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Musique classique et opéra par Classissima

Maurice Ravel

lundi 2 mai 2016


Classiquenews.com - Articles

24 avril

CD, réédition: Centenaire Yehudi Menuhin par Warner classics

Classiquenews.com - Articles CD, réédition: Centenaire Yehudi Menuhin par Warner classics. Le 22 avril 2016 naissait new yorkais, le violoniste virtuose Yehudi Menuhin. Si Dieu était un son, il serait le violon de Yehudi Menuhin : on connaît la célèbre déclaration d’Albert Einstein à propos du charisme précoce du Menuhin pourtant adolescent : “Ce soir vous m’avez prouvé l’existence de Dieu”… A 10 ans, Yehudi Menuhin était déjà doué d’une maturité musiclae interprétative phénoménale. Warner classics hériter du fonds Menuhin célèbre donc le centenaire de la naissance du violoniste mythique né en 1916 et fait exceptionnel pour un artiste, autant humaniste convaincu militant, citoyen du monde pacifiste et altruiste que fin musicien. L’homme et l’instrumentiste dans son cas ne font qu’un : d’une rare force morale et artistique. Mais Menuhin fut aussi doué d’une générosité et d’une curiosité peu communes qui demeurent exemplaires… Son legs comme c’est le cas de Karajan pour DG par exemple, montre l’étendue d’une sensibilité à la palette très large : soit 80 cd (remastérisés) / 11 dvd et un livre en un coffret composant l’édition “magistrale” Yehudi Menuhin 1916 – 2016 ; ou 80 cd en 5 coffrets séparés (intitulés “The Menuhin Century”), complétés par quelques titres complémentaires et thématisés (“Le Violon du siècle” en 2cd, ou 1 dvd ; “Yehudi Menuhin pour les enfants”, “Yehudi Menuhin avec Ravi Shankar” en single…). Plutôt qu’une intégrale bien sage et trop classique, Warner mise avec raison sur une approche thématique qui évite les doublons car le violoniste légendaire a enregistré à plusieurs reprises plusieurs de son œuvres fétiches qui étaient nombreuses. Si la somme constituée est incomplète, l’apport et son approche éditoriale sont justes, plutôt passionnants. Ainsi le coffret unique ou ceux démultipliés autonomes comprennent plusieurs inédits gravés en concert, permettant de mesurer le charisme de l’interprète sur le vif, capable d’intériorité et de tension, de gravité lumineuse, d’innocence préservée, de compassion fraternelle… C’est peu dire que Menuhin a nourri son archet d’un supplément d’âme ; à techniques égales, beaucoup de solistes n’atteignent pas à cette simplicité, cette évidence stylistique qui sert la musique plutôt que de se servir d’elle pour faire vibrer leur égo narcissique démesuré. Le violoniste au son angélique, divin, incandescent et quasi immatériel ; le chambriste, partenaire inspiré en duo fraternel au sens strict avec sa sœur Hephzibah ; mais aussi le chef d’orchestre avec son orchestre à Bath… A tous les moments de sa vie de citoyen comme d’artiste concerné, Yehudi Menuhin semble réinventer son propre son, soucieux de son évidence plutôt que de sa sonorité démonstrative. Parmi nos coffrets préférés, parmi ceux que la Rédaction de Classiquenews a réçu, soulignons la valeur des cycles : 1 – “Complete recordings with Hephzibah Menuhin” / Intégrale des enregistrements avec Hephzibah Menuhin, piano / 1933 – 1978 : 20 cd où violon et piano dansent, dialoguent, s’embrasent chez Mozart, Beethoven, Brahms, Lekeu, Franck, Enescu, Bartok, Elgar… (Sonates, duos, trios, Concertos…). Les deux âmes fusionnent et s’exaltent véritablement en une entente prodigieuse, un miracle fraternel et même gémellaire sur le plan musical qui semble réactiver le modèle historique légendaire sousjacent, celui baroque et néoclassique des Mozart enfants, Wolfgang et Nannerl. Décédée en 1981, le sœur tant aimée laisse un Menuhin à jamais orphelin d’une totalité perdue. 