMu rameau : daphnis, osiris - christie mechelen msc daneman st-qntin pommerat cendrillon TCE sokolov chopin sonate 3 ou (!) mazurkas §§ lislevand : 2 guits + colascione : carbonchi, corbetta, pellegrini, granata sam. 22 nov. **** §§ CiMu rameau : daphnis, osiris - christie mechelen msc daneman st-qntin pommerat cendrillon § 17h ville hop smith bach 3 suites vcl p théorbe § MR boulez notations + eötvös, philhar, eötvös, queyras dim. 23 nov. )) st-qntin pommerat cendrillon MR orgue lun. 24 nov. (Semaine 48) ! résa rusalka bffes nd ardeo SQ mendel Op.13, goldberg, création ¤ athénée poulenc métamorphoses, fçailles, auric, parys, fuchs ¤ pleyel brahms 3 ccto 1 ax, COE, haitink mar. 25 nov. pleyel brahms 4 ccto 2 ax COE haitink mer. 26 nov. **** pleyel schubt 2, mzt 31, ccto 21, lisiecki, OP, zacharias ¤ 14h30-16h MR répétition publique maîtrise jeu. 27 nov. bondy 19h pré-maîtrise RF cc noël herblay fê seule dario fo pleyel schubt 2, mzt 31, ccto 10 p 2 pias, lisiecki, OP, zacharias §§ MR roussel symph 3, mendel symph 5, poulenc ccto org ven. 28 nov. sam. 29 nov. 16h pleyel beeth ccto 5, helenleben el bacha, pasdeloup ? 17h Abbesses tradi silvia perez cruz cht guit pleyel petibon-py : poulenc fauré hahn satie rosenthal, radulovic, manoff... § 18h soubise violon guitare esp dim. 30 nov. 10h45 pleyel symph 3 mendel 10€ colonne 20h garnier quintette clar herrmann, sextuor copland, dover barber, ouv jve proko TCE capuçon caussé braley mahler, schubt truite lun. 01 déc. (Semaine 49) ! résa roi arthus mar. 02 déc. MR 19h pré-maîtrise RF cc noël gtuit mer. 03 déc. pleyel mendel blas, schum cc, rachma 1, argerich, OP, chailly § louvre bavouzet decaux jeux miroirs pierné mantovani jeu. 04 déc. 12h30 louvre vln pia alkan fauré op13 st-s ? pleyel mendel blas, schum cc, rachma 1, argerich, OP, chailly orsay intégrale suites bach wispelwey ven. 05 déc. § billettes sonates bach PCA martin § massy sauguet marianne § MR 19h franck rédemption & symph, franck sam. 06 déc. 11h pleyel tchaï 4, OP, varupenne. 8€ gaveau fagioli montis regalis ¤ MR 11h boîte joujoux debussy jnes philhar franck ¤104 greilsammer clar balkans folklore dim. 07 déc. 15h orsay lunaisiens jaurès § massy sauguet marianne lun. 08 déc. (Semaine 50) ¤ bffes nd quat pia fauré, compo neuburger, demarquette heisser § orlouvre monteverdi sacré, parat, saskova, lasserre (et autres) mar. 09 déc. ¤ kissin proko 4 beeth 21, rachma préludes ¤ MR rossini petite messe solennelle ch RF, deux pianos mer. 10 déc. MR espresso ¤ (( TCE clemenza gauvin lindsey rhorer podalydès jeu. 11 déc. § (( athénée passions msc dubroca rougier grapperon ven. 12 déc. MR dvo 8 brahms ccto 2 philhar bringuier guy ¤ TCE clemenza gauvin lindsey §§ orlouvre scheen lefilliâtre, merula monteverdi carissimi seelinck verrijt ; hlland bque scty sam. 13 déc. ? kremlin bobby & sue 10€ amphi opéra compos CNSM, atelier lyrique athénée passions msc dubroca rougier grapperon CiMu cavanna ¤ MR 11h symph 8 dvorak bringier philhar zygel ¤ versailles david colomb roth behr vourc'h podalydès §§ 18h Soubise reinhold dunford dim. 14 déc. 16h athénée passions msc dubroca rougier grapperon TCE Ebène SQ mendel 6 mzt divtmto 3 btok 4 ¤ TCE clemenza gauvin lindsey § MR noëls anciens st-julien, mtrise 15€ plcmt libre lun. 15 déc. (Semaine 51) (( LYON rusalka herheim nylund popov baechle chudovsky mar. 16 déc. (( colline horvath alld : légdes forêt viennoise 19h athénée passions msc dubroca rougier grapperon ¤ amphi opéra compos CNSM, atelier lyrique ¤ TCE clemenza gauvin lindsey § MR vêpres rachma ch RF 15€ plcmt libre § orlouvre noëls vox luminis : Scheidt, Schütz, Schein, Praetorius, Pachelbel, mer. 17 déc. )) athénée passions msc dubroca rougier grapperon CiMu bach oratorio noël 1,2,3 : basel KO, wey, güra, goerne colline horvath alld forêt viennoise LYON rusalka herheim nylund popov baechle chudovsky jeu. 18 déc. )) garnier hänsel CiMu bach oratorio noël 4,5,6 : basel KO, wey, güra, goerne colline horvath alld forêt viennoise MR espresso brahms 1 philhar bringuier ¤ )) TCE clemenza gauvin lindsey ¤ orsay baechle mendelssohn bach cornelius reger brahms ven. 19 déc. amphi opéra compos CNSM, atelier lyrique LYON rusalka herheim nylund popov baechle chudovsky MR brahms 1, dvo ccto vcl müller-schott, bringuier philhar § )) colline horvath alld : légdes forêt viennoise sam. 20 déc. (( VACANCES SCOLAIRES dim. 21 déc. 17h30 versailles noël huelgas XIVe-XVIIIe ¤ garnier nonettes rota spohr ¤15h OC chve-sris minko alexandre ; skerath devieilhe antoun degout sempey leguérinel §§ 16h LYON rusalka herheim nylund popov baechle chudovsky lun. 22 déc. (Semaine 52) mar. 23 déc. LYON rusalka herheim nylund popov baechle chudovsky ¤20h OC chve-sris minko alexandre ; skerath devieilhe antoun degout sempey leguérinel mer. 24 déc. jeu. 25 déc. ¤15h OC chve-sris minko alexandre ; skerath devieilhe antoun degout sempey leguérinel ven. 26 déc. OC 14h30 csse-nsette hoffmann dessay quintette vent harpe sam. 27 déc. LYON rusalka herheim nylund popov baechle chudovsky OC 11h csse-nsette hoffmann dessay quintette vent harpe dim. 28 déc. ¤15h OC chve-sris minko alexandre ; skerath devieilhe antoun degout sempey leguérinel lun. 29 déc. (Semaine 01) 09:00 )) LYON rusalka herheim nylund popov baechle chudovsky mar. 30 déc. ¤20h OC chve-sris minko alexandre ; skerath devieilhe antoun degout sempey leguérinel mer. 31 déc. jeu. 01 janv. ¤15h OC chve-sris minko alexandre ; skerath devieilhe antoun degout sempey leguérinel ven. 02 janv. sam. 03 janv. dim. 04 janv. )) VACANCES SCOLAIRES lun. 05 janv. (Semaine 02) mar. 06 janv. mer. 07 janv. MR hosokawa ccto harpe, mahler 4, lohengrin prélude 1, ONF jeu. 08 janv. MR berg 3 pièces beeth 8 et vln, philhar harding tetzlaff ven. 09 janv. ¤ MR berg cto chb, extts wozzeck, beeth trple ccto ; philhar, hannigan, harding, vogt tetzlaff sam. 10 janv. MR beeth 7 ccto berg, philhar harding tetzlaff dim. 11 janv. lun. 12 janv. (Semaine 03) ! résa cilea & alceste ¤ TCE tharaud mzt schubt beeth 31 Mozart Suite K. 399, Praembulum K. deest, Gigue K. 574 Sonate n° 11 K. 331 « Alla turca » Schubert Seize Danses allemandes D. 783 Beethoven Sonate n° 31 op. 110 mar. 13 janv. mer. 14 janv. gaveau gauvin haendel chauvin jeu. 15 janv. ven. 16 janv. ***** §§§§ PP charpentier TD, mondon exitu, entrée sauvages, christie niese beekman madore naouri CiMu ligeti ccto pia, varèse, lindberg, maresz st-qntin elisir par opera fuoco sam. 17 janv. 11H CiMu takemitsu mey percus gratuit 15h&20h athénée respighi belle au bois 18h30 ouvs bruch loreley, mendel ut, hébrides, zauberharfe, EOP Equilbey amphi britten canticles Cantique I, op. 40 : My Beloved is Mine Cantique II, op. 52 : Abraham and Isaac Cantique III, op. 55 : Still Falls the Rain Cantique IV, op. 86 : Journey of the Magi Cantique V, op. 89 : The Death of Saint Narcissus Œuvres pour harpe et piano seuls cYrILLeDUbOIs Ténor XavIer sabata Contre-ténor stÉpHane DegOUt Baryton anneLe bOZec Piano eMManUeL ceYssOn Harpe vLaDIMIrDUbOIs Cor MR 11h petrouchka films animation, ONF § 11h30 PhP arts flo atelier voix gratuit § st-qntin elisir par opera fuoco dim. 18 janv. 14h30-17h30 instrus CiMu joués élèves CNSM 15h solistes IC mantovani fujikura pesson robin murail 15h17h PhP promenades msicales arts flo gratuit amphi britten canticles garnier beeth sextuor 2 cors, quintette ut schub ¤ TCE dessay erben brahms lieder, schubert trio 2, mzt snte 28 vln pia lun. 19 janv. (Semaine 04) PhP boulez dérive 2, ravel espagnolades, divan barenboim ¤ bffes nd diotima SQ quintte pia brahms, ligeti 2, webern langsamer mar. 20 janv. 15h&20h athénée respighi belle au bois ? MR villette, lafargue, fauré, orgue et ch (RF) § PhP grimaud takemitsu janacek fauré berio liszt schubert ravel debussy albéniz ! mer. 21 janv. 15h&20h athénée respighi belle au bois BOZAR fierrabras richter streit henschel banse PhP tchaï vln chosta 5 jansen OP järvi TCE kermes genaux jeu. 22 janv. **** § PhP tchaï vln chosta 5 jansen OP järvi MR Schumann 1 & 4 gatti ONF ¤versailles steffani niobe § )) 15h&20h athénée respighi belle au bois §§ (( bastille ariadne mattila ven. 23 janv. MR Schumann 2 & 3 gatti ONF ¤ billettes villoutreys, ensmble desmarest : Ortiz, Strozzi, Rossi, Monteverdi, Kapsberger, Merula, Sances, Caccini § PhP schöpfung Accentus EOP Zehetmair im güra boesch sam. 24 janv. 18h PhP tribune 5€ BOZAR fierrabras richter streit henschel banse PhP Moriarty § 17h abbesses guit jobim § TCE niobe 1688 steffani dim. 25 janv. 14h30 à 17h30 CiMu prom moriarty friends 7€ 19h moriarty ? 