Musique Classique en ligne - Actualité, concerts, bios, musique & vidéos sur le net.

Musique classique et opéra par Classissima

Maurice Ravel

dimanche 25 janvier 2015


Classiquenews.com - Articles

22 janvier

Paris, Maison de Radio France. Festival Présences

Classiquenews.com - ArticlesParis. Festival Présences 2015 : Les deux Amériques : 6 > 21 février 2015 . La Maison de Radio France accueille en février son festival dédié à la musique contemporaine et aux créations. Le 25ème festival Présences réalise un superbe et prometteur écart transatlantique. Accoster sur les terres américaines signifie ici découvrir toutes les musiques continentales : de l’Alaska jusqu’à la Terre de feu, du Rio de la Plata jusqu’au Labrador. La création musicale revêt bien des formes et des écritures car le spectre est large : il investit la Maison de Radio France en particulier les salles rénovées et flambant neuves de l’Auditorium et du Studio 104 réouvert. Ecart transatlantique Les quatre formations maison ( l’Orchestre National de France, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, le Chœur et la Maîtrise de Radio France ) sont à pied d’oeuvres pour transmettre le grand frisson, celui du grand large, dédié depuis les début du festival, à la musique contemporaine et à la création. C’est en prolongement de la thématique du festival 1991 quand il s’intéressait déjà à l’Amérique musicale mais cette fois à l’Amérique du nord. Les champs d’exploration 2015 dépassent la notion d’école nationale et même élargissent leur investigation au delà des seuls Etats-Unis. Présences traque depuis ses débuts les personnalités et les tempéraments charismatiques dont l’écriture transcende tout nationalisme : ainsi aux côtés des compositeurs connus John Adams (Doctor Atomic Symphony et Son of Chamber Symphony ), ou de Steve Reich, s’affirment les argentins que Paris stimule depuis longtemps (de Ricardo Nillni à Martin Matalon), mais aussi Victor Ibarra (d’origine mexicaine), le brésilien Januibe Tejera ou Luis Fernando Rizo-Salom (né à Bogota) … dont les manières s’enrichissent des traditions mondialisées, elles mêmes héritières de cultures anciennes. Métissages, passerelles, rencontres et synthèses… ainsi jaillissent les musiques personnelles et donc originales d’Osvaldo Golijov (polyphonies Yoruba duNazareno jouées par les sœurs Labèque), de Luis Nahon(paysages changeants de Quebrada/Horizonte), d’Esteban Benzecry (superbe triptyque précolombien : Rituales amerindios)… Ici l’accumulation des savoirs recomposent de nouvelles mosaïques dont les confrontations stimulent les compositeurs : “José Evangelista est un musicien canadien d’origine espagnole, Juan Pablo Carreno s’est formé en Colombie, aux États-Unis et en France. Tous éprouvent cependant le besoin d’exprimer quelque chose (une nostalgie, un sentiment de la danse, une impatience de l’avenir) et ne se contentent pas d’illustrer des formes pures et parfaites. Beaucoup d’entre eux également aiment l’orchestre, et on se réjouira que la moitié des concerts de cette édition de Présences fasse appel à ce type de formation, ce qui permettra à l’Orchestre National de France et à l’Orchestre Philharmonique de Radio France de donner toute la mesure de leur talent, avec peut-être, côté Philharmonique, une attirance pour l’Amérique du Sud et, côté National, un tropisme boréal. Joshua Dos Santos, James Gaffigan, Domingo Hindoyan, pour n’en citer que quelques uns, illustreront la vitalité de la direction d’orchestre américaine, ce qui n’empêche pas notre festival, évidemment, d’inviter de nombreux ensembles et solistes qui font de la création leur pain quotidien et leur oxygène indispensable. Et au Chœur et à la Maîtrise de Radio France de participer à la Transmigration of the Soul selon Adams “, précise Jean-Pierre Rousseau, directeur de la musique de Radio France. A l’honneur au sein de la programmation de Présences 2015, l’imaginaire si visuel du compositeur argentin Esteban Benzecry, diplômé des Beaux-Arts de Buenos Aires. En France, à Paris, l’autodicate se forme sérieusement à la composition et l’orchestration dès 1997. Il peut y réaliser et approfondir entre autres son admiration pour les grands coloristes Debussy, Ravel, Messiaen, également Dutilleux et les tenants de la musique spectrale. Riche de multiples sources et d’admirations composites, Benzecry s’est façonné son propre imaginaire musical, suivant les pas de Ginastera, Stravinsky, Villa-Lobos, et les mexicains Carlos Chavez et Silvestre Revueltas. Le compositeur se définit tel un “scénographe sonore” n’hésitant pas à composer des œuvres ambitieuses exigeant des effectifs impressionnants : grand orchestre, choeur. Benzecry est aussi peintre : ses références sont toujours très visuelles et donc picturales. Il emprunte naturellement aux riches folklores toujours très vivaces dans la musique argentine. Présences 2015 met aussi l’accent sur le compositeur Christopher Trapani, né dans la capital du jazz, la Nouvelle Orléans : à ses débuts trompettiste, Trapani rejoint Paris rapidement où il s’intéresse à la musique de Gérard Grisey. Il met en parallèle et établit un dialogue fructueux entre musique américaine populaire (blues) et musique spectrale, intègre dans son écriture l’électronique lié à sa formation à l’Ircam. Aujourd’hui, le compositeur voyage entre Paris, Manhattan et Istanbul… Spinning in infinity fait fusionner concrètement la musique électronique (bande enregistrée comprenant une partie de banjo et de canun turc) à l’orchestre (les enceintes sont même placées parmi les instrumentistes de l’orchestre). En exprimant l’idée de tournoiement (to spin), la pièce s’inspire d’une song de Paul Simon où l’énoncé de catastrophes se fait sur un tapis carnavalesque – plutôt décalé -, qui associe des rythmes métissés sud-africains, bluegrass, cajun, folk américain… formellement, Spinning in infinity suit structurellement la figure d’une spirale et d’un tourbillon qui égrène ensuite de façon développée la multitude d’événements énoncés très rapidement au début. Foisonnant, Trapani enchasse les fils mélodiques en les enchevêtrant comme David Foster Wallace dans Infinite Jest qui accumule plusieurs narrations au point de dérouter le lecteur. Trapani avoue travailler sur le raffinement de la légèreté : ” je veux une musique légère, fluide, attirante, mais avec une construction et de nombreux détails sous la surface. Ligeti, Ravel, Debussy, Berlioz, Monteverdi allient le raffinement du détail et la légèreté. Parmi nos contemporains, Leroux, Matalon, Hersant ont le même souci de la légèreté” confie-t-il. Paris, Festival Présences 2015 : les deux Amériques. 