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Musique classique et opéra par Classissima

Maurice Ravel

dimanche 19 février 2017


Classiquenews.com - Articles

17 février

CD, compte rendu critique. SAINT-SAËNS : mélodies avec orchestre (Christoyannis, Beuron, M. Poschner, 1 cd Alpha, 2016)

Classiquenews.com - Articles CD, compte rendu critique. SAINT-SAËNS : mélodies avec orchestre (Christoyanis, Beuron, M. Poschner, 1 cd Alpha, 2016). En place des airs d’opéras, au sein des récitals bricolés – qui y « font souvent piteuse figure », Saint-Saëns prône plutôt les airs avec orchestre, mélodies symphoniques qui dans ce recueil jubilatoire rétablissent l’activité du compositeur et sa pleine réussite, avant les Duparc, Fauré, Chausson et autre Debussy ou Ravel de grand génie et sublime inspiration. Enregistré en 2016 à Lugano en Suisse, ce programme réjouissant laisse toute sa place à la ciselure du français prosodique, admirablement taillé et ciselé par un compositeur de génie, – malgré un orchestre ici assez routinier et un chef peu inspiré par la lyre poétique : plus dramatique et épais que vraiment caractérisé et irrisé. C’est que sur le plateau règnent deux diseurs absolus, ailleurs rompus à l’exigence lyrique et aussi pleins acteurs d’opéras. Aucun doute, le ténor Yann Beuron et l’excellent baryton Tassis Christoyannis éblouissent par leur sens du verbe, leur articulation souveraine – l’intelligibilité est préservée et se révèle exemplaire pour toute la classe des jeunes chanteurs d’aujourd’hui désireux de réussir leur français parlé, chanté, déclamé. Tout coule et se déroule avec une aisance vocale indiscutable, et aussi une intelligence des couleurs comme de l’effusion suggestive, d’une grande réussite. On passe d’un air de ténor à son suivant pour baryton avec une finesse d’intonation et une tension dans la concentration expressive qui force l’admiration. D’après Hugo (L’attente, Extase, Le pas d’armes du roi Jean, …), d’après Aguétant ou Banville (Les fées, Aimons-nous), et même sur les propres vers de Saint-Saëns (unique pièce ici Les Cloches de la mer), l’ensemble s’offre comme un bouquet de senteurs rares, au charme qui opère selon la subtilité savamment préservée. Quand Saint-Saëns rêvait de lieder français symphoniques… Essor de la prosodie romantique française… avec orchestre La délicatesse des images poétiques comme musicales pourraient basculer dans le kitsch et la minauderie : rien de tel grâce au jeu filigrané des deux chanteurs, à la mâle rêverie, entre volupté et vive narration. Les deux voix s’accordent idéalement aux atmosphères orchestrales, fantastiques ou sombres, nuancées comme la palette et les effets scintillants d’un peintre paysagiste. Elles se prêtent distinctement à cette sensualité au parfum exotique, à ce lointain rêveur, langoureux / languissant dans La Splendeur vide, Au cimetière, La Brise (Mélodies persanes, opus 26) à l’orientalisme allusif et assumé. Les mélodies coulent sous le plume de Saint-Saëns : depuis l’Enlèvement d’après Hugo, écrit en 1848 (à 13 ans), jusqu’à l’Attente de 1855…, surtout Aimons-nous (de Banville) de … 1919. Contre le germanisme (wagnérisme conquérant et croissant), contre les maladresses des étrangers à l’opéra dans l’écriture d’un français de moins en moins prosodique, Saint-Saëns milite, résiste, argumente les bienfaits d’une langue mélodique et orchestrale régénérée et grâ ce à lui, toujours vivace : ce recueil le montre totalement. Saint-Saëns employait lui-même le terme « lied avec orchestre », soucieux de renouer avec cet esprit fusionnel poésie / musique propre aux romantiques allemands (de Schumann à Wolf). On retrouvera dans ce programme d’inédits et de pièces méconnues, pourtant de jeunesse, une parfaite application de ces principes. Saint-Saëns réaffirme encore la prééminence de l’art français dans le contexte de la création de la Société nationale de musique (1871) : l’ars gallica supplantant tous les autres; mais grâce à sa finesse d’inspiration, jamais la vanité patriote ne s’autorise un excès de démonstratif clinquant (la leçon de Mozart, … ou plutôt de Rameau aura été assimilée). C’est que saint-sains en compositeur cultivé écarte toute musique publicitaire. Voici assurément un excellent disque à posséder, écouter et réécouter, emblématique de l’essor actuel de la mélodie romantique française. ___________ CD, compte rendu critique. SAINT-SAËNS : mélodies avec orchestre (Christoyannis, Beuron, M. Poschner, 1 cd Alpha, 2016) – CLIC de CLASSIQUENEWS de février et mars 2017.