16h30 Php dudamel bolivar : orbon, mahler 5 ¤ CiMu ardeo SQ mendel webern ravel schoeller 18€ lun. 26 janv. (Semaine 05) **** §§§§ (( OC festes venitiennes christie carsen negri auvity mechelen mauillon gaveau king's singers PP philhar chung brahms 4 dusapin vln ccto capuçon mar. 27 janv. **** OC festes venitiennes christie carsen negri auvity mechelen mauillon bastille ariadne mattila § 13h petits motets Couperin Campra agnew christie mer. 28 janv. OC bizet 19h ballet autour de venise avec vote jeu. 29 janv. **** Gounod Cinq-Mars Gens Castronovo Christoyannis Schirmer OC festes venitiennes christie carsen negri auvity mechelen mauillon § 13h petits motets Couperin Campra agnew christie § MR rückert kichschlager, ruy blas mendel, ma vlast ; steinberg, ONF ven. 30 janv. amphi mörike wolf ; norbert ernst MR bruck 7, mzt ccto pia 20 philhar chung muraro OC festes venitiennes christie carsen negri auvity mechelen mauillon TCE mendel 3, hébrides, mzt ccto 27, EOP douglas boyd § andres marin flamenco §§§§ billettes lièvre-picard + clvn, cour lambert & charpentier (Cid !) sam. 31 janv. **** § TCE Guillaume Tell Gelmetti 14h30 festes vénitiennes jne pblc 15h-17h PP instrus indiens 10€ bastille ariadne mattila MR 11h conte musical OC 16h-18h intro aux festes vénitiennes § CiMu 16h andres marin 35€ § versailles nabucco falvetti dim. 01 févr. 15h OC festes venitiennes christie carsen negri auvity mechelen mauillon 15h PP mythe et légendes inde par musicien et conteur 10€ 18h PP a shankar ¤ 15h orsay coq d'or exxts percus lyon lun. 02 févr. (Semaine 06) **** )) OC festes venitiennes christie carsen negri auvity mechelen mauillon mar. 03 févr. PP pli selon pli, amériques, EIC, conservatoire, montalvo, pintscher TCE verdi requiem jurowski kowalewska popov komlosi Vladimir Jurowski direction Maija Kovalevska soprano Ildiko Komlosi mezzo-soprano Dmytro Popov ténor Vyacheslav Pochapsky basse London Philharmonic Orchestra Chœur Orfeón Pamplonés mer. 04 févr. (( §§ abesses ibsen petit eyolf **** PP sortilèges OP salonen ? (( bffes nd diterzi MR espresso mzt 39, bulba jana ; onf belohlavek jeu. 05 févr. louvre 12h30 flûte pia schubt trocke bartok paysanne messiaen solfège poulenc sonate MR proko ccto vln 2, mzt 39, bulba jana ; onf belohlavek PP sortilèges OP salonen TCE mzt quint clar, brahms quint crdes 1, dvorak quint pia ; talich, imai, lethiec, collard ven. 06 févr. (( NANCY rachma bastille ariadne mattila PP requiem berlioz sokhiev hymel présences conlon nancarroW Pièce n°2 small orchestra richard duBugnon Concerto Sacra pour hautbois et orchestre (CRF - CM) eSteBan Benzecry Concerto pour violoncelle (CRF - CM) darWin aquino Espacio Ritual evencio caStellanoS Santa Cruz de Pacairigua Orchestre philharmOnique de Radio FRanCe Manuel lopez-Gomez direction olivier doise hautbois Gauthier Capuçon violoncelle TCE lugansky tchaï extts ssns, sonate, franck op.18 schub 958 §§ gaveau yoncheva mélodies & lieder §§§§§ versailles DQ duchesse geslot santon labonette sam. 07 févr. **** versailles DQ duchesse geslot santon labonette 17h abbesses biber rosaire podger présences samedi 7 fÉvrier 20h MaiSon de laRadio GRand audiToRiuM michael gordon Cold BenJamin de la fuente Création pour piano, récitants et orchestre sur des textes de Martin luther King, Malcom X, angela davis (CRF – CM) elliott carter What are years luiS rizo Salom Fabulas Sobre fabric de fabulas Orchestre philharmOnique de Radio FRanCe Joshua dos Santosdirection Willem latchoumia piano Piera Formanti récitant Willem dafao récitant Tarif unique : 15 € (placement libre) aB § (( bastille pelléas § 16h PP pasdeloup belle au bois, exultate, apprti srcier, suite oiseau de feu... dim. 08 févr. 16h versailles DQ duchesse geslot santon labonette NANCY rachma ¤ amphi stoyanova tchaï rachma lun. 09 févr. (Semaine 07) § bouffes Nd sacre 4 mns, valse 2 pia, gurre 8m, amériqs 4m avec wagner vermeulin tiberghien latchoumia 09:00 bastille ariadne mattila mar. 10 févr. ? CiMu chb klein schumn, schönberg, ullmann 18€ pg ? bastille pelléas NANCY rachma mer. 11 févr. )) abbesses ibsen petit eyolf ? CiMu chb beeth carter schubert reger 18€ pg ? jeu. 12 févr. bastille ariadne mattila MR rouse, adams atomic ONF NANCY rachma ven. 13 févr. MR philhar corigliano ccto clar § billettes galou dantone (org) Lamenttn Mercredy Stradella, cantate Vddy Torelli. 09:00 bastille pelléas sam. 14 févr. (( VACANCES SCOLAIRES ? )) bffes nd diterzi PP liebesverbot PM leisdorf, DQ strauss, TI prélude & mrt OP dim. 15 févr. § )) NANCY rachma § 15h PP octuor à vent opéras mozart 20€ lun. 16 févr. (Semaine 08) PP brahms vln, schum 2, glanert brahms fantasie, bell, COE, bychkov ¤ MR Rouse percus ONF, matalon, reich sextet 09:00 bastille pelléas mar. 17 févr. )) bastille ariadne mattila mer. 18 févr. CiMu moriarty american songs & purcell § PP lachenmann mahler 2 rattle royal kozena berlin § TCE midsummer (ss solistes ?), coriolan, bruch ccto 1, dausgaard EOP hope §§ (( Richelieu snge nuit été jeu. 19 févr. ? CiMu moriarty american songs & purcell bastille pelléas MR ives qstn, adams trnsmig, benzecry, ONF, ch, maîtrise, org PP airs rmntiqs minko & friends ven. 20 févr. ? CiMu moriarty american songs & purcell ¤ PP mahler 4 ccgbw jansons brgeois strauss kühmeier sam. 21 févr. 16h30 PP rachma 1, ccto 2, LSO gergiev matsuev MR benzecry rituales amerindios, golijov avec 2 pianos, philhar labèque § PP royal fireworks niquet avec lumières dim. 22 févr. (( OC au monde boesmans olsen mechelen hellekant petibon beuron davin bastille pelléas § MR messiaen petites liturgies, mzt dble ccto, billy, Lausanne ChbO lun. 23 févr. (Semaine 09) OC 19h présentation au monde boesmans ¤MR bruck 9, mzt clar ; ONF haitink mar. 24 févr. (( bastille mahler erde amphi quats pia mahler brahms 3, beeth trio 5 § OC au monde boesmans olsen mechelen hellekant petibon beuron davin mer. 25 févr. ? PP proko 1, vln 2, tchaï cygnes, kavakos OP temirkanov 09:00 bastille pelléas jeu. 26 févr. ? PP proko 1, vln 2, tchaï cygnes, kavakos OP temirkanov MR pierné ccto piano, st-s symph 3, carmen suite 1, ONF OC au monde boesmans olsen mechelen hellekant petibon beuron davin ven. 27 févr. **** § )) OC au monde boesmans olsen mechelen hellekant petibon beuron davin 20h30 MR cc orgue MR espresso st-s 3 ONF sam. 28 févr. )) bastille pelléas dim. 01 mars )) VACANCES SCOLAIRES lun. 02 mars (Semaine 10) (( bastille faust mar. 03 mars mer. 04 mars (( ville mégère MR espresso PP honegger bûcher gillet blondelle cotillard génovèse, gonon yamada OP jeu. 05 mars **** § PP honegger bûcher gillet blondelle cotillard génovèse, gonon yamada OP ¤MR casella elegia eroica, mouss chts et dses, chosta 10, ONF noseda borodina § TCE fujikura solaris ven. 06 mars ¤ MR murail, dufourt §§ st-quentin tauride atelier lyrique, jourdain sam. 07 mars § TCE fujikura solaris §§ st-quentin tauride atelier lyrique, jourdain dim. 08 mars 16h st-quentin tauride atelier lyrique, jourdain MR orgue lun. 09 mars (Semaine 11) PP dvo vcl, beeth 3, maazel münich PO TCE st-pé ballet : cygnes mar. 10 mars herblay cb süssking TCE st-pé ballet : cygnes § MR Ch R-F a cappella les boulanger, bonis, clarke, clara, fanny mer. 11 mars louvre prischepenko trio pia chosta beeth 70-1 dvo 90 PP bruck 9 OP blomstedt, trple cc faust queyras jeu. 12 mars )) bastille mahler erde ven. 13 mars PP rousset & danseur TCE st-pé ballet : RJ proko § CNSM 19h30 Viaggio guidarini & étudiants, msc §§ (( LYON gezeichneten workman hofmann neal perez boesch sam. 14 mars 18h PP tribune PP jonchaies, 6 Webern, sacre, gallotta tabachnik TCE st-pé ballet : RJ proko dim. 15 mars 11h TCE portal angelich berg (+sonate) brahms 1, schum Fantasiestücke 16h CiMu carte blanche CNSM gratuit 16h30 PP jonchaies, 6 Webern, sacre, gallotta tabachnik 20h30 CiMu carte blanche CNSM gratuit TCE ishii p percus japnses & orch, strauss zarathustra don juan Waseda University Symphony Orchestra Kazufumi Yamashita direction Strauss Ainsi parlait Zarathoustra op. 30 Don Juan op. 20, La danse des sept voiles, extraite de Salomé Ishii Mono-Prism, pour percussions japonaises et orchestre lun. 16 mars (Semaine 12) § PP R&J berlioz aedes roth druet borras varnier § ville fado morna mar. 17 mars CNSM 19h30 Viaggio guidarini & étudiants, msc LYON gezeichneten workman hofmann neal perez boesch MR kodaly, alain & autres, maîtrise et ch R-F, orgue mer. 18 mars (( STRSBG tristan diener storey breedt PP sibelius 2, ouv genoveva, cc grieg, buniatishvili OP järvi jeu. 19 mars 10-18h OC colloque s titres OC CiMu béjart boulez (lequel ?) grisey webern cerha bartok, solistes EIC CNSM 19h30 Viaggio guidarini & étudiants, msc graham-martineau frauenliebe + ? MR strauss DJ Rose, mzt ccto vln 4 sokolov, haydn 87 ¤ athénée kafka-fragmente §§ louvre delalande leçons, charpentier carême, lefilliâtre lombard goubioud buffière dumestre ven. 20 mars (( amandiers thyestes )) ville mégère 10-18h OC colloque s titres OC CiMu béjart boulez (lequel ?) grisey webern cerha bartok, solistes EIC LYON gezeichneten workman hofmann neal perez boesch PP fntstq ccto vln tchaï philhar vengerov chung TCE mendel sext, haydn quint, schubert oct ; noras, lethiec, cazalet, golan ¤ athénée kafka-fragmente ¤ billettes vln clvcn, duphly mzt, degand cochard sam. 21 mars 10-18h OC colloque s titres OC 15h CiMu conf sur boulez gratuit CiMu frontispice ravel-boulez, explosante-fixe et trucs pas beaux, EIC, pintscher TCE till, mahler quat, brahms quint pia, gesellen gubisch ; noras, lethiec cazalet golan ¤ athénée kafka-fragmente § STRSBG tristan diener storey breedt dim. 22 mars 14h30 à 17h30 MuséeMsq CNSM joue boulez 7€ (quoi ?) 