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Musique classique et opéra par Classissima

Maurice Ravel

dimanche 21 décembre 2014


Jefopera

19 décembre

2015

JefoperaIl est encore temps d’écrire au Père Noël, et, même si c'est encore un peu tôt, d’exprimer quelques vœux pour l’année 2015.  Une année où nous n’aurons pas, je crois, d’anniversaire à célébrer, ce qui permettra de souffler, après Verdi et Wagner en 2013, puis Glück, Rameau et Strauss en 2014. Une année 2015 que j’aimerais placée sous le signe de la musique contemporaine, celle qui est en train de s’écrire, celle qui va bientôt être étudiée, répétée et jouée, celle que le public va découvrir et j’espère aimer, celle qui, au fil des années, viendra peut-être nourrir le répertoire de qu’il est convenu d’appeler la « musique classique ». Bien sûr, je ne me permettrai pas de donner des conseils aux compositeurs, juste exprimer quelques souhaits : Tout d’abord, qu’ils restent à l'écoute des musiques populaires de leur pays, comme Schubert et Bartok ont pu l’être, mais aussi des musiques exotiques, comme Mozart avec ses turqueries, Bizet et Ravel avec l’Espagne ou Puccini avec l’Asie, Qu'ils n'aient surtout pas peur du rythme, du rock, du jazz et pourquoi pas de la variété : les plus grands ont toujours su briser les barrières et faire tomber les murs des chapelles, que ce soit Ravel avec son concerto en sol et sa sonate pour violon et piano ou Chostakovitch dans sa suite Jazz, Qu'ils assument le passé, comme Massenet (Cendrillon) ou Stravinsky (Pulcinella) avec le XVIIIème siècle, Szymanowski ou Pärt avec la musique modale ancienne, Mais restent en phase avec les innovations technologiques : on oublie parfois que l'orchestre de Berlioz n'avait plus grand chose à voir avec celui de Monteverdi, et que les compositeurs ont toujours été à l'affût de nouveaux instruments : à peine inventés, le piano et la clarinette ont été adoptés par Mozart, qui a composé pour eux plusieurs de ses plus grands chefs d'œuvre. Tout cela pour dire que la composition dite "classique" a toujours été au plus haut quand, justement, elle cessait d'être classique pour s’ouvrir sur le monde. A l’inverse, quand elle s'est repliée sur elle-même pour n'être plus qu'un exercice formel, voire mathématique, à la seule destination d'un public de spécialistes (polyphonies de la Renaissance, musique sérielle), elle s’est asséchée, s'est coupée du public et a le plus souvent fini par disparaître des salles de concert et des bacs à disque.  Ecrivez une musique qui surprend, qui fait pleurer et donne envie de danser, une musique qui raconte une histoire, fait voyager dans le temps et dans l’espace, bref, une musique qui rendra la vie et l’année 2015 encore plus belles.