14 rendez vous, du 6 au 21 février 2015, Paris, Maison de Radio France. Festival Présences 2015 Les deux Amériques 6 concerts incontournables Vendredi 6 février, 20h Auditorium- Concert inaugural (n°1) Conlon NANCARROW – Pièce n° 2 pour petit orchestre Richard DUBUGNON – Concerto sacra pour hautbois et orchestre, op. 67* commande de Radio France, création mondiale Eesteban BENZECRY – Concerto pour violoncelle** commande de Radio France, création mondiale Darwin AQUINO – Espacio ritual Evencio CASTELLANOS – Santa Cruz de Pacairigua Olivier Doise, hautbois* Gautier Capuçon, violoncelle** Orchestre Philharmonique de Radio France Manuel Lopez-Gomez, direction Diffusé en direct sur France Musique Concert d’ouverture du festival dans le nouvel Auditorium de Radio France : l’Orchestre Philharmonique propose deux concertos donnés en vis-à-vis et en création mondiale (il s’agit dans les deux cas d’une commande de Radio France) : l’un de Richard Dubugnon qui engage un dialogue entre l’Europe et l’Amérique latine avec le Concerto sacra pour hautbois inspiré notamment du chant grégorien, Olivier Doise jouant la partie soliste ; l’autre d’Esteban Benzecry, Argentin installé à Paris dont Gauthier Capuçon créera le Concerto pour violoncelle. Avec en début de programme, une pièce de Conlon Nancarrow, afin de rendre hommage à un créateur solitaire qui fut dans son genre un pionnier, et pour terminer l’Amérique latine, représentée par Evencio Castellanos, mort en 1984, l’une des grandes figures de la musique du Venezuela. Jeudi 12 février, 20h Auditorium (concert n°5) Christopher ROUSE – Prospero’s room création française Andrew NORMAN – Suspend, concerto pour piano et orchestre* création française Sean SHEPHERD – Wanderlust création française John ADAMS – Doctor Atomic Symphony Inon Barnatan, piano* Orchestre national de France James Gaffigan, direction Diffusé en direct sur France Musique L’Orchestre National de France entre en scène à son tour avec un programme entièrement nord-américain reprenant, en création française, trois pièces récentes commandées et créées par de grandes formations elles aussi nord-américaines : Prospero’s Room de Christopher Rouse (commande du New York Philharmonic), Suspend d’Andrew Norman (commande du Los Angeles Philharmonic), Wanderlust de Sean Shepherd (commande du Cleveland Orchestra). Avec, en apothéose, la Doctor Atomic Symphony de John Adams. Samedi 14 février, 11h Auditorium, concert n°7 Luis Nahon : Quebrada / Horizonte Orchestre Philharmonique de Radio France Domingo Hindoyan, direction Luis Naon, présentation Présentation par Luis Naon en personne, pour un public familial, de Quebrada/ Horizonte, hommage aux paysages de l’Amérique. Jeudi 19 février, 20h Auditorium (concert n°12) Eesteban BENZECRY – Madre Tierra commande de radio France, création mondiale Peter Lieberson – Neruda Songs Charles IVES – The Unanswered Question John ADAMS – On the Transmigration of the Soul Kelley O’Connor, mezzo-soprano Chœur de Radio France Marc Korovitch, chef de chœur Maîtrise de Radio France Sofi Jeannin, chef de chœur Orchestre national de France Giancarlo Guerrero, direction Le Chœur et la Maîtrise de Radio France, l’Orchestre National de France au grand complet : un programme spectaculaire qu’ouvre la création mondiale de Madre Tierra d’Esteban Benzecry, écho des mythologies pré-colombiennes. On passe ensuite du Sud au Nord avec les Neruda Songs de Lieberson puis la fameuse Unanswered Question de Charles Ives, avant de partir dans cet étrange voyage qu’est On the Transmigration of the Soul de John Adams. Diffusion en direct sur France Musique Vendredi 20 février, 20h Studio 104 (concert n°13) HebertT VAZQUEZ – Des jardins/Des Près, concerto pour alto* création mondiale Luis Fernando RIZO SALOM – El Juego José EVANGELISTA – Alap et Gat John ADAMS – Son of Chamber Symphony Christophe Desjardins, alto* Ensemble Orchestral Contemporain Daniel Kawka, direction Le programme de l’Ensemble Orchestral Contemporain propose deux pièces ludiques, El juego et Alap et Gat, encadrées par un concerto et une symphonie. Le concerto est signé Hebert Vazquez, qui eu la bonne idée de l’écrire pour l’altiste Christophe Desjardins. La symphonie n’est autre que la célèbre Son of Chamber Symphony de John Adams. Samedi 21 février, 20h Auditorium (concert de clôture n°14) Christopher TRAPANI – Spinning in Infinity* commande de Radio France, création mondiale Osvaldo GOLIJOV – Nazareno, concerto pour deux pianos, percussions et ensemble (nouvelle version) création française Esteban BENZECRY – Rituales amerindios, triptyque précolombien pour orchestre création française Katia et Marielle Labèque, piano Raphaël Seguinier, Gonzalo Grau, percussions Orchestre Philharmonique de Radio France Diego Matheuz, direction Grégory Beller, réalisateur informatique musicale, Ircam* Coproduction Radio France / Ircam Afin de conclure en beauté, trois grandes partitions pour orchestre pour fermer comme il se doit l’édition 2015 du festival Présences avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France. La création de Spinning in Infinity de Christopher Trapani (commande de Radio France) pour commencer : une œuvre tournoyante écrite par un musicien de La Nouvelle-Orléans qui se partage entre New York et Paris. Puis l’étonnant Nazareno d’Osvaldo Golijov, qui fait entendre des percussions Yoruba réinventées pour les pianos des sœurs Labèque. Enfin, un grand triptyque orchestral d’Esteban Benzecry en forme d’hommage à l’écho perdu des civilisations précolombiennes. Festival Présences 2015 Les deux Amériques.14 rendez vous, du 6 au 21 février 2015 , Paris, Maison de Radio France : Auditorium et Studio 104. + d’infos, réservations, billetterie en ligne : consultez le site du festival Présences 2015 de Radio France