15h CiMu messagesquisse + commandes p vclles (dont durieux, hurel, manoury, manto), coppey 15h versailles CFT malgoire getchell rivenq LYON gezeichneten workman hofmann neal perez boesch ¤ athénée kafka-fragmente lun. 23 mars (Semaine 13) (( OC hérold clercs munger azzaretti spyrez tozo huchet accentus gulbenkian mccreesh garnier rhorer concert atelier lyrique pg ? ¤ bffes nd voce SQ : mzt 20, berg oelze, manto 2, fénelon 4 mar. 24 mars **** § OC Antonacci perpétuelle, promenoir, poulenc, mirages, tramonto, quat ravel maurice Ravel Quatuor en fa majeur Claude Debussy Promenoir des deux amants ernest Chausson Chanson Perpétuelle Francis Poulenc La Fraîcheur et le Feu Gabriel Fauré Mirages Ottorino Respighi Il Tramonto Anna Caterina Antonacci, soprano Quatuor Zemlinsky Donald Sulzen, pian 12h30 orsay haselböck mzzo : zem, schreker, webern, berg frühe STRSBG tristan diener storey breedt versailles CFT malgoire getchell rivenq § PP jardin vx, pg italien mis en espace 32€ § PP requiem duruflé, mzt 40, air, ONIF oustrac mer. 25 mars OC hérold clercs munger azzaretti spyrez tozo huchet accentus gulbenkian mccreesh PP chtch cc orch 1, mouss nurserie, tableaux versailles CFT malgoire getchell rivenq § keiser marc-passion kobow bauer incogniti jmoderne suhubiette § louvre jerslm SQ : schub 14, beeth 4, jana 1 § PP jardin vx rhétoriq passion italienne 18€ jeu. 26 mars (( abbesses balzac faiseur LYON gezeichneten workman hofmann neal perez boesch OC bordes, puis airs & duos chabrier bizet massenet messager, hahn par degor, bou, duchâble PP marinskii gergiev tchaï ut, holberg, chosta ccto pia tmptte crdes ¤ PP hahn pia : schumann debussy bach § orsay gens-manoff hahn chausson mzt haydn ven. 27 mars **** §§§§§ OC hérold clercs munger azzaretti spyrez tozo huchet accentus gulbenkian mccreesh OC 10h conte musical krawczyk d'après hoffmann, piano ¤ billettes bingen, mora vocis sam. 28 mars )) bastille faust )) LYON gezeichneten workman hofmann neal perez boesch 16-18h OC rencontre pré aux clercs 17h abbesses trio vocal bénin CiMu 14h16h visite guidée expo boulez OC 11h conte musical krawczyk d'après hoffmann, piano ¤ 19h PP tan dun ccto pipa crdes § 17h ville biondi vln clvcn geminiani vivaldi veracini locatelli tartini § PP bizet clotilde, ut, carmen duos, mula, caimi, beobo, casadesus dim. 29 mars **** 15h OC hérold clercs munger azzaretti spyrez tozo huchet accentus gulbenkian mccreesh 11h TCE Ebène SQ beeth 14 15 CiMu 14h16h visite guidée expo boulez PP 14h birtwistle cortege p 14 mus, maratka, ricorrenze berio, cattaneo lun. 30 mars (Semaine 14) bffes nd fauré quat 2, brahms quat 3 beeth trio crdes 3, planès hoffman PP pollini, quoi ? STRSBG tristan diener storey breedt TCE banse & sext crdes : zem, capriccio, verklärte, wesendonck § athénée bonne chanson, rückert, ginastera et argentins... Nuñez-Camelino, ténor mar. 31 mars 12h30 orsay shéhé trio & mezzo, la valse trio, bach, bux, cpe OC hérold clercs munger azzaretti spyrez tozo huchet accentus gulbenkian mccreesh PP quats trojahn TCE K. Järvi baltique : kalnins gelgotas stenhammar tubin lutoslawski nielsen grieg brahms Voyage en Mer Baltique Brahms Ouverture pour une fête académique op. 80 Nielsen Ouverture Rhapsodique : Voyage imaginaire aux Iles Féroé (extrait) Grieg Noces à la ferme, extrait de Peer Gynt op. 23 Stenhammar Mellanspel (Le Chant) op. 44 Tubin Trois danses estoniennes, extraites de Setu Tants ETW 15 Sibelius Karelia suite op. 11 (2e et 3e mouvements) Tchaïkovski Danse des bouffons, extraite de La Fille des neiges op .12 Lutoslawski Petite suite (2e mouvement) Gelgotas Never Ignore the Cosmic Ocean Kalninš Symphonie Rock (1er mouvement) Chostakovitch Ouverture de fête op. 96 mer. 01 avr. TCE bach matthäus : padmore, loges, tortise, brook § Versailles Leçons Couperin Dumestre Bennani Leffiliâtre Druet jeu. 02 avr. **** )) OC hérold clercs munger azzaretti spyrez tozo huchet accentus gulbenkian mccreesh § (( athénée horvath DJ § (( bffes nd villiers l'isle-adam la révolte § PP sokhiev, tchaï 4, hébrides, chopin 1 pires ven. 03 avr. (( bastille rusalka )) amandiers thyestes **** § PP messe en si gardiner ¤ Versailles messie spinosi kucerova DaDQLee lehtipuu sam. 04 avr. Bastille Mahler 7 Jordan versailles matthäus gilchrist prégardien wolff henschel ¤ PP johannes jacobs , im, dumaux, kohlepp, weisser dim. 05 avr. PP 14h-17h initiation ch 10€ § 17h PP matthäus Prégardien : gilchrist blazikova henschel wolff lun. 06 avr. (Semaine 15) mar. 07 avr. 12h30 orsay hahn ruban ; gaspard le roux 2 cl, avec baumont mer. 08 avr. ? PP gluck euridice insula : fagioli hartelius negri OC éphèse fuzelier ; marionnettes lunaisiens buendia novelli marzorati jeu. 09 avr. ven. 10 avr. TCE bernstein symph 2, ouv ades, rhapsody blue ; robertson ONF Versailles couronnement Haendel, Purcell, Blow king's consort sam. 11 avr. )) abbesses balzac faiseur 18h-19h30 tribune 5€ ¤ ville 15h carmina burana médiéval dim. 12 avr. 11h neukomm liberta, requ mzt magloire bennani getchell buet 11h trotignon 10€ bffes nd widmann 4 quats, schum quint, ciocarlie minget SQ PP 14h30 trotignon 10€ lun. 13 avr. (Semaine 16) **** § PP pletnev RNO tchaï 5 ccto 1, ouv fa, lugansky § bffes nd rihm sxtt clr cor danel SQ, mzt, widmann mar. 14 avr. (( st-qntin mégère PP pletnev RNO tchaï 6 ccto 2 § 12h30 bossi petrassi casella trios piano § amphi selig : stephan strauss schubert wolf mer. 15 avr. st-qntin mégère jeu. 16 avr. st-qntin mégère TCE strauss macbeth, mendelssohn midsummer crowe deshayes gatti ONF ven. 17 avr. )) st-qntin mégère MLHSE tristan diener storey breedt PP proko 5 brahms ccto 1 buchbinder franck philhar TCE grigolo airs fçs (?) et napolitains § billettes tamagna blow dowland purcell croft lawes sam. 18 avr. (( VACANCES SCOLAIRES )) athénée horvath DJ PP 17h hindemith vaisseau, octuor mendel, quat thymos, musiciens OP. 15€ dim. 19 avr. 16h30 PP hengelbrock OP schum 1 mendel ccto 1 weber valse 18h MR orgue PP 11h brahms sonates clar coppola staier 30€ (!!) § )) MLHSE tristan diener storey breedt lun. 20 avr. (Semaine 17) **** §§ PP madrigx guerriers agnew 32€ mar. 21 avr. mer. 22 avr. 19h MR espresso jeu. 23 avr. ? PP notations barenboim SkBerlin, parsifal, beeth ccto 2 argerich ven. 24 avr. PP NYP gilbert : shéhrazade didonato valses nobles, suite du chvlier rose, nyx salonen, § MR franck philhar : sibelius 7, chstn II extt, saga, ccto vln sam. 25 avr. )) bffes nd villiers l'isle-adam la révolte OC 16h-18h rencontre hahn duteurtre PP 11h-12h30 lab compos amrcns XXe, 5€. dim. 26 avr. )) bastille rusalka 15h PP carter EIC 16h30 PP NYP gilbert : petrouchka jeux mandarin suite lun. 27 avr. (Semaine 18) **** (( OC ciboulette Christoyannis behr debois sarragosse laurens behloul accentus EOP OC 13h promenade littéraire OC par académie mar. 28 avr. mer. 29 avr. OC 13h promenade littéraire OC par académie OC ciboulette Christoyannis behr debois sarragosse laurens behloul accentus EOP ¤ PP OP : florentinische (suite), oberon ouv, beeth ccto 3, conlon, volodos jeu. 30 avr. 12h30 louvre pia schubt mmts msicx schum nachtstücke scriabine fa dièse ; kolesnikov adyar viardot tourgueniev avec bolshoi Olga SELIVERSTOVA, soprano Alexandre KALASHKOV, violon Daria ULANTSEVA, piano Jean CASTAREDE, récitant ven. 01 mai sam. 02 mai (( berthier henry VI dim. 03 mai )) VACANCES SCOLAIRES 15h OC ciboulette Christoyannis behr debois sarragosse laurens behloul accentus EOP ¤ garnier quat lekeu debussy chausson lun. 04 mai (Semaine 19) OC histoire et vidéos OC, chntrs académie piano § (( TCE macbetto msc frontali cedolins borras gatti mar. 05 mai OC ciboulette Christoyannis behr debois sarragosse laurens behloul accentus EOP TCE kremer & trifonov : weinberg, deux schub § massy mrt tintagiles § Versailles Dardanus antoun arquez gauvin sempy pichon mer. 06 mai 14h30 OC conte musical krawczyk d'après hoffmann, piano massy mrt tintagiles MR espresso TCE tchaï 5 rotterdam nézet brahms ccto pia 1 blechacz Versailles Dardanus antoun arquez gauvin sempy pichon ¤ OC schub 14 webern satz bagatellen mzt dssnces ; dissnces SQ § gaveau kermes comunità : eccles dowland purcell, « folie » jeu. 07 mai )) OC ciboulette Christoyannis behr debois sarragosse laurens behloul accentus EOP ? st-q : britten noye's fludde maîtrise RF, gtuit OC 10h conte musical krawczyk d'après hoffmann, piano TCE macbetto msc frontali cedolins borras gatti ven. 08 mai sam. 09 mai dim. 10 mai 20h garnier winterreise furlanetto ¤ PP 17h norman gershwin musical lun. 11 mai (Semaine 20) TCE macbetto msc frontali cedolins borras gatti § athénée dichterliebe fahrenden barbeyrac mar. 12 mai **** §§§§§ PP 19h30 fcée tsar ONIF m.jurowski 12h30 orsay vcl pia martucci respigni busoni bicêtre lazar pantagruel TCE mzt 35 41 clar, bliss EOP stutzmman §§ (( bffes nd tintagiles maeterlinck mer. 13 mai TCE macbetto msc frontali cedolins borras gatti jeu. 14 mai ven. 15 mai sam. 16 mai )) TCE macbetto msc frontali cedolins borras gatti §§§§ (( bastille arthus dim. 17 mai )) berthier henry VI lun. 18 mai (Semaine 21) **** §§ CiMu madrigaux amrx agnew 32€ ? OC pluie dayer perroux mizoguchi bffes nd trio dali : schum 1, mendel 2, bach mar. 19 mai 12h30 orsay cambini SQ david 2 ; mzt dssnces 19h athénée avenidos de los incas ? OC pluie dayer perroux mizoguchi bastille arthus AROP ¤ st-roch fauré requ, gounod 7 paroles, niquet, radio flamande, brussels PO, labonnette ¤MR michael haydn missa sanctae crucis ; mzt adagio & fugue, requiem ; orgue, ch RF mer. 20 mai 20h athénée avenidos de los incas louvre artemis SQ : mzt 387, vasks 5, dvo 106 jeu. 21 mai 19h athénée avenidos de los incas PP tomatito sxtt TCE kniazev lugansky : chosta, rachma, franck ven. 22 mai bastille arthus § MR manto 3eRound, streets ; donatoni, jarrell attahir ; coppey, philhar § PP duquende flamenco §§ TCE knoxville gillet copland old am songs, appalachian spring, adagio barber, manoury, heisse