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Sonates en tout genre sous les doigts de Marc-André Hamelin

Lyon. Auditorium Maurice Ravel. 15-II-2017. Joseph Haydn (1732-1809) : Sonate pour piano n° 58 en ut majeur Hob.XVI : 48. Samouïl Feinberg (1890-1962) : Sonate pour piano n°1 en la majeur op.1 ; Sonate pour piano n° 2 en la mineur op.2. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Sonate pour piano n° 23 en fa mineur op.57 « Appassionata ». Alexandre Scriabine (1871-1915) : Sonate pour piano n° 7 op.64 « Messe blanche ». Frédéric Chopin (1810-1849) : Sonate pour piano n° 2 en si bémol mineur op.35. Marc-André Hamelin, piano.




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16 février

PARIS, Festival Présences 2017. Focus du 16 février 2017 : Ce soir, 20h, programme symphonique et lyrique Adamek, Saariaho : Polednice, True Fire et Orion…

PARIS, Festival Présences 2017. Focus du 16 février 2017 : ce soir Adamek, Saariaho : Polednice, True Fire et Orion… C’est assurément une nouvelle grande soirée symphonique (lyrique et chorale) qui s’annonce ce soir à l’Auditorium de la Maison de la radio dans le cadre du Festival Présences 2017. Outre qu’il s’agit d’un plateau somptueux accordant les phalanges maison (National de France et Choeur de Radio France, sous la direction de Olari Elts), les heureux parisiens pourront découvrir la nouvelle version en création mondiale de la fresque flamboyante Polednice pour choeur et orchestre du jeune compositeur Ondrej Adamek (début de programme). La trame de la partition puise dans la légende romantique tchèque, et convoque un démon paraissant à minuit, semant horreur, fascination, fantastique… « Polednice ». Mort des enfants perdus, rêve, réalité, ombre et lumière… sont autant de thèmes chers à Adamek qui traite l’écriture orchestrale avec le génie d’un Ravel ou d’un Rachmaninov. La sorcière Polednice avait déjà retenu l’inspiration de Dvorak, sa fabuleuse apparition semant l’effroi et la mort (un infanticide par la mère terrorisée). Elle prend l’entrée de son mari pour le surgissement du démon dans sa cuisine (!)… Adamek mêle texture orchestral et bruits de cuisine, réorganise le souffle du drame noir et terrifiant en combat entre le rêve fantastique (première partie) et réalité tout autant glaçante (seconde partie). Voici assurément l’une des partitions les plus narratives et impétueuse du jeune compositeur tchèque. Puis deux oeuvres majeures de la Finlandaise à l’honneur cette année, Kaija Saariaho soulignent la puissance de son écriture à la fois poétique dans l’expression de l’intimité et de la fragilité humaine, et puissante dans l’approfondissement des thèmes et atmosphères développées. Ainsi, True Fire pour baryton et orchestre, en création française, surtout en fin de programme, sa fabuleuse épopée orchestrale : Orion, en trois parties qui est déjà devenu un classique du XXIè siècle. Orion créé en janvier 2003 fusionne souffle statique d’une éternité magicienne observée, exprimée (le destin surhumain du géant Orion, fils de Poséidon et capable de marcher sur les eaux), mais aussi précipitation dramatique de l’action tragique (quand le bel Orion, chasseur irrésistible est terrassé par Artémis/Diane). La partition est l’une des plus impressionnantes jamais écrites par Kaija Saariaho pour grand orchestre. Un must absolu. Soirée incontournable à la Maison de Radio France, ce soir 20h. _____________________ VOIR aussi notre présentation vidéo du concert du 16 février 2017 par Kaija Saarihao, Sofi Jannin et Eric Denut (Polidnice, True Fire, Orion) LIRE notre présentation générale du Festival Présences 2017 / Kaija Saariaho, un portrait ; notre présentation du Concert inaugural du Festival Présences 2017 : « Je dévoile ma voix » TOUTES LES INFOS et les modalités de réservation sur le site du Festival Présences 2017 de Radio France