Resmusica.com

21 janvier

Barenboim et le West-Eastern Divan Orchestra ovationnés à Paris

Le West-Eastern Divan Orchestra et son chef célébrissime Daniel Barenboim sont venus pour la première fois, lundi soir, faire résonner leurs instruments à la Philharmonie de Paris. Au premier abord, le nouveau paquebot de la musique classique a des allures légèrement chaotiques : une équipe débordée face à la foule qui attendait dans le froid de passer les portiques de sécurité, une salle inachevée, un public trop nombreux pour que tous puissent être installés à temps avant que l’orchestre ne soit installé et prêt à jouer. Mais l’orchestre de jeunes venus du Proche Orient et son chef d’humeur espiègle, ont apprivoisé l’atmosphère un peu brouillonne qui régnait alors. Daniel Barenboim, attendait, les bras croisés, que les derniers spectateurs en face de lui prennent place, les saluant même avant de commencer. De retour sur scène pour interpréter Dérive de Boulez (seule pièce qu’il a dirigé avec partition) un pupitre insoumis a déclenché une scène assez cocasse où le chef et ses musiciens ont bataillé pendant plusieurs minutes pour le dompter, avant qu’il ne s’exclame : « la salle est mauvaise ! » Heureusement que la musique a fait oublier les déboires d’organisation. Car le rêve est devenu réalité : personne ne peut nier que l’acoustique de la Philharmonie est époustouflante. A cela s’ajoute la fougue de la jeunesse de cet orchestre complètement atypique. Ce fut un vrai délice de voir ces musiciens s’amuser en réinventant une musique française qui nous connaissons trop bien, cela avec des accents jazzy et de belles surprises dans les soli de bois. La deuxième partie du concert, consacrée à Ravel, a été ovationnée par le public, qui s’est comme pris d’affection pour cet orchestre. Dans sa grande désinvolture, Barenboim n’a même pas fait semblant de diriger le Boléro : avant l’arrivée des tutti orchestraux de la fin de l’œuvre, il regardait ses musiciens, adossé à la barre son podium, grand sourire aux lèvres, comme manifestant la confiance accordée à ces jeunes gens et les invitant à se passer de lui. Le West-Eastern Divan Orchestra, en arrivant à Paris, connaissait-il la grande ambition de la Philharmonie? En tout cas, les musiciens sont parvenus à briser la « rigidité » que l’on attribue trop souvent au concert classique, rappelant quelque part que la musique est certes contemplation esthétique, mais surtout expérience humaine. Crédit photo : Luis Castilla