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25 août

Talents de demain à La Roque d’Anthéron

Soirée des Ensembles en Résidence Depuis plus de dix ans, les Ensembles en Résidence de La Roque d’Anthéron représentent, pour les jeunes musiciens qui ambitionnent de devenir interprètes de premier plan, l’un des hauts lieux d’apprentissage professionnel. Sous l’égide de la pianiste Claire Désert , actuelle responsable des Ensembles, une vingtaine d’interprètes viennent s’installer avec leur formation (Trios, Quatuors, Ensembles divers), constituée depuis quelques années ou pour l’occasion. Tout au long du festival, des master class, ouvertes au public, ont lieu sous les arbres, principalement au Parc du Château de Florans. Cette année, Claire Désert, Christian Ivaldi, Emmanuel Strosser et Trio Wanderer (Jean-Marc Phillips-Varjabédian, Raphaël Pidoux et Vincent Coq) veillent sur la progression des élèves ayant un niveau très élevé – certains ont déjà commencé leur carrière de solistes ou de musiciens d’orchestre. La soirée des Ensembles en Résidence est l’occasion, à la fin de la session, de présenter le fruit de leur travail, les pièces choisies sont parfois jouées avec leurs professeurs. La soirée est présentée par dix ensembles, cinq pour chacune des deux parties. Avec un changement de dispositifs après chaque prestation, y compris l’installation des micros pour la retransmission en directe à la radio, la soirée est longue. Mais les auditeurs fidèles, venus très nombreux, attendent avec une impatience quasi religieuse. Dans la première partie, nous avons entendu l’Ouverture de Guillaume Tell de Rossini, (deux pianos à huit mains avec C. Désert, E. Strosser, C. Oneto-Bensaïd, T. Lambert et A. Pascal au violoncelle) ; extrait du Trio n° 2 en mi bémol majeur de Schubert (Trio Hélianthème ) Sonate pour violon et piano de Ravel (R. Moreau et C. Oneto-Bensaïd), l’« Andante » de Sextuor n° 1 de Brahms (I. Duval, S. Okada, L. Hovestadt, G. Lefait, S. Dechambre, R. Pidoux) et les deux mouvements extrêmes du Quintette pour piano et cordes de Schumann (Quatuor Hanson et F. Mato). S’il est parfois difficile de juger à juste valeur leur interprétation à cause de la scène située en pleine air, les musiciens donnent leur meilleur jeu. Ainsi, le Trio Hélianthème se fait remarquer avec sa capacité d’adaptation à ce type de lieu. Les trois jeunes gens forment une bonne unité, chacun faisant entendre un jeu à la fois souple, délicat et vivifiant. Ensuite, la violoniste Raphaëlle Moreau se distingue par une belle linéarité – avec la complicité de Célia Oneto-Bensaïd qui a une même veine – mais manque peut-être encore de liberté stylistique (notamment dans « Blues ») et parfois de dynamisme, mais il faudra certainement attendre son évolution pour que nous puissions bénéficier pleinement de son talent. La première partie se termine avec le Quintette de Schumann : les cinq interprètes s’enflamment au fil des partitions pour atteindre la fin du dernier mouvement en apothéose dans une belle fusion et avec beaucoup de vitalité, en recueillant des applaudissements nourris et des « Bravo ! ». La deuxième partie s’ouvre avec España de Chabrier, pour deux pianos à huit mains (C. Ivaldi, V. Coq, F. Mato et V. Adragna), joué avec vivacité et dynamisme. Puis, le Quatuor Hemera propose l’« Adagio » et le finale du Quatuor n° 1 de Fauré. Les frémissements des feuilles d’arbres balayées par un vent qui souffle parfois fort, ne lui permettent pas de faire entendre toutes ses qualités dans cette œuvre délicate (comme Schubert par Trio Hélianthème dans la première partie). Ainsi, on dénote un certain problème d’équilibre entre les instruments au premier mouvement. Suivent Irène Duval et Aurélien Pascal dans Duo pour violon et violoncelle opus 7 de Kodály, plus que réussi notamment par leur implication dans la musique. L’Ensemble Messiaen exécute des extraits du Trio pour piano et cordes n° 4 « Dumky » de Dvořák avec beaucoup d’application et style. Les trois musiciens constituent un ensemble fascinant et nous avons hâte de les entendre dans d’autres répertoires. Le concert clôt sur le premier mouvement de l’Octuor de Mendelssohn (J.-M. Phillips-Varjabédian, R. Grimbert-Barré, J. Dussap, R. Moreau, L. Hovestadt, G. Le fait, A. Legasa, J. Billet). Il est dommage que le tempo ne soit pas toujours fixe et on remarque ça et là des précipitations, créant parfois un décalage assez important entre les pupitres. A quoi s’ajoute le manque d’homogénéité dans la sonorité : les violons sont « aigres » tandis que les altos sont assez secs, et les violoncelles, plutôt « enveloppants ». Espérons que ces défauts sont en grande partie imputables aux conditions du plein air. Récital de Benjamin Grosvenor Le 16 août, le jeune pianiste britannique Benjamin Grosvenor donne un récital au programme très varié : Rondo capriccioso de Mendelssohn, Impromptu n° 3 de Schubert, Grande Humoresque de Schumann, Paysages de Mompou, extraits des Contes de fée de Medtner, Valses nobles et sentimentales de Ravel, et Valse de Faust de Gounod/Liszt. Avec Mendelssohn, il fait démonstration de sa virtuosité et de sa musicalité exceptionnelle dans une interprétation très soignée. La suite du programme étant constitué de pièces plus ou moins calmes, tranquilles, voire statiques, sauf quelques moments vifs de l’Humoresque et des Valse nobles et sentimentales et des pages descriptives comme Paysages et Contes de fée – véritables tableaux sonores –, l’auditoire commence à s’impatienter, malgré la sensibilité évidente du musicien, d’entendre quelque chose de plus « piquant » afin de réveiller leur attention. C’est alors que le pianiste revient à son extraordinaire dextérité digitale avec la Valse de Faust. L’impact est grand, le public explose de joie face au déferlement sonore et au spectaculaire pianistique. Devant le gradin déchainé, il joue deux bis, tout aussi virtuoses : Capriccio op. 28 n° 6 de Ernó Dohnányi (1877-1960) et Rush hour in Hong Kong du compositeur américain Abram Chasins (1903-1987). Les spectateurs repartent ainsi ravis, leurs bâillements au milieu du récital totalement oubliés. Mais ce programme, construit certes de manière maligne, est possible parce que le pianiste a une technique sans faille et un vrai talent, un talent qui lui a permis d’être le plus jeune musicien à se produire dans la soirée d’ouverture du BBC Proms de 2011. Crédit photographique : Guillaume Tell ; Ensemble Messiaen, Benjamin Grosvenor © Christophe Gremiot