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18 décembre

Coffret d’enregistrements légendaires Deutsche Grammophon

Cette belle publication du label Deutsche Grammophon sera très certainement de nature à satisfaire non seulement le discophile débutant, mais comblera également le mélomane d’un certain âge quelque peu nostalgique. En effet, parmi les quelques 250 CDs de la série « The Originals » de la Deutsche Grammophon, en voici dans ce coffret 50 choisis par la firme allemande, qui constituent en soi une discothèque de base de très haute qualité, par la diversité équilibrée des œuvres et compositeurs proposés, mais également par le plus vaste éventail possible des artistes de la seconde moitié du XXe siècle qui ont marqué le label jaune de leur personnalité. En tout premier lieu, on appréciera que DG y ait inclus l’intégralité de ses trop rares témoignages studio orchestraux du regretté Carlos Kleiber : les interprétations exceptionnelles des Symphonies n°5 et n°7 de Beethoven, n°3 et n°8 « Inachevée » de Schubert, et n°4 de Brahms sont des modèles difficilement égalables, magnifiées par une Philharmonie viennoise des grands jours, dont Kleiber était le chouchou. À noter qu’à la toute fin de l’Allegretto de la Symphonie n°7 de Beethoven, Carlos Kleiber adopte la rare version toute en pizzicati, comme l’avait déjà fait son père Erich. Avec la même phalange, Karl Böhm nous offre l’une des plus belles et chaleureuses « Pastorale » de Beethoven (1971) commises au disque, et l’on retrouve ce grand chef dans trois concertos pour bois (1973) et les six dernières symphonies de Mozart extraites de sa célèbre intégrale stéréo des années 60, une Flûte enchantée légendaire (1964), et surtout le Tristan et Iseult de Bayreuth 1966, insurpassé, avec l’immense Birgit Nilsson. Herbert von Karajan est évidemment très présent dans ce coffret : en tout premier lieu avec deux CDs éblouissants consacrés à Richard Strauss , une superbe Symphonie n°9 de Beethoven de l’intégrale 1962, une bonne Symphonie n°5 de Mahler (1973) et les moins indispensables Symphonies n°3 « Écossaise » et n°4 « Italienne » de Mendelssohn de son intégrale 1973. Par ailleurs on se réjouira de la présence des deux CDs de la toute jeune mais déjà mature Anne-Sophie Mutter (respectivement à 14 et 17 ans) accompagnée d’un Karajan paternel dans les Concertos pour violon n°3 et n°5 de Mozart (1978) et ceux de Mendelssohn et Bruch (1980). L’admirable disque Karajan – Rostropovitch a tout naturellement sa place ici (Dvořák – Tchaïkovski, 1968), de même que la collaboration Rostropovitch – Serkin dans les deux sonates de Brahms (1982), remarquable nouveauté dans cette série « The Originals ». Rostropovitch, bien qu’excellent et sympathique chef dans les suites des trois ballets de Tchaïkovski, doit s’incliner devant le fulgurant Evgueni Mravinski dans les trois dernières symphonies du compositeur russe (version stéréo, 1960) qui n’ont jamais été égalées. Rafael Kubelík est totalement dans son élément avec les Danses slaves et les Symphonies n°8 et n°9 « du Nouveau Monde » de Dvořák, ces dernières issues de sa belle intégrale berlinoise de 1973, tandis que sa Symphonie n°1 « Titan » de Mahler est l’un des volets les mieux réussis de son intégrale munichoise (1971). Un pilier de la première heure de DG, Ferenc Fricsay, est ici à l’œuvre dans sa formidable Messe de Requiem de Verdi (1953), dans lequel il parvient à concurrencer sans peine Arturo Toscanini !… Un autre pilier de DG, Eugen Jochum, est bien présent ici, non pas avec ses admirables symphonies de Bruckner, mais par la version stéréo de référence des Carmina Burana de Orff (1967) et la version impériale des deux Concertos pour piano de Brahms (1972), en parfait accord avec son royal soliste Emil Guilels, ce géant du piano qui par ailleurs s’attache à ciseler avec une infinie tendresse ces merveilleuses miniatures que sont les Pièces lyriques de Grieg (1974), et s’allie avec bonheur au Quatuor Amadeus dans le Quintette « La Truite » de Schubert (1975). Géza Anda fut le premier à nous gratifier d’une magnifique intégrale en stéréo des Concertos pour piano de Mozart (1969) : en voici les n°6, n°17 et n°21, ce dernier ayant servi, comme le montre le visuel de la pochette, de musique pour le film Elvira Madigan de Bo Widerberg. Les nostalgiques du poétique Wilhelm Kempff le retrouveront ici dans les Concertos pour piano n°4 et n°5 « L’Empereur » (avec Ferdinand Leitner, 1961) et quatre des sonates pour piano les plus connues (version stéréo, 1965) de Beethoven, tandis que les amateurs de piano bien sonore seront comblés par les extraordinaires interprétations de deux artistes dans leur prime jeunesse : Maurizio Pollini (Études et Polonaises de Chopin, 1972 et 1975) et Martha Argerich dans son premier récital de 1960, et divers concertos de Chopin, Liszt, Ravel, Prokofiev, avec le regretté Claudio Abbado, que l’on retrouve d’ailleurs dans un excellent concert Prokofiev, avec notamment Alexandre Nevski et la Suite Scythe. L’une des toutes premières publications « The Originals » en 1995 fut un double CD consacré au grand violoniste David Oïstrakh dans des œuvres concertantes de Bach, Beethoven (1962), Brahms et Tchaïkovski (1954) : il était impérieux de sauvegarder ces gravures en CD, surtout les plus anciennes, car jamais Oïstrakh n’a aussi bien joué les concertos de Brahms et Tchaïkovski qui furent d’emblée, à l’époque et pour longtemps, des références absolues, ce qui n’est guère étonnant avec la présence de la Staatskapelle de Dresde sous la baguette de Franz Konwitschny. Enfin, les amateurs de mélodies seront comblés avec les deux récitals de cycles de lieder de Schubert : l’un consacré à La Belle Meunière par le ténor allemand trop tôt disparu Fritz Wunderlich, et l’autre au Voyage d’hiver par le tout aussi regretté baryton allemand Dietrich Fischer-Dieskau. On peut supposer – et surtout espérer ! – que d’autres coffrets « The Originals » suivront…




