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Musique classique et opéra par Classissima

Maurice Ravel

jeudi 18 septembre 2014


Classique... mais pas has been

1 septembre

Les racines basques du Boléro

Classique... mais pas has beenFESTIVAL - Les sœurs Labèque au piano et le trio de percussionnistes basques Kalakan donnent une version étonnante du Boléro de Ravel, un temps fort du festival Musique en côte basque. Musique en Côte basque ouvre vendredi sa 55e édition. Au régime à cause de la crise, le festival propose moins de concerts - dix rendez-vous concentrés sur trois week-ends - mais toujours de grands artistes : les pianistes Bertrand Chamayou et Vanessa Wagner, la violoncelliste Ophélie Gaillard, et surtout Katia et Marielle Labèque, deux reines du clavier. Nées à Bayonne à deux ans d’intervalle – Katia est l’aînée – les deux sœurs présentent à Anglet un drôle de programme autour du Boléro de Ravel… version basque pourrait-on dire. « Nous étions en train d’enregistrer la version pour deux pianos, écrite par Maurice Ravel lui même, se souvient Katia, mais nous n’étions pas totalement satisfaites »… « Il manquait quelque chose », ajoute Marielle. La rencontre avec Thierry Biscary, percussionniste et chanteur du répertoire traditionnel basque, fondateur du trio Kalakan, va tout chambouler. Elles renoncent à leur quatre-mains pour intégrer une txalaparta, un cousin du xylophone, et un atabal, proche de la caisse claire… pour un résultat éblouissant. Avec les instruments basques, le Boléro de Ravel devient « plus tribal », dixit Katia, « sauvage », renchérit Marielle à raison. Le Boléro aurait-il des racines basques ? Rien d’improbable puisque Maurice Ravel est né à Ciboure en 1875. « On a beaucoup associé Ravel à l’Espagne mais il s’agit d’une Espagne fantasmée, explique Katia : Ravel n’a jamais passé la frontière ! Ses références sont celles du pays basque. » Si rien dans les déclarations de Ravel ne pourrait confirmer cette théorie, le compositeur Michel Sendrez né à Saint-Jean-de-Luz a largement analysé les racines basques du Boléro. Pour lui pas de doute : les premières notes de la partition évoque le Txitsu, une flute à bec basque ! « L’influence de la musique populaire et folklorique sur les grands compositeurs classiques est récurrent, rappelle Katia Labèque. Mozart a repris la comptine française « Ah vous dirais-je maman », Brahms compose des danses hongroises, etc. ». Ce mélange entre le savant et le populaire est un thème qui fascine la pianiste. Le programme donné à Anglet mettra à l’affiche deux autres compositeurs savants et populaires : les américains George Gershwin et Philip Glass. La « Rhapsody in Blue » du premier a lancé la carrière internationale des deux pianistes françaises. Philip Glass est l’un des chefs de file de la musique minimaliste, le dernier cheval de bataille de Katia et Marielle. Le moteur des sœurs Labèque ? Les coups de cœur et l’amitié. Elles se sont prises de passion pour le trio Kalakan au point de le présenter à une amie, une certaine Madonna. De passage sur la Côte basque, l’icône de la pop musique tombe sous le charme de « la