MusicaBohemica

17 août

La Sinfonietta en France

La Sinfonietta en France Sa pièce orchestrale la plus célèbre, la Sinfonietta, Janáček la composa au printemps 1926. L’encre de sa partition était à peine sèche qu’elle connaissait sa création à Prague au mois de juin. En fin d’année, Otto Klemperer la jouait en Allemagne tandis qu’Universal éditait la partition. Quelques mois plus tard, le chef allemand la créait sur le sol américain. Brno, Berlin, Londres, Vienne, Dresde l’accueillirent avant que son auteur ne disparaisse le 12 août 1928. Le 25 octobre suivant, Pierre Monteux assurait sa création sur le sol néerlandais. Cette œuvre de Janáček, la France l’entendit peu de temps après sa composition puisque le même Pierre Monteux l’interpréta le 24 mai 1929 à la tête d’un ensemble nouvellement constitué, l’Orchestre symphonique de Paris dont Monteux dirigea une partie de sa première saison. Quelles réactions suscita-t-elle chez les critiques musicaux de la capitale ? Louis Schneider, chroniqueur au Petit Parisien, salua tout d'abord les œuvres des maîtres italiens Lorenziti et Asioli, présentées à ce concert : « Si ces deux ouvrages de maîtres du XVIIIe siècle ont été acclamés et méritaient de l'être (1), il n'en fut pas de même de la Sinfonietta, du compositeur tchèque Tanacek(2), dont c'était la première audition. Rien n'est plus long que cette petite symphonie (car c'est là la signification de Sinfonietta) ; les cinq parties qu'elles comporte sont interminables. Imbu d'un parti pris de modernisme, l'auteur fabrique de la dissonance comme à plaisir. Il lance ses instruments par paquets : il leur donne des accompagnements bizarres. Rencontre-t-il par hasard une idée ? C'est à peine s'il la développe ; il se contente de la faire passer par diverses familles d'instruments. La Sinfonietta a paru, il faut bien l'avouer, bien peu intéressante (3) ». L'écoute de Maurice Imbert, journaliste du Journal des débats politiques et littéraires, parut plus mesurée. « L'esprit curieux de l'érudit et regretté compositeur tchèque s'affirme dans ces pages où, en dépit du titre, les longueurs sont fréquentes. Il y est fait un large usage de rythmes populaires ; dès qu'ils disparaissent l'intérêt s'estompe(4)». Les deux avis précédents provenaient de quotidiens généralistes. L'appréciation émanant d'un chroniqueur d'un hebdomadaire musical, Le Ménestrel, serait-elle plus clairvoyante ?  « La Sinfonietta de Leos Janacek, jouée en première audition à Paris, ne tient pas jusqu'à la fin les promesses du début. Cependant le charme folkloriste de ses thèmes crée une jolie et savoureuse atmosphère de fête foraine slave, et les développements ainsi que les métamorphoses thématique auxquelles nous assistons ensuite manifestent une assez grande variété rythmique que le compositeur puise dans les danses entraînantes de son pays. Quant à l'orchestration par trop compacte, elle devient, surtout vers la fin, quelque peu irritante à cause d'un manque d'équilibre dans les timbres (je pense ici à la course effrénée du final où la petite flûte s'égare dans la nuit d'un désert où se déchaîne l'orage des cuivres et des cordes). Même la maîtrise et l'intelligence de M. Monteux n'ont pu dissimuler entièrement à nos oreilles l'inconvénient de pareils trous et pâtés sonores (5) ». (Robert Oboussier) Dans la rubrique « Concerts et festivals » du Figaro parut l'opinion de Georges Mussy à propos de cette création : « En première audition, une Sinfonietta du compositeur tchèque, Janacek, décédé l'an dernier, que l'habile musicien eût pu alléger sans dommage pour justifier le titre. L'orchestration manque aussi de relief, mais on apprécie le métier du musicien dans une utilisation des timbres qui rafraîchit les thèmes populaires  (6)». Accueil critique et public plus que mitigé donc pour cet ouvrage qui deviendra pourtant l'un des plus populaires de son auteur. Malgré (ou à cause de) l'inventivité musicale de cette Sinfonietta, malgré la qualité des musiciens de l'orchestre et du chef, il semble que sa trop grande innovation ne pouvait être reçue correctement par les interprètes français faute d'un compagnonnage suffisant avec cette musique… Doit-on relever une confusion têtue consistant à amalgamer quasi systématiquement musique d'Europe centrale et folklore sans déceler les caractères propres à la culture tchèque encore insuffisamment saisis en nos contrées ? Remarquons une fois encore l'emploi du mot « bizarre » qu'utilise Louis Schneider pour qualifier la musique de Janáček. L'honorable commentateur n'était-il plus choqué par les rythmes abrupts et sauvages du Sacre du printemps ? Comment expliquer que les dissonances et l'âpreté de l'harmonie du ballet de Stravinsky ne l'avaient pas préparé à recevoir d'autres musiques évoluant dans des styles bien différents de, par exemple, l'impressionnisme français ou du néo-classicisme, dont celles du maître morave ?  On peut manifester de l'étonnement vis-à-vis de la tiédeur de cette réception, voire du refus de cet ouvrage quand on en connaît la popularité actuelle. Mais l'histoire de la musique est remplie de ces situations paradoxales. Et si l'un des rédacteurs baptisait le maître de Brno « d'érudit et regretté compositeur » laissant supposer une fréquentation de son œuvre, l'autre l'ignorait totalement puisqu'il allait jusqu'à déformer son nom. Malgré cet accueil défavorable, relevons au moins une vérité dans l'opinion du chroniqueur du Petit Parisien, l'absence de développement des motifs musicaux, une caractéristique essentielle de l'art de Janáček que révélait, peut-être de façon involontaire, Louis Schneider. Pour entendre de nouveau cette Sinfonietta, il fallut se diriger du côté de Strasbourg où on la donna une fois et peut-être deux. Le 18 novembre 1931, sur les ondes de Strasbourg-PTT, en soirée, on la programma dans le cadre d’un «concert populaire» avec des œuvres de Richard Wagner, Richard Strauss et les Danses polovtsiennes du Prince Igor de Borodine. Ce n’était point l’orchestre de la station radiophonique qui se chargea de cette Sinfonietta, mais celui de la ville de Strasbourg sous la baguette d’Ernest-Gottfried Munch qui donnait régulièrement des concerts populaires dans une salle strasbourgeoise. Je n’ai pas eu accès aux journaux locaux pour relater l’accueil qu’une telle interprétation suscita. Quelques heureux possesseurs de poste radio purent parfois entendre cette Sinfonietta à condition de se brancher sur des stations étrangères. Plus de Sinfonietta jusqu’en 1939 pas plus que durant la période d’occupation de notre pays par les Nazis. La guerre terminée, tout débuta apparemment sous d'heureux auspices. Dès le mois d'octobre 1946, dans le cadre de l'Unesco, la Philharmonie tchèque, en 3 concerts (7), sous la baguette de Rafael Kubelik donna au public parisien la troisième audition de la Sinfonietta.  La veille du premier de ces concerts, un chroniqueur, qui ne signa que de ses initiales J.W. (8) rencontra le chef d'orchestre. Celui-ci lui déclara « Nous présenterons des œuvres tchèques modernes, une première audition de la 4e symphonie (9) de Martinu, une œuvre encore inconnue en France, de Janacek, et le Carnaval de Dvorak ». L’œuvre encore inconnue, c’était Taras Bulba qui accompagnait la Sinfonietta. Pour le contenu des concerts, René Dumesnil se limita à lister les œuvres entendues et ajouta « attestent la continuité et l'originalité de l'école tchèque (10) ». De ce plus que très bref commentaire, on ne pouvait rien déceler de la Sinfonietta du compositeur de Brno, pourtant dirigée par un chef qui en donna des enregistrements assez exceptionnels et jouée par un orchestre pour qui elle était familière ! Son originalité ne frappa pas les oreilles françaises. On ressentait probablement cette œuvre marquée du sceau du folklorisme, entachant ainsi sa véritable identité, sa force émotionnelle et sa modernité. L'indifférence continuait d'accompagner la musique de Janáček. Le Guide du Concert assurait la présentation de ces concerts par un court texte reproduit intégralement ci-dessous. « Leos Janacek, né le 3 juillet 1854 à Hukvaldy, en Moravie et mort à Moravska-Ostrova le 12 août 1928 est un compositeur autodidacte, d'un tempérament généreux, audacieux, dynamique. Professeur au Conservatoire de Brno, il a fait de sérieuses études théoriques et influencé par Helmholtz il a fondé les principes de sa doctrine personnelle sur les motifs mélodiques et rythmiques du langage, non seulement du langage humain, mais aussi celui des oiseaux et de divers animaux. Il n'a pas travaillé sur des motifs polyphoniques, mais s'est fait une technique de composition tout à fait originale. C'est pour la scène qu'il a écrit ses œuvres les plus connues, notamment son opéra Jenufa. Taras Bulba (1918) est une trilogie symphonique inspirée d'un conte de Gogol. Avec un réalisme saisissant, elle dépeint la mort de l'ataman cosaque Taras Bulba et celle de son fils André. C'est une œuvre de fantaisie où l'imagination musicale, a-t-on dit, est guidée avant tout par les paroles, par son contenu intellectuel aussi bien que par ses qualités sonores. Sinfonietta (1926) est une composition brillante, écrite en cinq parties qui débute et se termine par une fanfare de fête des Sokols. On l'a, pour cette raison, qualifiée de militaire  ». (11) Remarquons l'erreur sur l'absence de formation initiale du compositeur. L'auteur de cette note reprenait une information fausse qui se perpétua ; chacun la recopiant sans vérification. « Compositeur autodidacte » est une contre-vérité (12). Celle-ci a été colportée, du vivant de Janáček, par la plupart de ses adversaires pragois qui y voyaient là un fait pour le diminuer aux yeux de leurs compatriotes. Pour le reste, difficile de cerner le compositeur en si peu de lignes et dans un flou si peu artistique. Le 11 février 1952, Jascha Horenstein donna sa Sinfonietta en dernière pièce d'un concert (13). Les critiques attitrés des quotidiens et des hebdomadaires culturels n'y assistèrent probablement pas puisqu'aucun commentaire ne fut rédigé… Signe des temps. Dans le même temps que ce concert arriva dans les bacs des disquaires un des premiers enregistrements de la Sinfonietta. Dans la revue Disques, Jean Germain commenta, curieusement couplée avec les imitations rossiniennes de Respighi, la parution de la Sinfonietta. Les disques longue durée naissants offraient tout de même plus de possibilités pratiques à un ouvrage qui demandait auparavant 6 à 8 faces de disque 78 tours. Sans compter une réelle plus value sonore… Le commentateur développa l'aspect théorique « langage morave et musique » dont le compositeur s'inspirait. « On connaît (14) les théories de Janacek sur les rapports entre le langage et la musique (15) au point de vue national. […] il va jusqu'à emprunter au parler populaire des inflexions mélodiques et des rythmes caractéristiques pour en nourrir les thèmes de ses œuvres ». Abordant la Sinfonietta, Jean Germain détaillait son organisation : « Au point de vue de sa forme, cette Sinfonietta se présente de façon originale : cinq mouvements la composent, chacun d'eux étant écrit pour des formations instrumentales différentes et souvent surprenantes. On remarquera surtout le rôle prédominant des instruments à vents réunis dans des proportions relatives inhabituelles : quatre flûtes et une petite flûte pour deux hautbois et un cor anglais dans l'Andante, ou deux hautbois et deux clarinettes pour douze trompettes et deux trompettes basses dans le Final. Pour nous, peu familiarisé avec le folklore morave, il y a toute une gamme de sonorités ou de couleurs orchestrales des plus savoureuses, rehaussant un texte dont le côté dansant, populaire et ludique est magnifiquement évident. Rien ne sent ici le pédantisme. […] Tout a ici la saveur, la race et la persuasion naturelle des œuvres fortes, profondément enracinées dans un terreau ethnique plein de vitalité et de personnalité. […] Un disque exceptionnel à tous égards (16) ». Qu'une revue musicale dont l'essentiel des pages commentait des enregistrements discographiques signalât un ouvrage peu entendu en France ne pouvait qu'allumer la petite flamme de la curiosité dans l'esprit de ses lecteurs ! Quel service elle rendait ainsi aux mélomanes !  Ce disque était dû à l'orchestre symphonique de Radio-Leipzig dirigé par Václav Neumann, chef tchèque (17). En octobre 1956, un nouvel enregistrement de la Sinfonietta (orchestre philharmonique de Vienne et Rafaël Kubelik) occasionnait pour la revue Disques la rédaction d'un article signé A. G. C'était bien le redoutable Antoine Goléa (redoutable par ses colères feintes ou réelles, par la force de ses polémiques pas toujours justifiées - ne titrait-il pas l'une de ses chroniques provocatrices dans Musica en 1956 Ce qui est à vomir… et ce qui ne l'est pas ?) qui signalait justement « l'une des œuvres les plus originales et les plus significatives de la musique du XXe siècle ». Antoine Goléa (18) faisait preuve d'une rare pertinence dans son approche de l'ouvrage. Aussi en citerai-je de larges extraits. « Composée en 1926, par un maître de 72 ans, elle témoigne d'une étonnante jeunesse de cœur, d'une fraîcheur et d'une richesse d'inspiration inaltérées depuis les jours de Jenufa, qui est de 1904 ; elle témoigne surtout d'une inlassable curiosité spirituelle, d'un désir permanent de recherche et de renouveau ». Goléa prit le temps de situer cet ouvrage dans la lignée fructueuse de la tradition musicale populaire, non pas tournée vers une sorte d'adoration du passé, mais vivifiant la création contemporaine par des rythmes et des modes laissés, la plupart du temps, en jachère au cours des périodes classiques et romantiques de l'histoire de la musique occidentale. « Sur le plan de l'inspiration, l'œuvre se place dans cette merveilleuse lignée de folklore spiritualisé, transcendé, dont le XXe siècle, dès le début, avec des maîtres tels que Manuel de Falla, Bela Bartók, Georges Enesco et, précisément, Leos Janacek, allait nous éblouir. C'est du folklore à la fois purifié des scories d'un XXe siècle trop attentif aux faux tonalisme, au faux romantisme et, enfin, aux impurs apports tziganes, et recréé selon la généralité de ses rythmes et de ses modes, comme Debussy, dans sa musique espagnole 'plus vraie que vraie' en a fourni l'immortel exemple. C'est dans ce cadre à la fois national et européen, une musique dont la valeur atemporelle n'est pas près de s'éteindre, branche particulièrement vigoureuse de ce renouveau modal, de cette universalisation