Resmusica.com

18 janvier

La semaine de musique de chambre à Elmau

La traditionnelle semaine de musique de chambre du Schloss Elmau se clôturait avec un week-end musical, bouquet final d’une semaine partagée entre la découverte de nouveaux talents et la venue de grands noms. Cette 61ème édition a vu défiler 29 artistes et ensembles dont : Janine Jansen , Itamar Golan, Torleif Thedéen , Mojca Erdmann , Malcom Martineau , Alexandra Soumm , ou le quatuor Amaryllis. Fondée par Benjamin Britten et Peter Pears , la semaine de musique de chambre est un évènement très attendu des nombreux amateurs des environs. A cette occasion, même les jeunes élèves des écoles d’artisanat de Mittenwald, la capitale allemande de la lutherie, participaient aux concerts et pouvaient ainsi échanger avec des solistes renommés sur la facture des instruments. Les deux derniers jours de la semaine de musique de chambre proposent traditionnellement deux concerts par jour dans la grande salle du Schloss Elmau. En ce vendredi soir, le pianiste ukrainien Antonii Baryshevskyi offrait un récital du terrestre au céleste avec : Scarlatti, Schumann, Silvestrov et Messiaen. On admirait la flexibilité stylistique du pianiste à l’aise avec l’équilibre classieux des sonates de Scarlatti, la force méditative épurée de Silvestrov ou les fulgurances colorées de Messiaen. Découverte de ce concert, la Sonate n°2 du mystique russe Valentin Silvetrov emportait les auditeurs dans un voyage musical fait d’alchimies mystérieuses et de clairs obscurs. Quant à Schumann et sa Sonate n°2, elle manquait un peu de détachement par rapport au strict respect du texte, mais on y saluait la force de concentration intellectuelle. En ouverture et en clôture, Scarlatti répondait à Messiaen, bel hommage à ces deux maîtres pyrotechniques du clavier. Antonii Baryshevskyi était à son affaire en pyromane des notes qu’il faisait virevolter dans un peu d’artifice de couleurs. Applaudi avec vigueur par un public nombreux, il joua en bis Ravel et Scriabine. Le lendemain, alors que la neige tombait abondamment, le duo composé de Narek Hakhnazaryan (violoncelle) et d’Oxana Shevchenko (piano) proposait un programme romantique et brillant à travers des pièces de Schumann, Chopin, Debussy, Bronner et Paganini. Le tempérament passionné et la puissance sonore du jeune violoncelliste d’origine arménienne était à son affaire dans l’Adagio et Allegro de Robert Schumann et dans la Polonaise brillante de Chopin. Il trouvait en Oxana Shevchenko une partenaire attentive et musicale. Changement de ton avec une lecture presque expressionniste de la Sonate pour violoncelle et piano de Debussy, aux teintes noires et au dramatisme tendu. Composée, dans les années 1990, alors que la Russie traversait une terrible crise économique, The Jew, Life and Death de Mikhail Bronner présente un climat angoissé et apocalyptique, pas très éloigné des partitions ravagées et décharnées du dernier Alfred Schnittke. Les teintes hivernales du paysage et les averses de neige visibles à travers les grandes fenêtres de la salle de concert renforçaient la lourde tristesse inhérente à cette musique. Après cette partition fortement tragique, le duo se lançait à l’assaut d’une série de variations brillantes de Paganini d’après Rossini, réchauffant ainsi les cœurs et les esprits. Le public, qui en redemandait, fut remercié par le Salut d’amour d’Elgar et la Vocalise de Rachmaninov. La clôture de cette semaine revenait à la soprano allemande Mojca Erdmann, l’une des musiciennes les plus brillantes de notre époque. Cette grande interprète de Mozart et Berg est également une amoureuse de la musique contemporaine qu’elle défend en donnant nombre de créations. mondiales Accompagnée de Malcom Martineau, chambriste et accompagnateur exemplaire, elle proposait un parcours à travers le lied allemand de Mozart à Wolfgang Rihm , en passant par Schubert, Schumann et Richard Strauss. La prestation artistique était un modèle d’intelligence stylistique et de musicalité. Crédits photographiques : Schloss Elmau

Resmusica.com

17 janvier

Abbado et Argerich, l’échange au plus haut niveau

Magnifique hommage au regretté Claudio Abbado que ce splendide coffret réunissant tous les concertos qu’il a gravés avec la grande Martha Argerich . Leur collaboration débutait en 1967 par un formidable couplage Ravel-Prokofiev ; les doigts d’acier de la pianiste restituaient au concerto du Russe autant de férocité que de poésie et les Berlinois subjugués par Abbado lui offraient un écrin aussi puissant que lyrique.Quant au concerto en sol c’était un modèle de swing mais aussi d’émotion dans l’adagio. Les deux artistes devaient retrouver Berlin en 1994 pour un concerto de Tchaikovsky renversant non pas tant pour sa virtuosité infaillible que pour l’infinie délicatesse de ses phrasés (le début du mouvement lent est un véritable enchantement). En 1968, le couplage Chopin-Liszt allait de nouveau être marqué d’une pierre blanche, Abbado réussissant l’exploit de donner une vraie profondeur à la partie orchestrale de Chopin si souvent laissée au second plan. A nouveau, la griserie de la virtuosité soulève l’auditeur de son siège et le London Symphony suit avec un engagement de tous les instants. Seul le remake londonien du concerto de Ravel ne semble pas détrôner la gravure berlinoise antérieure. Par la suite, les deux grands artistes allaient se retrouver pour quelques concerts gravés en direct, les N°2 et N°3 de Beethoven allégés et vif-argent à Ferrare et deux concertos de Mozart à Lucerne. On salue certes avec émotion ces ultimes gravures épurées de mars 2013 tout en reconnaissant une nouvelle fois que Mozart n’était pas vraiment le compositeur le plus proche d’Abbado. Qu’importe si la perfection de ces deux concertos peut sembler un peu froide, elle ne dépare nullement un coffret qui se situe au plus haut niveau d’exigence artistique.