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18 décembre

Pierre Monteux, chef d’orchestre

Lors de ses adieux à l’Orchestre Symphonique de San Francisco en 1952, Pierre Monteux déclara avec le plus grand sérieux toutefois non dénué d’humour : « Messieurs, je vais vous faire une importante et solennelle communication : je ne me teins pas les cheveux ! » Âgé à ce moment de 77 ans, le grand chef d’orchestre français, fait plutôt rare, exhibait une chevelure noire de jais malgré sa blanche moustache, et l’aspect d’éternelle jeunesse était une des caractéristiques remarquables de cette personnalité d’exception. Serviteur des plus authentiques de la musique, Pierre Monteux en était le maître artisan le plus noble, le plus pur ; sa scrupuleuse exactitude, sa probité totale vis-à-vis des œuvres qu’il défendait en de ferventes interprétations en fit l’un des chefs d’orchestre français les plus glorieux et les plus appréciés qui firent carrière aux États-Unis d’Amérique aux côtés de Charles Munch, Paul Paray , puis Jean Martinon et Pierre Boulez. Chacun de ces grands musiciens eut d’ailleurs sous sa responsabilité l’une des plus prestigieuses formations américaines : Pierre Monteux, l’Orchestre Symphonique de San Francisco de 1935 à 1952 ; Charles Munch, l’Orchestre Symphonique de Boston de 1949 à 1962 ; Paul Paray , l’Orchestre Symphonique de Detroit de 1951 à 1963 ; Jean Martinon, l’Orchestre Symphonique de Chicago de 1963 à 1968 ; Pierre Boulez, l’Orchestre Philharmonique de New York de 1971 à 1977. Pierre Monteux naquit à Paris le 4 avril 1875. Dès l’âge de six ans, il étudie le violon dont il obtient un Premier Prix au Conservatoire de sa ville natale en 1896. À douze ans, un concert de charité lui donne l’occasion de diriger un orchestre pour la première fois, tandis que de quatorze à dix-sept ans un poste de deuxième violon aux Folies Bergère lui permet d’acquérir une solide formation de lecteur de partitions diverses et de développer son sens du rythme. De 1893 à 1912, il est premier alto de l’Orchestre des Concerts Colonne. Un peu de manière similaire à Charles Munch au Gewandhaus de Leipzig, Pierre Monteux apprend son futur métier sur le tas, en observant ses modèles : Édouard Colonne et Arthur Nikisch, dont il transcrira méticuleusement les précieuses instructions sur ses partitions. De la sorte il rencontre en personne les grands compositeurs français de son temps : Debussy, Franck, Massenet, Saint-Saëns. Ce dernier, tenant la partie d’orgue de sa Symphonie n°3, lui offre l’opportunité de la diriger avec l’approbation générale de l’orchestre. 1910 est l’année décisive où Serge de Diaghilev engage un Pierre Monteux de trente-six ans pour ses célèbres Ballets Russes qui verront se succéder sous sa baguette la création de chefs-d’œuvre tels que Petrouchka et Le Sacre du Printemps de Stravinsky, Jeux de Debussy, Daphnis et Chloé de Ravel. Quel Âge d’Or incomparablement foisonnant en France ! Une tournée en 1916 avec les Ballets Russes le fait connaître aux États-Unis qui l’invitent pour deux saisons au MET (1917 à 1919), puis à réorganiser l’Orchestre Symphonique de Boston (1919 à 1924) avec lequel il aura toujours des relations privilégiées jusqu’à la fin de sa vie. Une autre formation avec laquelle Monteux aura beaucoup d’affinités est l’Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam : il sera en effet l’un des rares chefs auxquels Willem Mengelberg confiera sa propre phalange. C’est l’époque où il fonde avec Alfred Cortot l’Orchestre Symphonique de Paris en octobre 1928, qu’il dirigera jusqu’en 1938 et avec lequel il grave ses premiers disques : Petrouchka et Le Sacre du Printemps de Stravinsky, et surtout, lors d’un cycle Berlioz, la Symphonie Fantastique dans un enregistrement légendaire de 1930 qu’il préférera toujours à ceux réalisés par après de cette œuvre : il faut dire que seul cet enregistrement bénéficia des instructions de Colonne en liaison directe avec Berlioz, notées sur une partition hélas détruite par les Nazi lors de la Seconde Guerre Mondiale… La période américaine la plus importante pour Pierre Monteux est celle où, en « bâtisseur d’orchestre », il fit renaître l’Orchestre Symphonique de San Francisco aux destinées duquel il présida de 1935 à 1952 : sa réputation fut telle qu’en 1937 il aida Artur Rodzinski à la formation et la préparation de l’Orchestre Symphonique de la N.B.C. destiné à Arturo Toscanini. Devenu citoyen américain en 1942, Monteux fonde en 1943, à Hancock, Maine , où il réside, sa célèbre École pour Chefs et Musiciens d’Orchestre. C’est finalement à Londres qu’il reçoit en 1961 le plus étonnant contrat de direction de l’Orchestre Symphonique de Londres : contrat de vingt-cinq ans, renouvelable pour vingt-cinq ans ! Il n’en bénéficiera que bien peu de temps, puisqu’il décède à Hancock, le 1er juillet 1964 dans sa quatre-vingt-neuvième année. Signalons pour terminer qu’en plus des œuvres présentées aux Ballets Russes, Pierre Monteux créa notamment Le Rossignol de Stravinsky (1914), le Concert Champêtre de Poulenc (1929), la Symphonie n°3 de Prokofiev (1929), la Symphonie de Jean Françaix (1932), la Symphonie n°1 de Jean Rivier (1933), la Suite Française de Daniel-Lesur (1935), la Symphonie n°2 de Roger Sessions (1947)…