des modes qui aboutira à la musique d'un Messiaen, et qui a produit ce qu'il y a de plus vivant dans la création musicale de notre temps à côté de la musique sérielle  ». Vint le moment de caractériser, de définir finement cette musique inusitée, qui, malgré son lignage, malgré le fait que Janáček ne vivait pas isolé des courants musicaux de son époque, échappait à toute classification et restait une œuvre puissamment originale. « Et justement, cette œuvre dépasse les pures préoccupations modales et folkloriques pour rejoindre, en l'an 1926 de sa composition, les recherches de timbres les plus étonnantes des compositeurs dodécaphoniques de la jeune école de Schoenberg. On sait que chacun des cinq mouvements de cette Sinfonietta comporte une composition instrumentale différente, et que chacun de ces ensembles instrumentaux  différents est d'une étonnante originalité ; n'importe quelle orchestration de Strauss pâlit devant ces trois groupes de trois trompettes chacun, ces deux trompettes basses, ces tubas, ces timbales du premier mouvement, cet assemblage de quatre flûtes, une petite flûte, deux hautbois et un cor anglais de l'Andante, devant l'adjonction de deux hautbois et de deux clarinettes aux cuivres du Finale, dont la composition est la même que celle du premier mouvement. Cette énumération d'instruments à vent, groupés selon des proportions à la fois insolites et considérables, pourrait faire croire à une sorte de débauche sonore, à la Strauss précisément, ou, mieux encore, à la Hindemith. Or, il n'en est rien ; de ces combinaisons de timbres, certains effets de puissance, mais surtout des effets de variation et de différenciation. Il est impossible de ne pas penser, à ce propos, aux premières tentatives de la Klangfarbenmelodie des schoenbergiens, contemporains de la Sinfonietta (19)». Pêché mignon du chroniqueur, il fallait bien rapprocher le maître morave de l'école de Vienne ! Affirmation approximative, même si on ne prend en compte que les mélodies de timbres que l'on pourrait rapprocher de manière très abusive de la Klangfarbenmelodie utilisée par Schœnberg ;  et assertion encore plus approximative si l'on considère le système de composition employé par les Viennois dans lequel le libre Janáček, l'indépendant, l'ombrageux compositeur morave refusait absolument de se couler. Mais en 1956, les adeptes du sérialisme dont se revendiquait Goléa haut et fort entendaient bien promouvoir ce système compositionnel comme seule issue possible pour la musique contemporaine et certains dont Goléa tentaient d'entraîner dans ce système musical des ouvrages qui s'en tenaient éloignés. Terminant sa chronique, le fougueux Goléa recommandait chaudement cet enregistrement en le qualifiant de « somptueux ». Fougueux, mais consciencieux, il eut entre les mains la partition pour accompagner son écoute. N'importe quel chef d'orchestre français, s'il l'avait voulu, aurait pu à son tour se la procurer et mettre cet ouvrage à son répertoire. Pourtant, rien ne vint avant longtemps. Comment imaginer les réactions des lecteurs après un tel article ? J'ai déjà indiqué l'inexistence de la Sinfonietta dans la programmation dominicale des institutions parisiennes (et provinciales). La seule possibilité de contact avec l'œuvre demeurait le disque. On ne sait pas si l'éditeur, Decca, en écoula des milliers. Mais chaque nouvel enregistrement d'un ouvrage de Janáček agrandissait un peu le cercle d'abord restreint, puis un peu plus large, des mélomanes désireux d'entendre in situ quelques pages du compositeur morave. Mais que l'attente fut longue ! Pour la cinquième exécution de la Sinfonietta sur le sol français, il fut nécessaire de patienter douze ans. Ce fut  la radio qui la provoqua le 25 janvier 1966. Originaire de Roumanie, autre pays de cette Mitteleuropa où l'on retrouvait la Moravie de Janáček, Constantin Silvestri, à la tête de l’Orchestre National, en délivra une lecture (20) un peu sage. Dans Les Nouvelles Littéraires, Marc Pincherle, toujours fidèle, détaillait le groupe des cuivres qu'exige cette Sinfonietta qui, contrairement à ce que pourrait laisser présager son nom, ne se réduit pas à une petite symphonie. « elle se prête admirablement à l'expression d'un tempérament d'une originalité percutante, mélange de primitivisme (dans les thèmes inspirés du folklore) et d'un modernisme audacieux dans la mise en œuvre ». Et de relever que « Comme il n'arrive que chez les musiciens de génie, cette œuvre de circonstance laisse loin derrière elle le souvenir de la circonstance qui l'a inspirée. Elle existe, indépendamment de tout programme (21) ». La Sinfonietta apparut sur les ondes à six reprises au moins, entre 1952 et 1966, toujours dirigée par un chef étranger dont deux fois par un Tchèque, Rafael Kubelik et Václav Smetáček. Jascha Horenstein,  Constantin Silvestri et Antonio de Almeida complétaient la liste (22). Dans Télérama, Jacques Lonchampt indiquait que cette Sinfonietta avait été composée à l'occasion d'une fête des Sokols, « cette occasion solennelle explique les prodigieuses sonneries de trompettes, la solennité de certaines pages et pour le reste le merveilleux parfum populaire et l'enthousiasme juvénile de cette partition écrite par un homme de… 72 ans ! (23) » L’autre phalange de la radio française, l’Orchestre philharmonique se saisit de la Sinfonietta le 27 novembre 1973. Le chef croate Milan Horvat tenait la baguette. A partir de la septième exécution française de la Sinfonietta qui profita des bons soins de Lovro von Matačić (24), les choses se précipitèrent quelque peu. Sur ce site, Claude Moreau qui assista à cette exécution a raconté récemment que c’était la première fois qu’il entendait un ouvrage de Janáček. A cette époque dans Le Monde, Jacques Lonchampt recevait l'ouvrage symphonique comme un cadeau de Noël ! « Un autre grand-père (25)  déversait de sa hotte une musique optimiste pour ce concert de Noël : Leos Janacek avait soixante-douze ans quand il écrivit en 1926 sa Sinfonietta, une œuvre fraîche et captivante pourtant, comme un conte pour enfants ».  Il reconnaissait la patte de Moussorgsky dans « une grande légende aux sonorités liquides, pleine de rêves, de fanfares et de fêtes comiques ou naïves qui se fondent dans une vaste apothéose (26) ». Son de cloche bien différent au Figaro sous la plume de Pierre-Petit qu'il faut citer intégralement : « Que dire de la Sinfonietta de Leos Janacek ? Tous les styles, toutes les facilités s'y côtoient sans fausse honte. On y trouve pèle-mêle du Carl Orff et du Puccini, des relents du ballet d'Aïda et des lambeaux de folklore en tout genre, de la mélopée de bazar et des déchaînements pseudo-tziganes. C'est décoratif, mal ficelé, prétentieux et surtout totalement inutile. Et malgré son titre trompeur, l'œuvre est longue…(27) ».  Comment pouvait-on être aussi obtus et aussi malveillant ? Pierre-Petit avait le droit de ne pas apprécier cette Sinfonietta. Mais présenter des arguments aussi fallacieux ! On se serait cru revenu au début du siècle lorsque un autre compositeur morave essuya les reproches d'esthètes. En effet, en 1914, lors de l'exécution de la Quatrième symphonie de Mahler, Vincent d'Indy la décrivit comme « morceau pour Alhambras ou Moulins-Rouges ». Soixante ans plus tard, Pierre-Petit reprenait cet « argument » lorsqu'il qualifiait la Sinfonietta de « mélopée de bazar ». Comment pouvait-il affirmer tranquillement une contre-vérité comme celle où il fait allusion à Carl Orff dont les Carmina burana dataient de 1937 ? (et la Sinfonietta de 1926…!) Comment Janáček - disparu en 1928 - aurait-il pu s'inspirer de cette œuvre à succès bien postérieure ? Par ailleurs, si Pierre-Petit, au lieu d'assurer une quelconque influence d'Aïda (les trompettes ?) sur la Sinfonietta, s'était penché sur la question, il aurait appris que le compositeur morave n'avait entendu pour la première fois  l'opéra de Verdi qu'en novembre 1927 lorsqu'il fut dirigé par Mascagni lors de sa venue à Brno. Entre les déclarations du chroniqueur du Figaro et la réalité, il y avait plus d'un pas…  Laissons là ces considérations et remarquons qu'en 1977, près de cinquante ans après la mort de Janáček, un musicien comme Pierre-Petit (28) refusait encore sa musique l'assimilant faussement à un romantisme mal digéré cachant son manque d'inspiration par son côté décousu. Quel manque de clairvoyance. Pourquoi de simples mélomanes auraient-ils eu des attitudes différentes, plus bienveillantes, plus ouvertes ? Pour nous recentrer sur la Sinfonietta appréciée par Jacques Lonchampt, ceux des auditeurs qui avaient raté ce concert du 22 décembre 1977 purent se rattraper quelques semaines plus tard, le 13 février 1978 lors de la prestation de Gerd Albrecht qui conduisait l’Orchestre National ou encore trois ans plus tard d'autant plus qu’au cours de ces soirées le chef se nommait Claudio Abbado (4 et 5 décembre 1980). A partir de 1980, il n’est plus nécessaire de dresser la liste de toutes les interprétations sur notre sol de la Sinfonietta puisque d’assez nombreux chefs la donnèrent à Paris ou ailleurs. Par contre, attachons nous aux seuls chefs français qui la conduisirent. Furent-ils si nombreux ? Depuis le début des années 30, le premier chef qui succéda à Pierre Monteux et à Ernest-Gottfried Munch fut Jérôme Kaltenbach avec l’orchestre symphonique de Nancy, dans la capitale lorraine, le 17 mars 1982. Puis ce fut le tour d’Alain Lombard à Bordeaux le 13 février 1991. Dix ans plus tard, Sylvain Cambreling à Lyon prit le relais alors que son frère Philippe faisait résonner les cuivres de la fanfare introductive au conservatoire de Chalon en 2007. Entre-temps, Pierre Boulez à la tête de l’Orchestre de Paris consacrait une soirée complète à Janáček avec le Capriccio et la complicité de Jean Efflam Bavouzet, la Messe glagolitique et la Sinfonietta, le 4 octobre 2003. Jacques Mercier et son orchestre de Lorraine la fit entendre à Metz et à Chauny en mars 2010 tandis que Jérôme Kaltenbach dirigeant l’orchestre de Limoges la promena dans plusieurs cités du Limousin et dans la ville de la porcelaine en février 2012. Cette énumération démontre la frilosité des chefs français. Sept à huit chefs français seulement en l’espace de quatre-vingt ans à s’intéresser à la Sinfonietta (29) ! On peut le déplorer. Mais on peut aussi espérer un mouvement identique chez les chefs d’orchestre à celui qui atteignit les solistes (pianistes, violonistes, violoncellistes) et les quatuors à cordes français. Pour nous en tenir seulement aux pianistes, longtemps Alain Planès fut le seul à jouer le corpus pianistique du maître de Brno. Depuis une vingtaine d’années, de plus en plus nombreux pianistes français, à l’instar d’Hélène Couvert et de Sarah Lavaud, se sont emparés des partitions de Janáček. Nul doute que des chefs  mettront tôt ou tard leur baguette au service de cette œuvre rutilante ! Joseph Colomb - avril 2014 Notes : 1. Programme du concert du 24 mai 1929 : Le Mariage de Figaro, ouverture  - Mozart, Symphonie vénitienne (avec viole) - Lorenziti, Sinfonietta - Janáček, Concerto en la majeur pour viole - Asolo, Daphnis et Chloé, ballet intégral - Ravel. Une fois de plus constatons l'abondance des pièces d'un tel concert - assez représentatif de ce qui se pratiquait dans ces années - par rapport aux programmes de nos concerts actuels. 2. Graphie respectée. 3. Le Petit Parisien- 26 mai 1929. 4. Le Journal des débats politiques et littéraires - 27 mai 1929. 5. Le Ménestrel - 31 juin 1929. 6. Le Figaro- 7 juin 1929. 7. Les 28, 29 et 30 octobre 1946. 8.  S’agirait-il du musicologue et chef d’orchestre Jean Witold ? 9. Composée en 1945, cette symphonie fut créée à Philadelphie le 30 novembre de cette même année par l'orchestre de la ville que dirigeait Eugène Ormandy. 10. Le Monde, édition du 5 novembre 1946. 11. Le Guide du Concert, 25 octobre 1946. 12. En 1974, il suivit des cours à l'Ecole d'orgue de Prague. En 1979 et 1980, il se perfectionna d'abord au Conservatoire de Leipzig, enfin à celui de Vienne. Sans compter les premières études avec Pavel Křížkovský au monastère des Augustins à Brno. S'il ne décrocha pas un premier prix, ses études furent très sérieuses comme l'était l'homme au cours de ces années-là. 13. Ce concert comprenait l'ouverture d'Egmont de Beethoven, les Variations sur un thème de Haydn de Brahms,  le Concerto en sol de Ravel sous les doigts de Monique Haas et la Sinfonietta. Jascha Horenstein fut l'un des premiers chefs à inscrire la Sinfoniettaà un concert, il la joua en février 1928 à Vienne. 14. Ce verbe relevait plus d'une figure de style que de la réalité en 1952 ! 15. A moins d'avoir lu le livre de Daniel Muller, Janáček, aux Editions Rieder, datant de 1930, qui pouvait bien connaître ces théories, sauf si l'auteur de la pochette du disque les évoquait… 16. Disques, n° 47, avril-mai 1952. 17. Alain Deguernel a, comme il sait si bien le faire, nettoyé l'enregistrement de cette Sinfonietta qu'il a couplé à Taras Bulba et à la Suite pour cordes dans un récent CD Forgotten Records. Voir l'article. 18. Goléa fut un élève d’Enesco, compositeur « populaire » et moderne à la fois, comme Bela Bartók. Cf. son livre Je suis un violoniste raté. Il était à bonne école pour reconnaître et apprécier Janáček. 19. Disquesn° 81, octobre 1956. 20. Ce concert est resté dans les archives sonores. France Musique a retransmis cette Sinfoniettarécemment. A l'écoute, on reste un peu surpris par le manque d'engagement du chef, comme s'il avait eu peur d'être débordé par le déchaînement des cuivres ce qui est surprenant quand on connaît le caractère assez volcanique du chef. 21. Les Nouvelles Littéraires, 3 février 1966. 22. Le 14 août 1962, la Sinfoniettaétait jouée sur Paris Inter par l'orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam sans que j'ai pu identifier le chef. 23. Téléraman° 491, du 14 au 20 juin 1959. 24. Lovro von Matačić, chef d'orchestre yougoslave venait de diriger Jenůfal'année précédente à Rome. 25. allusion aux compositeurs âgés qui composaient le programme de ce concert : Haydn  (Symphonie n° 82)  et Richard Strauss (Concerto pour hautbois), interprété par Maurice Bourgue. Janáček et sa  Sinfoniettacomplétait ce concert. 26. Le Monde, n° du 24 décembre 1977. 27. Le Figaro, n° du 27 décembre 1977. 28. Pierre-Petit (1922 -2000), compositeur, directeur de l'Ecole Normale de musique de Paris. 29. Dans le catalogue des œuvres de Janáček dressé par Nigel Simeone, John Tyrrell et Alena Němcová, la Sinfoniettaest numérotée VI/18.