Classiquenews.com - Articles

16 janvier

Nouveau Trittico de Puccini à Tours

Tours, Opéra. Puccini : Il Trittico. Les 13,15,17 mars 2015. 3 miniatures véristes. 3 en 1. Puccini a composé en 1918, un ensemble de 3 ouvrages destinés à être représentés en une seule soirée, enchaînant: Il Tabarro, Suor Angelica, Gianni Schicchi. Le cycle fut créé à New York, au Metropolitan Opera le 14 décembre 1918. Il Tabarro (la Houppelande) d’après le drame de Didier Gold (1910) est un pur joyau vériste en un acte, où la misère quotidienne se change en tragédie. On y retrouve le trio emblématique de l’opéra italien: une soprano (Giorgetta) mariée à un baryton (Michele) qui le trompe avec un ténor (Luigi). L’intrigue se déroule sur les quais de Seine: Luigi est décidé à quitter la femme qu’il doit partager, il sera débarqué à Rouen. Mais Michele démasque l’identité de l’amant de sa femme et l’étrangle puis le cache sous sa houppelande… En peu d’effets, le compositeur brosse chaque tableau, variant les climats, entre impressionnisme et expressionnisme avec un sens prodigieux de l’efficacité et de la synthèse. 3 miniatures véristes Suor Angelica. Même acte d’un réalisme sec et froid dans Suor Angelica. L’action se déroule dans un couvent italien du XVIIè où une ancienne aristocrate a été enfermée après avoir eu un enfant suite à une liaison illégitime. Sa tante vient la visiter: lui fait signer un acte où la jeune femme renonce au patrimoine familial,t out en lui annonçant la mort de son enfant qu’elle n’a plus jamais revu. Au comble de la solitude et du dénuement, Suor Angelica imagine la misère de son enfant mort (Senza Mamma): elle avale un poison. La Vierge lui apparaît en lui présentant un enfant. Ici pas de rôle masculin mais une confrontation entre l’agent du destin (la tante) et la tendresse défaite de la l’héroïne. Gianni Schicchi peut avoir été inspiré par un fait réel conté par Dante des Les Enfers (Chant XXX, vers 1308). L’action se passe à Florence… A la mort du vieux Buoso Donati, les membres de sa famille entendent récupérer les biens que le défunt a légué à un couvent. Schicchi (baryton) est appelé au chevet du mort, avec sa fille Lauretta qu’aime passionnément Rinuccio, le neveu de Buoso. Schicci prend l’aspect du mourant dans son lit afin de dicter ses dernières (fausses) volontés à son notaire: il lèguera tout son patrimoine à chacun des membres avides et complices. Puccini marque le contraste en invoquant dans ce tableau cynique et funèbre, la tendresse des deux amants : Rinuccio (Hymne à Florence) et Lauretta qui dans son air (O mio caro Babbino) pastiche la première manière du compositeur. Schicchi réalise ainsi le complot mais il s’octroie la maison du mort, écartant tout autre prétendant, afin d’y abriter l’amour des deux jeunes gens. Gianni Schicchi est une autre fable satirique, lyrique mais grinçante qui renouvèle depuis Falstaff, l’art de la pure comédie italienne, approchée par épisode et petites touches dans l’acte I de Tosca, grâce au personnage du sacristain. Giacomo Puccini : Il Tritico, le Triptyque (1918) Il Trittico : approche et enjeux des œuvres Il Tabarro. De la fièvre, de l’angoisse dans un orchestre omniprésent (au risque d’étouffer parfois les voix?), doit ici projeter et préserver l’âpre réalisme d’un conte très cynique où le trio traditionnel de l’opéra italien exalte les tensions émotionnelles entre les protagonistes; la soprano et le ténor, Giorgetta et Luigi s’aiment en cachette, à la barbe de l’époux véritable de celle ci, Michele (baryton). Les deux amants ont à voir avec ceux de Louise de Charpentier: deux âmes enflammées, ardentes et nostalgiques, portant chevillé au coeur l’amour de l’asphalte parisien, ce Belleville où ils sont tous deux nés: jamais Puccini n’a autant déclaré sa flamme à la ville lumière : ce Paris des amants, d’un romantisme radical et suicidaire, déjà perceptible dans La Bohème (d’ailleurs l’ombre de Mimi flotte incidemment dans l’air du ténor à sa fenêtre au début du drame)… Souvent, le portrait de celui que l’on trompe est loin d’être tout noir : Michele n’est pas un mari despotique; ardent, “bon et honnête”, il sait lui aussi s’ouvrir aux effluves d’une nostalgie silencieuse… certes endeuillée par leur enfant mort. Et est-il si dindon, inconscient