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16 décembre

Les coffrets de Noël d’Universal

En parallèle du coffret viennois, Universal est très actif en cette fin d’année avec plusieurs grosses boites, pas toutes indispensables, mais jamais sans intérêt ! Phase 4 Stereo. 1 Coffret de 41 CD. Decca. Référence : 0289 478 6769 2 41. Notice de présentation en anglais. En 1961, le label Decca et sa marque américaine London Records lancent la série Phase 4 à partir d’un procédé censé garantir une meilleure restitution sonore. Decca reprend une partie des enregistrements issus de ce fond et édite un gros coffret au design reprenant celui des sixties et des seventies. Il y a à boire et à manger dans les 40 Cds de cette boite plutôt destinée aux collectionneurs émérites. Ils y trouveront des grands chefs dans un répertoire plutôt secondaire par rapport à leur « core business » : Antal Dorati dans La Boutique Fantasque de Respighi ou les Carmina Burana ou Charles Munch dans Gaité parisienne de Manuel Rosenthal d’après Offenbach ou les Pins et les Fontaines de Rome. Le ballet est assez présent avec quelques compilations très oubliables sous la baguette de Stanley Black . Mais, on se réjouit de retrouver le Lac des Cygnes dirigé par Anatole Fistoulari , l’une des grandes baguettes de l’art du ballet. Le gros du répertoire Phase 4 est dirigé par Leopold Stokowski , capté à la toute fin de sa vie (il est alors nonagénaire) à la tête du London Symphony Orchestra ou du New Philharmonia Orchestra. Si Wagner est à la fête, on en dira moins des Quatre saisons de Vivaldi ou de la Symphonie n°9 de Beethoven. Notons que Stokowski y dirige sa propre orchestration des Tableaux d’une exposition de Moussorgski, une relecture radicale en technicolor, loin de la finesse d’un Maurice Ravel . Si l’on quitte un peu les rives du classique « pur et dur », on peut se sustenter des Gershwin par les « Boston Pops » d’Arthur Fiedler ou des musiques de film de Bernard Hermann dirigées par le maître lui-même. Karajan. Symphony Edition. Berliner Philharmoniker. 1 coffret de 38 CD DGG. Référence 477 8005. Les 25 ans de la mort d’Herbert von Karajan furent l’occasion de remettre sur le métier son intégrale des Symphonies de Beethoven publiées en 196 3, mais aussi de ressortir un coffret fondamental, base des discothèques : les intégrales (ou semi-intégrales) : Haydn, Mozart, Brahms, Beethoven, Brahms, Bruckner, Mendelssohn, Schumann et Tchaïkovski. Elles sont toutes enregistrées avec le Philharmonique de Berlin, entre 1963 et 1987. Il faut prendre ce coffret comme un tout avec ses forces et ses faiblesses. Si Mozart et Haydn sonnent « veille école », les intégrales Bruckner, Mendelssohn ou Schumann n’ont jamais eu trop bonne presse ; pourtant la splendeur de l’orchestre et sa qualité de jeu restent exceptionnelles. Enfin, Beethoven et Brahms sont toujours des musts absolus de la discographie. Quant à Tchaïkovski, c’est du très grand spectacle symphonique avec un chef inspiré et un orchestre en parade ! Rien de nouveau pour ce coffret, mais compilé de la sorte, il est cadeau encore parfait pour découvrir (ou redécouvrir) l’art de ce chef décrié mais unique ! Patrice Fontanarosa. Portraits. 1 coffret de 12 CD Decca. Référence : 4811195. Entre 1968 et 1978, le violoniste Patrice Fontanarosa était un artiste sous contrat avec Decca France. Il enregistra plusieurs albums devenus introuvables et même, pour certains complètements oubliés des discographies. Decca France remet tous ces enregistrements dans un joli coffret de 12 albums qui alterne les concertos, les récitals et de la musique de chambre. Comme beaucoup de coffrets monographiques, il faut juger l’ensemble au détriment du détail. C’est dans la musique de chambre (avec son frère et sa sœur) qu’il est à son meilleur. Les trios de Schubert, Ravel et Fauré bénéficient d’interprétations franches et musicales. Les petites pièces violonistiques sont, quant à elles, ciselées avec amour de la musique. Les concertos du répertoire (Beethoven, Mendelssohn, Brahms, Sibelius) ne sont pas oubliés et documentent le musicien à différentes périodes de sa carrière. On s’avère séduits par deux albums en particuliers : la Fantaisie et le Concerto de Robert Schumann et un album très français-russe autour du Poème de Chausson et de la Fantaisie de concert de Rimski-Korsakov (dont c’était le premier enregistrement mondial). Ce coffret, très musical s’avère attachant malgré ses inégalités et constitue un bel hommage à un violoniste français majeur de notre époque.