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16 août

Le Festival Musique dels-Monts à l’heure espagnole

Situé en Catalogne du Nord, entre mer et montagne, au flanc des Albères, le petit village de Villelongue-dels-Monts accueillait pour la troisième année consécutive le festival Musiques dels-Monts initié par un enfant du pays, Florent Pujuila , clarinette solo de l’Orchestre de chambre de Paris et professeur au CRR de Rueil-Malmaison, désireux de donner la musique en partage à tous les habitants de son village natal. Au rythme de 8 à 9 concerts par jour, sur la « Grande scène » du village comme sur le parvis de l’église, dans les rues et les bois ou au Prieuré Santa-Maria del Vilar, splendide bâtisse romane du XIème siècle, ont résonné durant quatre jours toutes les musiques, de la formation de chambre aux fanfares de plein air, en passant par l’improvisation, le Flamenco et la création contemporaine. Au Festival s’adjoint une académie, quelques 110 étudiants pour 25 professeurs, véritable vivier de musiciens qui ont participé à la manifestation, lui donnant son rythme et ses couleurs: celles des cultures ibériques plus particulièrement, thème retenu pour cette édition 2014 qui invitait les plus grands noms de la scène internationale. C’est Jordi Savall qui lançait les festivités ; devant quelques 700 auditeurs, il était seul sur scène et sous les étoiles, avec sa viole de gambe dont une légère amplification nous permettait d’apprécier au mieux les sonorités intimistes. Préludant avec K.F.Abel (Arpeggiata) et J.S.Bach (Allemande), il passait ensuite au répertoire français plus élégiaque avec Monsieur de Sainte Colombe auquel étaient associés Marin Marais et Monsieur De Machy, dans des pièces célèbres autant qu’incontournables pour le répertoire soliste de la viole de gambe comme Les Voix Humaines. Il revenait ensuite au répertoire plus pittoresque, voire humoristique, de la viole anglaise du XVIème siècle avec Tobbias Hume, un mercenaire et néanmoins compositeur et gambiste très original. Jordi Savall donnait toute la saveur percussive et l’originalité des quelques pièces extraites du Tobias Hume Musicall Humors où la viole de gambe est jouée col legno battuto (avec le bois de l’archet sur la corde). Modifiant l’accord de son instrument lui permettant de jouer la main gauche en pizzicato, le maître catalan poursuivait avec des pièces d’anonymes anglais extraits de la « lyra-viol », dans un jeu se rapprochant davantage du luth. Le musicien s’adressait très chaleureusement au public pour présenter et expliquer l’évolution et la technique de son instrument au cours des siècles. Il finissait avec des extraits très festifs du Manuscrit de Manchester du début du XVIIème siècle, exigeant un accordage encore différent de la viole pour faire entendre un « bourdon » qui imite ici la cornemuse. Le lendemain, au Prieuré du Vilar dominant le village, Nicolas Mirbel et Pablo Schatzman, violons, Garth Knox , alto et Renaud Déjardin, violoncelle, artistes internationaux bien connus qui participaient à l’académie, se retrouvaient en soirée pour jouer le Quatuor à cordes de Maurice Ravel et Oración del torero de Joaquin Turina, deux oeuvres superbement interprétées par des musiciens très investis. La troisième pièce, remportant tous les suffrages, était de Garth Knox lui-même, altiste renommé mais pas seulement… Compositeur et improvisateur, il se tourne vers la création contemporaine autant que vers les traditions populaires. Sa composition, The Weaver’s Grave (La tombe du tisserand) écrite en 2010 pour quintette à cordes (Olivier Marin, alto, en sus), s’appuie sur une histoire irlandaise un rien cocasse qu’il racontait avec beaucoup d’humour. Sa musique communiquait fraicheur et spontanéité rythmique sous l’archet véloce des instrumentistes et à la faveur d’une écriture où se rejoignent très librement écriture savante et melos irlandais. Dans le coeur du village cette fois, aux alentours de minuit, c’est Benat Achary qui investissait la Grande Scène, accompagné de son fils Julien Achary, batteur, percussionniste et chanteur de grand talent, et du pianiste, remarquable lui-aussi, Michel Queuille: une formation en trio particulièrement bienvenue au sein de laquelle le chanteur basque faisait converger une somme d’influences, la chanson populaire, le jazz, les rythmes afro-cubains… qu’il s’appropriait à sa manière singulière autant que poétique. Cet improvisateur hors norme, jouant des divers registres de sa voix – avec ses sonorités subliminales en voix de tête si particulières – nous envoûtait ce soir. Son improvisation à voix nue avec son fils Julien, révélant quant à lui une couleur de voix si spécifique dans le chant de moisson qu’il donnait en basque, était un des moments privilégiés de cette prestation. Mais la soirée n’était pas terminée, se poursuivant dans les bois alentour où, au gré d’une traversée nocturne à laquelle était convié le public, apparaissaient, par surprise, ici un hautbois (Sébastien Giot), là un basson (Henry Roman), ailleurs une guitare (Pierre Millan) ou encore le piano-jouet de Wilhem Latchoumia ; tous les musiciens étaient munis d’une torche frontale pour donner leur sérénade un rien tardive – mais le festival était à l’heure espagnole! – et non moins réussie. Crédit photographique : Florent Pujuila / DR ; Garth Knox © Pierre-Emmanuel Rastoin