2 – “Unpublished recordings and Rareties” / inédits et raretés” : c’est le coffret essentiel de la série, celui qui collant à l’angle thématique, révèle plusieurs enregistrements inconnus d’autant plus précieux sur l’art de Menuhin, de surcroît dans des partitions souvent rares, dont le choix dévoile aussi l’étendue du répertoire abordé et l’intelligence dans sa gestion progressive ; les années 1930 et 1940 constituent un socle (Bach, Beethoven, Bruch, Tartini, Ravel, Kreisler… mais aussi les baroques Locatelli et Haendel, sans omettre Dvorak, Bartok…) ; les années 1950 donc l’après guerre ouvrent de nouveaux champs d’exploration : Lalo, Pagannini aux côtés des immortels inusables Mendelssohn, Mozart… (jusqu’en 1958) ; Warner ajoute un cycle inoubliable par sa musicalité profonde et subtile, alliance née d’une entente fraternelle et d’une complicité humaine et artistique : les 2 cd en duo avec Gerald Moore (Wienewski, Kreisler, Corelli, Sarasate, Debussy… 1947-1968) ; les piliers de l’accomplissement Menuhin demeurent ici, révélés dans leur intensité intérieure : les 2 cd Bach (violon / clavecin – George Malcolm : 1961) ; les Concertos de Viotti, Bruch (1971-1976 dont Bruch donc avec Adrian Boult, LSO – 1971), les Sonates de Brahms (Louis Kentner, piano /1980), sans omettre révélateurs d’une curiosité à 360° y compris dans les dernières années : 12 Sonates opus 5 pour violon et continuo de Corelli (le plus solaire des Baroques ?, comme Menuhin : avec George Malcolm au clavecin et Robert Donington comme gambiste / 2 cd Londres 1978-1979), les Concertos de Leclair et Tartini (Polish chamber orchestra / 1983). Le classement chronologique de 22 cd ainsi réunis facilite leur écoute et rétablit l’évolution du goût comme du style de Yehudi Menuhin. On peut relever ici et là, défis et réalités des live mais aussi vieillissement inéluctable de l’expérience et su parcours artistique, une justesse aléatoire et une main moins sûre surtout à partir de 1961… qu’importe, la perfection n’étant pas humaine, – et ailleurs, l’équité et la sincérité étant toujours omniprésentes, le geste Menuhin dans globalité, reste irrésistible. Indispensable. 3 – Yehudi Menuhin pour les enfants : les 2 cd soulignent évidemment le souci du violoniste pour la transmission : toute une vie dédiée à l’accessibilité de la musique et son explication au plus grand nombre comme aux plus jeunes. Le cd1 raconte la vide de Yehudi Menuhin, texte clair et prenant, illustré par une collection de pièces courte mais évocatrices jouées par Menuhin. Le cd2, permet au chef violoniste de prendre la parole et d’expliquer les instruments de l’orchestre par familles (cordes, bois, cuivres, enfin harpe, célesta et percussions – avec les membres du Philharmonia Orchestra)… jubilatoire. 4 – DVD. Ne manquez pas d’acquérir non plus le dvd réédité pour le centenaire 2016 : “YEHUDI MENUHIN : Le violon du siècle / The violin of the century”, documentaire de B. Monsaingeon, 1994 – Euroarts / Warner. Profil acéré, silhouette nerveuse et regard vif : Yehudi était aussi un interprète au charme saisissant… CD, réédition: Centenaire Yehudi Menuhin par Warner classics. Inédits remarquables, son remastérisés, sélection pertinente : autant de qualités qui font la très haute valeur des coffrets Yehudi Menuhin édités par Warner classics, pour son centenaire 2016. + d’infos sur le site de WARNER classics / VISITER aussi la page dédiée à l’édition Yehudi Menuhin 2016 sur le site de Warner classics