Carnets sur sol

14 décembre

Programme tout Dupont au Théâtre Adyar

Ce mardi 16 décembre, un petit événément : un concert rassemblant les différentes facettes de Gabriel Dupont. Opéra vériste, opéra oriental, mélodies, piano, musique de chambre. Avec deux pièces de contemporains (Debussy et Ravel), sans doute pour permettre au public ingénu de situer un peu Dupont… Le programme est en principe secret, mais Carnets sur sol vous le livre en exclusivité : - Air extrait de l’opéra La Cabrera : “Ah! Infamia” - Extraits des Heures Dolentes : 1. Après midi de dimanche 2. La Mort rôde - Quatuor à cordes de Maurice Ravel, 1er mouvement : Allegro moderato - Extraits des Poèmes d’Automne 1. Si j’ai aimé (Henri de Régnier) 2. Ophélia (Arthur Rimbaud) 3. Au temps de la mort des marjolaines (Stuart Merrill) - Extrait de La Maison dans les dunes: Mon frère le vent et ma soeur la pluie - Rhapsodie pour clarinette et piano de Claude Debussy - Air extrait de l'opéra Antar: “Ô nuit pareille à moi” - Poème pour piano et quatuor à cordes, premier mouvement: Sombre et douloureux Que des bijoux, qui donnent un aperçu adroit de son legs. Quatrième concert principalement consacré à Dupont en moins de deux ans, c'est, il faut l'espérer, un juste retour en grâce. L'Opéra-Comique pourrait peut-être nous donner La Farce du Cuvier, dont le disque ne documente que. (En revanche, La Cabrera se trouve chez Bongiovanni et la radio allemande a déjà diffusé Antar. La musique de chambre et les mélodies se trouvent chez Timpani, et même chez d'autres — mais chez Timpani, non seulement c'est militant, mais c'est meilleur.) Nous avions déjà un peu parlé du style de Dupont et de l'intégrale des mélodies il y a longtemps ; mais aussi posté un extrait d'Antar (il y a cinq ans tout de même). En plus, ce n'est pas cher (15€), et nettement en-dessous des tarifs habituels au Théâtre Adyar . Si vous y allez, présentez-vous de ma part à Jean-Yves à la caisse – il ne vous fera pas de réduction, mais il vous adressera un sourire. [Non pas qu'il ne soit pas souriant d'ordinaire, remarquez bien.]