àa la tromperie de son épouse ? Tant d’humanité chez ce personnage le rend naturellement émouvant. Il y a dans la description puccinienne d’une histoire somme toute anecdotique, la pure ivresse délirante d’un abandon à la mort: ces 3 inadaptés ne sont pas heureux et cultivent finalement une addiction à la déploration tragique… Au regard du raffinement de l’orchestration, on rêverait d’un Puccini joué comme Ravel: où le génie des mélodies s’assortisse d’un raffinement de la langue orchestrale : chaque maestro se doit de faire jaillir ces joyaux d’instrumentation qui font de Puccini le plus fascinant orchestrateur de son temps… On voit bien que l’écriture de Puccini transfigure l’anecdote : Il Tabarro pourrait être l’esquisse et le manifeste de toute l’esthétique lyrique de l’opéra italien au début du XXè. Une direction mesurée, claire et brillante suffirait à rendre tout le génie puccinien, si évident dans ce triptyque… Après tout jouer Wagner intimiste n’est pas si contre productif ! Dans le cas de Puccini, le bénéfice serait tout autant profitable. Suor Angelica. Avec le recul, et en comparaison avec ses deux autres volets, Suor Angelica est l’opéra le moins réussi de la trilogie du Trittico puccinien. Les 30 premières minutes restent bavardent et anecdotiques même si elles sont destinées à exposer lieu, action, caractères: les épisodes qui se succèdent: les rayons de soleil sur la fontaine transformant l’eau en or; la piqûre de guêpe et le remède concocté par Angelica en soeur guérisseuse; puis les fruits de la quête, enfin l’annonce d’une visite au parloir… sont musicalement faibles; tout bascule avec la confrontation de la tante d’Angélique, cette princesse venue laver l’honneur d’une famille salie par la faute d’Angélique… laquelle se montre révoltée contre l’ordre qui la contraint à l’expiation … depuis 7 ans. Ainsi se dévoile le secret de Suor Angelica qui a eu hors mariage, un enfant. La tragédie s’épaissit encore lorsque la tante apprend à sa nièce détestée que son pauvre garçon est mort de maladie… Puccini écrit enfin le premier grand air du drame: lamento grave et sombre d’une jeune mère anéantie par ce qu’elle vient d’apprendre et qui retrouve le souffle sacrificiel et délirant de Butterfly. La suite de l’opéra en un acte est déséquilibré et la descente de la grâce divine mise en parallèle avec la mort par poison d’Angelica pose des problèmes de réalisation scénique que souvent les productions ne règlent pas… bien au contraire. Attention ! : si les chefs n’y veillent pas, Tout peut basculer dans le ridicule pathétique et la théâtralité sirupeuse. Le vérisme n’est pas afféterie. Gianni Schicchi. D’après un conte décrit par Dante, Puccini adapte pour la première fois, le genre comique dont il fait ici, après le Falstaff de Verdi, un pur joyau délirant, délicieusement cynique et parfaitement satirique. Comme Paris dans Il Tabarro, c’est ici Florence qui inspire les pages les plus lyriques auxquelles le compositeur associe le duo des amants, Lauretta et Rinuccio; du reste c’est pour eux que l’ingénieux Gianni Schicchi (le père de la jeune fille) élabore son plan en travestissement et usurpation afin qu’ils s’aiment dans la maison florentine dont ils savent si justement célébrer le charme. Par la voix de Rinuccio s’exprime une vibrante apologie de la cité Toscane et de ses environs; et Puccini réserve à Lauretta le plus bel air de l’opéra (o moi caro bambino…) très habilement placé dans le fil narratif, quand encore circonspect quant à l’application du stratagème, Gianni succombe finalement à l’insistance de sa fille si insistante et si amoureuse; en outre, le compositeur oppose avec finesse l’ardente juvénilité des deux cœurs aimants à l’étroitesse d’esprits des parents du défunt venus récupérer, coûte que coûte, leur part d’héritage. La verve comique doit éviter boursouflure, car la partition exige a contrario la subtilité truculente des operas Buffa de Donizetti (Don Pasquale) … Tours, Opéra à l’Opéra de Tours. 3 dates événements : Giacomo Puccini : Il Tritico, le Triptyque (1918) Nouvelle production Vendredi 13 mars 2015 – 20h Dimanche 15 mars 2015 – 15h Mardi 17 mars 2015 – 20h Conférence Il Trittico de Puccini : Samedi 7 mars – 14h30 – Grand Théâtre – Salle Jean Vilar Entrée gratuite