La lettre du musicien (Comptes rendus)

14 février

Rachmaninov et Chostakovitch par Varvara et l'Orchestre national de Lille

Originaire de Russie, la pianiste Varvara (elle se fait appeler par son prénom) s’est fait connaître en devenant la lauréate du concours Geza Anda en 2012. Invitée de l’Orchestre national de Lille, elle a interprété, au Nouveau Siècle, le Concerto n°1 de Rachmaninov. A la baguette, son compatriote Vladimir Verbitsky, a ensuite dirigé une mémorable Symphonie n°11 de ChostakovitchLa Moscovite de 33 ans était déjà connue du public lilois : il y a deux ans, elle avait marqué les esprits en donnant un programme Chopin-Ravel, à l’occasion du Lille Piano(s) Festival. C’est avec le premier opus pianistique de Rachmaninov qu’elle revient, toujours avec la fraîcheur expressive qui la caractérise. Au-delà de toute considération technique, il y a chez Varvara un supplément d’âme qui ajoute encore et toujours de la beauté et du mystère à l’interprétation des œuvres qu’elle interprète. Guidé par une direction très bondissante de Vladimir Verbitsky, l’Orchestre national de Lille ne démérite pas non plus, même si on peut regretter le choix d’un tempo un peu lent dans le phrasé initial du deuxième mouvement. Dans le troisième, Varvara n’est pas loin de distancer ses partenaires à cause d’une fulgurance libre dans les traits, et le final résonne dans un romantisme exacerbé. Après l’entracte, chef et orchestre s’attellent à la Symphonie n°11 de Chostakovitch, dont le sous-titre est “L’année 1905”. Le long adagio du premier mouvement, “La place du palais”, ne raconte pas grand-chose mais esquisse l’atmosphère précédant le drame sanglant de cette fameuse année 1905, développé dans le second mouvement. La formation lilloise en livre une réalisation exemplaire en parvenant à traduire les différents climats. La violence, les cris et la douleur du deuxième mouvement, “Le 9 janvier”, sont ici exaltés : l’aspect âpre et tranchant de ce mouvement est ainsi parfaitement rendu et prépare efficacement le funèbre Adagio qui suit, “Mémoire éternelle”. La soirée se termine par un implacable “Tocsin”, proche de l’apocalypse, qui cloue d’abord l’auditoire sur place, avant que de nombreux rappels saluent la performance des musiciens. (10 février)

Maurice Ravel
(1875 – 1937)

Maurice Ravel (7 mars 1875 - 28 décembre 1937), était un compositeur français de l’époque moderne. Avec son aîné Claude Debussy, Ravel fut la figure la plus influente de la musique française de son époque et le principal représentant du courant dit impressionniste au début du xxe siècle. Son œuvre, modeste en nombre d'opus (quatre-vingt-six œuvres originales, vingt-cinq œuvres orchestrées ou transcrites), est le fruit d'un héritage complexe s'étendant de Couperin et Rameau jusqu'aux couleurs du jazz et d'influences multiples dont celle, récurrente, de l'Espagne. Caractérisée par une grande diversité de genres, la production musicale de Ravel respecte dans son ensemble la tradition classique et s'étale sur une période créatrice de plus de quarante années qui la rendent contemporaine de celles de Fauré et Debussy mais aussi de Stravinski, Bartók ou Gershwin. La grande majorité de ses œuvres a intégré le répertoire de concert. Parmi celles-ci le ballet symphonique Daphnis et Chloé (1909-12), le Boléro (1928), les deux concertos pour piano et orchestre (pour la main gauche, 1929-31 ; en sol majeur, 1930-31) et l’orchestration des Tableaux d'une exposition de Moussorgski (1922) sont celles qui ont le plus contribué, depuis des décennies, à sa renommée internationale. Reconnu comme un maître de l’orchestration et un artisan perfectionniste, Ravel ne s'est jamais départi d'une sensibilité et d'une expressivité particulière.



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