sincérité, la vérité » du travail du trio, selon les mots de Marielle, et les embarquent pour sa tournée mondiale, le « MDNA tour », en 2012. A Anglet pour Musique en Côte basque ou le lendemain à Zumarraga dans le pays basque espagnol pour une soirée « Kalakan and friends », il sera difficile de savoir qui de Kalakan ou des sœurs Labèque sont les stars du pays. Les deux pianistes n’entretiennent pas les mêmes rapports avec leur terre natale. Elles se souviennent des chœurs basques qu’elles écoutaient à Hendaye, enfants. Formée par leur mère, pianiste, elles sont parties tôt à Paris, à 12 et 14 ans, pour entrer au Conservatoire supérieur de musique. L’été, Katia préfère rester en Italie, où les deux pianistes ont élu résidence et où la passion pour la musique est partout. « Quand nous étions enfants, il y avait quelques concerts privés de grands musiciens. Aujourd’hui la situation n’a guère changé. Il y a heureusement Musique en Côte basque mais ce festival n’est pas beaucoup soutenu localement. Après leur tournée avec Madonna, on aurait pu imaginer donner un festival au trio Kalakan, non ? Résultat : ils se sont installés à San Sebastian… Ce manque d’intérêt pour la culture m’angoisse. » « Chez ma sœur, le côté italien de notre mère prend le dessus, sourit sa sœur Marielle, qui reste, elle, « très attachée à ce pays », ne ratant pour rien au monde ses escapades basques, ses balades pyrénéennes. Elle ira écouter Bertrand Chamayou le 7 septembre à Ciboure. # 55e Festival Musique en Côte basque- Vendredi 5 septembre, 20 h 30, église de St-Jean-de-Luz : concert d’ouverture avec l’Orchestre d’Euskadi dirigé par José Miguel Pérez Sierra. - Samedi 6 septembre, 20 h 30, cloitre de la Cathédrale de Bayonne : récital d’Ophélie Gaillard, violoncelle et Vanessa Wagner, piano. - Dimanche 7 septembre à 10h30, église de Saint-Jean-de-Luz
 : « Messe des corsaires »- Dimanche 7 septembre, 18 h, église de Ciboure : récital Bertrand Chamayou, piano. - Vendredi 12 septembre, 20 h 30, théâtre d’Anglet : Katia et Marielle Labèque, pianos, Trio Kalakan, voix et percussions basques. - Vendredi 12 septembre à 16h Eglise d’Urrugne / Samedi 13 septembre à 16h à l’Eglise de Ciboure et le Dimanche 14 septembre à 16h à l’église de Saint-Jean-de-Luz : 3 concerts d’orgue gratuits.- Vendredi 19 septembre, 20 h 30, église de St-Jean-de-Luz. Orchestre National Bordeaux Aquitaine, direction Pierre Bleuse, Fanny Clamagirand, violon. - Samedi 20 septembre, 21 h, église d’Ascain. Récital Claire Désert, piano. - Dimanche 21 septembre, 17 h, concert en famille : « l’enfant et le grand orgue, conte musical ». Tarifs : 10 à 44 €.  0892 68 35 22. A suivre également : l’Académie Ravel Du 1er au 13 septembre. Master-classes et concerts. Lundi 8 septembre, 20 h 30, église de Saint-Jean_de-Luz : Grand concert de l’Académie.- Du 9 au 13 septembre à Ciboure, Guéthary, Urrugne, et Saint-Jean-de-Luz : Concerts des jeunes talents. - Samedi 13 septembre, 15 h, auditorium Ravel de Saint-Jean-de-Luz : concert de clôture et remise des prix.Tarifs : accès aux classes : 4 et 6 €. Concerts : de 12 à 26 €. 05 59 47 13 00. Academie-ravel.com