Les blogs Qobuz

16 janvier

Une « standing ovation » – L’opiniâtreté de Pierre Boulez – L’ère de l’enveloppement – L’Orchestre de Paris sur la Terre promise – Ravel, musicien pour célébrations – Un Varèse inattendu

Ce feuilleton, qui s’appelle « Philharmonie de Paris », vient de vivre cette semaine l’épilogue de sa première période en présence du président de la République qui a été salué à son arrivée dans la nouvelle salle par une « standing ovation » — inimaginable une semaine plus tôt. Merci les mélomanes ! Laurent Bayle, l’homme qui, contre vents et marées, a tenu la barre. (DR) Le dernier grain de sable Il est vrai que, dans cette affaire, tenue à bout de bras pendant plus de trente ans (!) par Pierre Boulez, grâce à son opiniâtreté, à son prestige international et à la peur panique de ses interlocuteurs politiques devant la rudesse de son langage, les difficultés se sont accumulées jusqu’au dernier jour ; dernier couac du feuilleton : la colère de l’architecte Jean Nouvel, coutumier du fait, qui voulut retarder l’ouverture officielle jusqu’à ce que le dernier grain de sable du dernier couloir du dernier étage fut proprement balayé. Laurent Bayle, actuel valeureux président de la Philharmonie, auquel Boulez a confié le bébé depuis plusieurs décennies, a tenu bon, la construction de cet immense édifice ayant déjà battu des records de retards. Une salle aérienne… Donc, mercredi soir, en présence de François Hollande, de Manuel Valls et d’un grand nombre de personnalités politiques, nous avons pu explorer la Terre promise. Première impression : l’immensité et la complexité de cette géographie diversement colorée qui s’épanouit de part et d’autre du plateau central, selon le modèle « d’une salle enveloppante modulable et aérienne », nous dit le programme… Après avoir banni le théâtre à l’italienne (modèle Garnier) et abandonné la relation frontale public-scène (modèle Théâtre de la Ville), nous vivons dans l’ère de l’enveloppement (modèle Philharmonie de Berlin). Pour juger du résultat, il faudra multiplier les visites et, secouru par la bonne volonté d’ouvreuses très expertes, changer de place à chaque fois. La mariée est trop belle Deuxième impression : l’acoustique ? C’est l’Orchestre de Paris, nouveau résident, qui joua (brillamment) les cobayes pour ce premier soir. Présence fabuleuse du son, définition hallucinante de chaque instrument ! On oublie la vastitude du lieu tant et si bien que lorsque la harpiste attaque un bref solo dans le deuxième mouvement du Concerto en sol de Ravel, j’ai l’impression, en fermant les yeux, qu’elle est assise à mes côtés, qu’elle ne joue que pour moi. Comme disait Stravinsky, « Il faut voir la musique », et ce que je vois ne correspond pas à ce que j’entends. La mariée est trop belle, me direz-vous. Non, mais une salle de 2 400 places (assises) ne se manipule pas facilement. Installé, en effet, il y a quelques mois dans le nouvel auditorium de Radio France (seulement 1500 places…), je n’avais pas ressenti ce décalage. Sujet de réflexion : aujourd’hui, alors que les circuits de diffusion musicale ont explosé, est-il légitime de multiplier la capacité d’accueil de nos salles de concerts ? D’autant que, malgré quelques astuces (places d’un prix plus accessible, horaires retardés, programmation très, très classique, promotion savamment ciblée), rassembler chaque soir 2 400 auditeurs (à proximité du périphérique, de surcroît) n’est pas gagné d’avance. En tout cas, c’est une belle aventure qui est promise aujourd’hui à l’Orchestre de Paris qui, pour le premier soir, placé sous la baguette très efficace de son directeur Paavo Järvi, s’est surpassé dans un programme d’une longueur très inhabituelle — bonne excuse pour les ex-ministres et ministres en fonction qui se sont éclipsés à l’entracte. Ils ont raté la création du Concerto pour orchestre, soigneusement agencé, de Thierry Escaich, et une deuxième Suite de Daphnis et Chloé, proprement irrésistible. Curieux de constater la place de Ravel (cet insolent, qui refusa, lui aussi, en son temps la Légion d’honneur) dans les célébrations officielles. Ravel, deux fois joué mercredi : Daphnis et le Concerto en sol (très joliment interprété en soliste par Hélène Grimaud), Ravel déjà abondamment joué lors de l’inauguration de la salle de la Maison ronde… Edgar(d) Varèse, subrepticement à l’honneur avec son curieux “Tuning up” (DR) Mieux qu’une galéjade Quant au reste du programme : à défaut d’une œuvre de Pierre Boulez, lequel, si le chantier avait évité de jouer les prolongations, aurait sûrement dirigé ce concert, on a découvert au début de la soirée le nom d’un compositeur français majeur, pas vraiment reconnu comme tel dans son pays de naissance (pas davantage, d’ailleurs, aux Etats-Unis, son pays d’adoption) : Edgar (ou, Edgard, si vous préférez, l’intéressé ayant alterné les deux signatures) Varèse, dont le bref Tuning Up, qui mêle accord des instruments et citations diverses, est mieux qu’une galéjade. Suivront le Nocturne pour violon et orchestre d’Henri Dutilleux (avec Renaud Capuçon en soliste) et des extraits du Requiem de Gabriel Fauré, permettant de braquer les projecteurs sur le Chœur de l’Orchestre de Paris. Applaudissements nourris à la fin du concert, course pour trouver un taxi et reprendre, balayé par le vent, le parcours du combattant. Moins facile qu’à Pleyel, certes ! Pierre Boulez en 2002 – l’homme, qui n’a jamais mâché ses mots ! (DR) « L’argent, un faux prétexte » ! J’imagine que Pierre Boulez, dans sa résidence de Baden-Baden, a pensé avec nostalgie à cette soirée que nous lui devons, et dont il n’aura que des échos. Voilà, à ce sujet, ce qu’il me disait prémonitoirement il y a quinze ans (« Pierre Boulez-Eclats 2002 », Ed. Mémoire du Livre) » : « Il manque dans cette Cité de la Musique (aujourd’hui Philharmonie 2) un grand espace de concerts disposant de tous les moyens, c’est-à-dire les annexes, les salles de répétitions, les studios pour les musiciens, etc., tout ce qui sert à l’exploitation. Mais cette salle de concerts ne peut pas être bâtie sur le modèle du XIXe siècle, et nécessite donc une réflexion avec l’architecte choisi (…) - Tout cela, dit-on, coûte des fortunes…. - Non, l’argent est un faux prétexte. Je connais les chiffres. On aurait pu déjà lancer le projet, si on en avait eu la volonté. Le problème du budget, c’est une question de ventilation ; on a sans doute estimé que certaines opérations étaient plus urgentes, en tout cas en termes de bénéfices politiques directs. Il faut dire les choses comme elles sont. On parle de démocratisation de la culture et je sais très bien ce que cela signifie : une espèce de populisme bon marché, qui fait croire que l’on agit [...] Ce qui est pénible dans ce populisme, c’est le mépris. » Et, au chapitre des atermoiements dont l’histoire de la Philharmonie est un cas d’école : - Ce qui me désole, et que j’ai constaté à plusieurs occasions, c’est qu’un homme politique prend une décision qui conduit à un début d’exécution et que son successeur, qui appartient au bord opposé, démolit tout ce que l’autre a fait précédemment. Et vice-versa. Je trouve cela non seulement stupide, mais financièrement, c’est un désastre [...] Alors ces politiques qui ont de bonnes intentions financières sont finalement les pires dépensiers parce qu’ils arrêtent un projet ou le modifient simplement pour manifester leur mauvaise humeur à l’égard de leur prédécesseur. Moi, j’aurais tendance à les tenir responsables sur leur fortune personnelle des aléas qu’ils ont créés par leur humeur politique. » C’est dit ! Retrouvez la chronique de Claude Samuel dans Diapason, numéro de janvier 2015 : « Ce jour-là, 28 mars 1842 : le premier concert de l’Orchestre Philharmonique de Vienne»