Classique... mais pas has been

12 août

Roque d'Anthéron : la musique comme une arme

B. Martinu (1890-1959)FESTIVAL - En prélude au dernier week-end du festival de la Roque d'Anthéron, Claire Désert et Florent Boffard donnent deux concertos rares et engagés de Martinů et Schoenberg... Ca vous effraie ? Vous avez tort ! Explications. Glissé entre la symphonie du Nouveau monde (Dvorak) et les valses de Ravel, le concert de jeudi 14 août au festival de piano de La Roque d'Anthéron sort du lot. Au programme de ce concert : le Concerto pour piano dit "Incantation" de Martinů joué par la pianiste Claire Désert, puis le Concerto pour piano de Schoenberg par le pianiste Florent Boffard, accompagnés tous deux par le Sinfonia Varsovia. Un concert que vous pourrez suivre en direct sur France Musique. Martinů, Schonberg : deux immigrés de l'Europe centrale venus chercher asile aux Etats-Unis à cause du nazisme et de la Seconde Guerre mondiale. La musique du premier est franchement méconnue et celle du second est redoutée pour son modernisme (ah le grand méchant loup du dodécaphonisme !). Le concert de jeudi nous fera revoir nos idées reçues : les deux oeuvres sont franchement néoclassiques et montrent, une fois de plus, que les compositeurs du XXe siècle n'ont jamais oublié leurs ancêtres romantiques, allemands mais aussi français. "Ce Concerto est le plus emblématique de Bohuslav Martinů, nous explique Claire Désert. Né en Bohème, il s'installe à Paris en 1923, impressionné par la musique de Debussy, Pelléas et Mélisande notamment. Il rejoint la classe d'Albert Roussel (fameux prof d'écriture dans le Paris de la Belle époque, ndlr) et l'on retrouve dans son Concerto une pulsation, un raffinement et un soin dans l'orchestration propre à Roussel. Néanmoins on entend l'influence folklorique et même l'influence américaine, un côté motorique - beaucoup de rythme, une pulsation régulière." La musique comme une arme La pièce a été écrite en 1956 aux Etats-Unis où Martinů s'est installé en 1939. C'est une commande de l'Orchestre Philharmonique de New York. 1956 : en cette année noire pour l'Europe centrale (insurrection de Budapest) on pourrait croire que le propos de Martinů est politique : "il parle de la musique comme arme de combat à la recherche de la vérité, mais c'est plutôt un propos philosophique, analyse Claire Désert.    Le même soir, Florent Boffard jouera le Concerto de Schoenberg, un compositeur que le pianiste connait sur le bout des doigts (il a signé une très beau double CD de son oeuvre pour piano chez Mirare). "Ce concerto est la pièce la plus facile pour aborder Schoenberg, affirme le pianiste. Il le compose dans sa période d'ouverture (après celle de l'avant-garde du Pierrot Lunaire, ndlr) : c'est la période de l'immigration, un moment de nostalgie du passé, du geste romantique. Certes, son langage n'est pas tonal mais il reste très expressif. Sa forme est assez classique - quatre mouvements compilé en un seul. Le piano est mis en lumière comme dans la tradition romantique mais de façon moins héroïque que chez un Brahms par exemple. Schoenberg était très conscient de son héritage musical." Et la vie continue Chaque mouvement comporte une petite phrase qui pourrait nous faire croire à un témoignage autobiographique. Disons le simplement : ce genre de dévoilement n'est pas le genre de Schoenberg et je soupçonne les commanditaires américains d'avoir demander au compositeur quelques petites phrases d'accroche pour guider l'écoute ! Les voilà : - "la vie était douce" ("Life was so easy") du premier mouvement est une valse viennoise - "Soudain, la haine explosa"("Suddenly hatred broke out") fait probablement référence à la montée du nazisme. - "cela fit naître une situation inquiétante ("a grave situation was created") est le 3e mouvement - "la vie continue" ("But life goes on") : un poil ironique le Arnold ? Pour ma part, ces deux pièces suffiraient à me contenter mais pour ceux qui en voudront encore, la soirée se poursuivra avec la symphonie n°3 de Beethoven ("héroïque"). Les trois pièces seront jouées par le Sinfonia Varsovia dirigé par Robert Trevino. Ce dernier a déjà fait ses preuves au New York City Opera ou au Bolchoï et on a pu l'entendre à la Folle Journée de Nantes 2014 et avec l'Orchestre philharmonique de Monte Carlo. Un chef dont il faut - parait-il - retenir le nom... gardons l'oreille ouverte! Festival de piano de La Roque d'Anthéron. Parc du Château de Florans.  31 à 53 €. Un concert à suivre en direct sur France Musique.  Pour plus d'explications sur le Concerto pour piano, regardez cette discussion entre le pianiste Pierre-Laurent Aimard et son compatriote le flutiste Emmanuel Pahud. 

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11 août

Le Philharmonia Orchestra en tournée à Salzbourg

Une, deux, trois femmes ; dix, vingt, trente… Pas de doute, l’orchestre qui pénètre sur la scène de la Grande Salle du Festival de Salzbourg n’est pas l’Orchestre Philharmonique de Vienne , toujours aussi efficacement opposé à toute forme d’égalité entre hommes et femmes dans ses rangs. Le Philharmonia, invité pour une courte résidence de deux concerts à Salzbourg, fait figure d’orchestre moderne ; là où les Viennois se tiennent pour ainsi dire au garde-à-vous entre deux œuvres, les musiciens du Philharmonia discutent, plaisantent, sont vivants : l’impression générale est immédiatement rafraîchissante. Il n’est pas évident de comprendre sur quel projet précis Alexander Pereira a fondé son invitation à l’orchestre britannique, en dehors de la double nécessité de mener à bien l’intégrale Bruckner qui structure le programme des concerts de cette année et de rendre hommage à Richard Strauss. En cela, l’invitation est révélatrice d’une approche essentiellement pragmatique, peu inventive et peu soucieuse de cohérence intellectuelle, de la programmation des concerts tout au long du mandat avorté (2012-2014) de Pereira. Le résultat, pourtant, est suffisamment satisfaisant pour que, cette fois au moins, on ne puisse vraiment le lui reprocher. La satisfaction, à vrai dire, est un peu moins grande pour le premier concert que pour le second. Les Vier Letzte Lieder qui ouvrent le concert montrent pourtant amplement la qualité de l’orchestre, moins préoccupé par la production d’un beau son que par le dessin général de l’œuvre qu’il interprète, et l’accompagnement du quatrième Lied, par exemple, est un miracle de plénitude sonore. Camilla Tilling , remplaçant Eva Maria Westbroek, a des lignes straussiennes parfaites ; mais sa voix disparaît parfois derrière l’orchestre, et la plénitude sonore va souvent de pair avec le sacrifice des consonnes. Chez Bruckner, Dohnanyi réussit très bien le Scherzo, plein de délicatesse et de légèreté ; mais les deux autres mouvements achevés de cet autre opus ultimum manquent souvent de profondeur de champ : faute de différenciation des plans sonores, cordes et vents se confondent en une matière trop peu différenciée qui met en péril l’équilibre toujours changeant de l’orchestre brucknérien. Quelque 36 heures plus tard, l’image sonore s’éclaircit avec un intelligent programme unissant trois œuvres composées en l’espace d’un quart de siècle, avant et après la Première Guerre Mondiale, qui est un des fils rouges de l’année à Salzbourg comme ailleurs. Avant l’entracte, c’est à l’apothéose de la musique à programme qu’on assiste avec le Don Quichotte de Strauss : c’est l’occasion pour beaucoup de découvrir Maximilian Hornung , l’une des étoiles montantes du violoncelle, qui dessine avec audace le personnage héroïco-comique de Strauss ; mais c’est surtout l’orchestre, entraîné par son directeur musical, qui enthousiasme ici : cette œuvre qui est certainement le moins marmoréen des poèmes symphoniques de Strauss trouve ici tout le brio et toute l’inventivité instrumentale qu’elle demande. En ces dernières années du xixe siècle, Wagner n’est plus un modèle indépassable. C’est une tout autre forme de modernité qui ouvre la seconde partie : Esa-Pekka Salonen ne semble pas accorder une grande importance à l’héritage postromantique qui nourrit profondément les Trois pièces pour orchestre de Berg, composées 15 ans seulement après Don Quichotte. Jusqu’ici, on n’avait entendu que des bribes de valses, que ce soit chez Berg ou avec les prémices du baron Ochs chez Strauss : avec La Valse de Ravel, la reine des danses de société trouve une apothéose qui ressemble de près à une apocalypse. L’interprétation de Salonen, ici, est parlante : ce n’est pas ici une société insouciante rattrapée par l’abîme que donne à entendre Ravel, mais une société que sa légèreté même conduit de son propre gré à l’abîme. En cette année où on commémore le centenaire de 1914, un tel programme n’est certainement pas le fruit du hasard, et il est aussi admirablement conçu que mis en pratique. Crédits photographiques : Salzburger Festspiele / Silvia Lelli

Maurice Ravel
(1875 – 1937)

Maurice Ravel (7 mars 1875 - 28 décembre 1937), était un compositeur français de l’époque moderne. Avec son aîné Claude Debussy, Ravel fut la figure la plus influente de la musique française de son époque et le principal représentant du courant dit impressionniste au début du xxe siècle. Son œuvre, modeste en nombre d'opus (quatre-vingt-six œuvres originales, vingt-cinq œuvres orchestrées ou transcrites), est le fruit d'un héritage complexe s'étendant de Couperin et Rameau jusqu'aux couleurs du jazz et d'influences multiples dont celle, récurrente, de l'Espagne. Caractérisée par une grande diversité de genres, la production musicale de Ravel respecte dans son ensemble la tradition classique et s'étale sur une période créatrice de plus de quarante années qui la rendent contemporaine de celles de Fauré et Debussy mais aussi de Stravinski, Bartók ou Gershwin. La grande majorité de ses œuvres a intégré le répertoire de concert. Parmi celles-ci le ballet symphonique Daphnis et Chloé (1909-12), le Boléro (1928), les deux concertos pour piano et orchestre (pour la main gauche, 1929-31 ; en sol majeur, 1930-31) et l’orchestration des Tableaux d'une exposition de Moussorgski (1922) sont celles qui ont le plus contribué, depuis des décennies, à sa renommée internationale. Reconnu comme un maître de l’orchestration et un artisan perfectionniste, Ravel ne s'est jamais départi d'une sensibilité et d'une expressivité particulière.



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