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13 décembre

Contes musicaux d’enfance à Rochemontès

Souvenirs d’enfance à travers des contes musicaux, c’est ainsi qu’ouvrait la nouvelle saison de l’Orangerie de Rochemontès. Quelques semaines avant Noël, Catherine Kauffmann-Saint-Martin avait concocté un programme destiné aux enfants de tous les âges avec trois contes illustrés en musique, qui ont marqué nos jeunes années et surtout la fluidité du piano de Jérémie Honnoré et l’art de conter de François Castang , qui fut longtemps l’une des grandes voix de France Musique. Les enfants étaient au rendez-vous et pour une fois les têtes blanches semblaient moins nombreuses. La balade commence avec une intrusion poétique dans l’univers de Charles Perrault avec Les Contes de ma mère l’oye, ces petites pépites de Ravel, qui rédigea également le texte. Jérémie Honnoré décline avec finesse cet univers fantastique tandis que François Castang en conteur avisé, capte immédiatement l’attention dans cette valse où la Belle au bois dormant croise le Petit Poucet, la petite Laideronnette ou encore la Belle et la Bête. Les deux compères se complètent à merveille, la musique de l’un donnant une portée plus vaste aux mots de l’autre. Rien ne pouvait mieux convenir à Jérémie Honnoré que la triste histoire de La Chèvre de Monsieur Seguin issue des Lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet . En effet, le pianiste provençal a fondé il y a quelques années, le festival Musique à la ferme dans une chèvrerie telle que l’on peut imaginer celle de l’infortuné propriétaire. Il y a en outre commandé une partition au compositeur Lionel Ginoux , lequel a non seulement rendu l’atmosphère dramatique de la nouvelle, mais on y entend l’insouciance de la petite chèvre dans la nature, le bruissement du vent et le mouvement des feuilles dans les montagnes, tout comme l’âpreté du long combat avec le loup. Une musique impressionniste parfaitement interprétée par Jérémie Honnoré. François Castang parvient à nous tenir en haleine en disant cette histoire connue depuis toujours. Il la replace dans son contexte de parabole destinée au poète lyrique Pierre Gringoire , qui n’a jamais voulu entrer dans un journal afin de rester libre. Signe des temps, l’Histoire de Babar, avec son charme suranné et la merveilleuse partition de Francis Poulenc paraissait de trop pour l’attention du jeune public, qui éprouvait des difficultés réelles à maintenir sa concentration. Pourtant, nous nous laissons entraîner avec plaisir dans cette histoire de Jean de Brunhoff , qui connut un immense succès dans les années 30 du siècle dernier, sur laquelle Francis Poulenc improvisa pour distraire des petits cousins un jour de 1940. Devant le succès familial, il reprit et nota ces superbes esquisses quelques années plus tard. Jérémie Honnoré l’interprète avec légèreté et de façon très vivante. Rien de mieux pour entrer sereinement dans le temps de Noël !

Maurice Ravel
(1875 – 1937)

Maurice Ravel (7 mars 1875 - 28 décembre 1937), était un compositeur français de l’époque moderne. Avec son aîné Claude Debussy, Ravel fut la figure la plus influente de la musique française de son époque et le principal représentant du courant dit impressionniste au début du xxe siècle. Son œuvre, modeste en nombre d'opus (quatre-vingt-six œuvres originales, vingt-cinq œuvres orchestrées ou transcrites), est le fruit d'un héritage complexe s'étendant de Couperin et Rameau jusqu'aux couleurs du jazz et d'influences multiples dont celle, récurrente, de l'Espagne. Caractérisée par une grande diversité de genres, la production musicale de Ravel respecte dans son ensemble la tradition classique et s'étale sur une période créatrice de plus de quarante années qui la rendent contemporaine de celles de Fauré et Debussy mais aussi de Stravinski, Bartók ou Gershwin. La grande majorité de ses œuvres a intégré le répertoire de concert. Parmi celles-ci le ballet symphonique Daphnis et Chloé (1909-12), le Boléro (1928), les deux concertos pour piano et orchestre (pour la main gauche, 1929-31 ; en sol majeur, 1930-31) et l’orchestration des Tableaux d'une exposition de Moussorgski (1922) sont celles qui ont le plus contribué, depuis des décennies, à sa renommée internationale. Reconnu comme un maître de l’orchestration et un artisan perfectionniste, Ravel ne s'est jamais départi d'une sensibilité et d'une expressivité particulière.



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