Maurice Ravel
(1875 – 1937)

Maurice Ravel (7 mars 1875 - 28 décembre 1937), était un compositeur français de l’époque moderne. Avec son aîné Claude Debussy, Ravel fut la figure la plus influente de la musique française de son époque et le principal représentant du courant dit impressionniste au début du xxe siècle. Son œuvre, modeste en nombre d'opus (quatre-vingt-six œuvres originales, vingt-cinq œuvres orchestrées ou transcrites), est le fruit d'un héritage complexe s'étendant de Couperin et Rameau jusqu'aux couleurs du jazz et d'influences multiples dont celle, récurrente, de l'Espagne. Caractérisée par une grande diversité de genres, la production musicale de Ravel respecte dans son ensemble la tradition classique et s'étale sur une période créatrice de plus de quarante années qui la rendent contemporaine de celles de Fauré et Debussy mais aussi de Stravinski, Bartók ou Gershwin. La grande majorité de ses œuvres a intégré le répertoire de concert. Parmi celles-ci le ballet symphonique Daphnis et Chloé (1909-12), le Boléro (1928), les deux concertos pour piano et orchestre (pour la main gauche, 1929-31 ; en sol majeur, 1930-31) et l’orchestration des Tableaux d'une exposition de Moussorgski (1922) sont celles qui ont le plus contribué, depuis des décennies, à sa renommée internationale. Reconnu comme un maître de l’orchestration et un artisan perfectionniste, Ravel ne s'est jamais départi d'une sensibilité et d'une expressivité particulière.



[+] Toute l'actualité (Maurice Ravel)
22 janv.
Classiquenews.com...
21 janv.
Resmusica.com
18 janv.
Resmusica.com
17 janv.
Resmusica.com
16 janv.
Classiquenews.com...
16 janv.
Les blogs Qobuz
16 janv.
Google Actualité ...
15 janv.
Resmusica.com
15 janv.
La lettre du musi...
13 janv.
La lettre du musi...
9 janv.
Le blog d'Olivier...
9 janv.
Musique classique...
5 janv.
Classiquenews.com...
1 janv.
Jefopera
31 déc.
Télérama Musique ...
31 déc.
Resmusica.com
29 déc.
Classiquenews.com...
24 déc.
Resmusica.com
24 déc.
Resmusica.com
22 déc.
La lettre du musi...

Maurice Ravel




Ravel sur le net...



Maurice Ravel »

Grands compositeurs de musique classique

Boléro Dafnis Et Chloé Gaspard De La Nuit Concerto En Sol Tableaux D Une Exposition

Depuis Janvier 2009, Classissima facilite l'accès à la musique classique et étend son audience.
Avec des services innovants, Classissima accompagne débutants et mélomanes dans leur experience du web.


Grands chefs d'orchestre, Grands interprètes, Grands artistes lyriques
 
Grands compositeurs de musique classique
Bach
Beethoven
Brahms
Debussy
Dvorak
Handel
Mendelsohn
Mozart
Ravel
Schubert
Tchaïkovsky
Verdi
Vivaldi
Wagner
[...]


Explorer 10 siècles de musique classique ...