Resmusica.com

30 avril

Exhumation de quelques inédits de Christian Ferras

Christian Ferras (violon), Shuku Iwasaki, Pierre Barbizet, Ernest Lush (pianos). Œuvres de Rameau, Tchaikovsky, Granados, Mendelssohn, Debussy, Drdla, Bach, Boccherini, Ravel, Dvorak, Beethoven, Albeniz, Schubert, Kreisler, Sarasate, Massenet et Fauré. 1 CD DGG. Référence 4825037. Enregistré les 26 et 27 novembre 1948, le 15 février 1951 à Paris, les 10 et 11 avril 1971 au Japon. Durée : 1h.12’






Carnets sur sol

25 avril

Entendre parler la musique

CNSM – Récital de la classe de direction de chant d'Erika Guiomar Voici sept ans que je parcours les saisons franciliennes… et mon premier récital intégralement consacré au piano ! Il faut dire que les programmes vraiment originaux sont peu ou prou au nombre d'un par an, et qu'ils ne tombent pas toujours au bon moment. Par ailleurs, je trouve la plus-value en concert moindre que pour le chant, l'orchestre, le quatuor… Il faut dire aussi que les pièces virtuoses habituellement choisies m'ennuient un peu, même lorsqu'elles sont de qualité : mon intérêt est en général déclinant, à densité égale, lorsqu'on habille le tout de gammes, arpèges, et autres ornements aussi ostentatoires que peu substantiels. Ce concert était donc le choix parfait : la classe de directeur de chant forme les chefs de chant, c'est-à-dire ces pianistes excellents lecteurs qui préparent les chanteurs sans se produire eux-mêmes en concert – sauf si telle star veut son chef de chant pour plus de confort, bien sûr. Au lieu de leur faire accompagner des chanteurs qui leur auraient nécessairement volé la vedette, ils jouent seuls, des transcriptions de pièces symphoniques et surtout lyriques. Si l'on retrouve quelques classiques comme la paraphrase de Tannhäuser par Lisz et La Valse de Ravel, on y entend aussi des transcriptions moins pratiquées : le Prélude des Gurrelieder (transcrit par l'une des élèves, Lucie Seillet), la réduction pour quatre mains de La Mer de Debussy, de la main du compositeur, es arrangements lisztiens d'Aida, la mort de Thaïs paraphrasée par Saint-Saëns, une paraphrase originale de Faust (Rémi Chaulet), des variations simples sur la Flûte Enchantée, les Danses polovstiennes, une version de l'Ouverture du Barbier de Séville émaillée de faux pains. Outre l'intérêt de certaines pièces (La Mer ainsi radiographiée, ou la spectaculaire mort de Thaïs), et la beauté de toutes (moins convaincu par le Prélude des Gurrelieder, un peu minimaliste ainsi, presque du Glass bien harmonisé), ce concert était impressionnant par l'audible compréhension des pianistes de ce qu'ils jouaient. Les plans, les équilibres internes, la logique harmonique étaient soudains mis à nus : ces gens plongent au cœur de la musique, et le font entendre. En cela, il existe des gammes sans doute plus égales, des arpèges plus vigoureux (au demeurant, tous d'excellents doigts, vraiment pas le tout-venant des chefs de chant !), mais j'ai rarement entendu des pianistes regarder aussi profondément à l'intérieur de la musique. On ne cherche pas les petites anticipations de basse et autres expédients du virtuose, on appuie simplement les notes qui, dans l'accord, exaltent la tension et la logique de succession. Très impressionnant, passionnant, grisant. Particulièrement aimé Pierre Thibout (rien qu'en plaquant les accords simples de la marche des pèlerins de Tannhäuser, on entendait la causalité de chaque accord, chacun pourvu d'un relief extraordinaire… on entendait Wagner composer !) et Nicolas Chevereau (judicieusement servi par la superbe paraphrase sur Massenet, d'un véritable niveau de soliste), qui officie régulièrement avec L'Oiseleur des Longchamps – prochain concert le 11 mai, autour des berceuses. L'un des meilleurs concerts de toute la saison francilienne, sans hésitation.

Maurice Ravel
(1875 – 1937)

Maurice Ravel (7 mars 1875 - 28 décembre 1937), était un compositeur français de l’époque moderne. Avec son aîné Claude Debussy, Ravel fut la figure la plus influente de la musique française de son époque et le principal représentant du courant dit impressionniste au début du xxe siècle. Son œuvre, modeste en nombre d'opus (quatre-vingt-six œuvres originales, vingt-cinq œuvres orchestrées ou transcrites), est le fruit d'un héritage complexe s'étendant de Couperin et Rameau jusqu'aux couleurs du jazz et d'influences multiples dont celle, récurrente, de l'Espagne. Caractérisée par une grande diversité de genres, la production musicale de Ravel respecte dans son ensemble la tradition classique et s'étale sur une période créatrice de plus de quarante années qui la rendent contemporaine de celles de Fauré et Debussy mais aussi de Stravinski, Bartók ou Gershwin. La grande majorité de ses œuvres a intégré le répertoire de concert. Parmi celles-ci le ballet symphonique Daphnis et Chloé (1909-12), le Boléro (1928), les deux concertos pour piano et orchestre (pour la main gauche, 1929-31 ; en sol majeur, 1930-31) et l’orchestration des Tableaux d'une exposition de Moussorgski (1922) sont celles qui ont le plus contribué, depuis des décennies, à sa renommée internationale. Reconnu comme un maître de l’orchestration et un artisan perfectionniste, Ravel ne s'est jamais départi d'une sensibilité et d'une expressivité particulière.



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