Fomalhaut

6 septembre

Two cigarettes in the dark (T.Wuppertal-Pina Bausch) Garnier

Two cigarettes in the dark (Pina Bausch) Tanztheater Wuppertal Représentation du 01 septembre 2014 Palais Garnier Musiques enregistrées de Claudio Monteverdi / Ludwig Van Beethoven / Maurice Ravel / Hugo Wolf / Henry Purcell / Ben Webster … Avec Ruth Amarante, Mechthild Grossmann, Daphnis[...]




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5 septembre

Ce jour-là, 3 septembre 1914 : la mort héroïque d’Albéric Magnard

Ce jour-là, un mois après avoir déclaré la guerre à la France, les Allemands poursuivaient leur offensive vers Paris. Ce jour-là, après avoir franchi la Somme et occupé Compiègne, les soldats de la 1ère armée du maréchal von Kluck entrèrent dans le petit village de Baron, dont plus de la moitié de la population avait déjà fui. Ce jour-là, un groupe de Uhlans prirent au galop le chemin du Manoir où s’était barricadé le compositeur Albéric Magnard. Jeudi 3 septembre 1914 : la mort héroïque de l’auteur de Guercoeur. Ayant quitté son appartement de Passy dix ans plus tôt, Magnard s’était installé au Manoir — baptisé « Manoir des Fontaines » — avec son épouse, ses deux filles (Eve et Ondine) et René, son beau-fils. Il avait alors écrit à son très cher ami Guy Ropartz : « Poursuivi par les maisons à 6 et 7 étages, et à quadruples dômes en casque de prussien, écœuré par les concierges, les domestiques, les sixièmes, etc… j’ai lâché Paris, sans trompette, et suis installé définitivement dans un village de l’Oise. » L’Affaire C’est là qu’il composera son opéra Bérénice (créé à Garnier le 15 décembre 1911) et sa 4e Symphonie ; c’est de là qu’il observera la vie artistique de la capitale et les derniers soubresauts de l’Affaire Dreyfus, car ce fils d’un des patrons du Figaro avait été un dreyfusard de la première heure. « Bravo, Monsieur, vous êtes un crâne ! En vous l’homme vaut l’artiste. Votre courage est une consolation pour les esprits indépendants », avait-il écrit à Zola après le fameux article de L’Aurore. L’année suivante, il démissionnera du corps des officiers de réserve et, ironique, écrira huit ans plus tard au compositeur (et chef d’orchestre) Marcel Labey : « Vous savez que je suis en relations suivies avec le Capitaine Dreyfus pour vendre la France et l’Allemagne à l’Empereur Guillaume. Quel embarras pour vous, si vous commandez la section de service pour me fusiller ! » L’Affaire avait même compromis sa longue relation avec Emile Cordonnier, un ami de jeunesse croisé à l’époque où le compositeur avait fugitivement étudié le droit : « Je vous ai comme toujours tenu pour un homme honnête, généreux, désintéressé. Quand j’ai appris par Savard que vous n’étiez pas avec Zola et bien d’autres et nous pour la justice contre l’arbitraire, j’en fus suffoqué. » Cinq balles pour les Allemands C’est néanmoins à Emile Cordonnier devenu magistrat, proche de Gaston Doumergue (futur président de la République) que Magnard demandera d’intervenir, au moment où, comme Ravel, Roussel, Caplet, Déodat de Séverac, il décidera de s’engager pour défendre la France, mais c’est trop tard, le Ministère de la Guerre a déjà refusé — « Je n’insiste pas… On reprendra l’Alsace-Lorraine sans moi »… Il est donc au Manoir lorsque les troupes allemandes déferlent vers Senlis ; il tient à protéger son épouse Julia et ses filles qui s’installeront provisoirement chez la tante Anne, à Pantin, avant de filer à Nevers. Le 29 août, au moment de la séparation, en montrant son revolver, il dit à Julia « torturée par la certitude que ce départ est aussi un adieu » : « Il y a là six balles, cinq pour les Allemands et une pour moi »… Le 12 septembre, la jeune Eve écrira au musicien : « Mon cher Petit Père, Voilà 15 jours que nous sommes parties et que nous n’avons pas encore reçu de tes nouvelles [...] J’espère que tu es en bonne santé, ainsi que René. As-tu vu les Allemands à Baron ? Nous espérons que non. » Albéric Magnard avec sa fille Ondine (BN) Personne ne sait encore que Magnard a terminé volontairement sa guerre dans la matinée du jeudi 3 septembre. Ce jour-là, donc, René avait été de bon matin au fond du parc pour pêcher dans l’étang. Il est huit heures et demie lorsqu’il revient sur la terrasse occupée par une cinquantaine de soldats conduits par les Oberleutnante Bowle et Albert von Balin. On le ligote. « Je suis le jardinier !… » Les Allemands se retournent vers la maison aux volets clos ; sommation, répétée trois fois : « Komm heraus ! Einmal, zweimal, dreimal ! » Deux coups de feu retentissent pour toute réponse. Albéric Magnard, grand wagnérien devant l’Eternel (trois voyages à Bayreuth), dissimulé au premier étage derrière les persiennes du cabinet de toilette, vient de tuer un caporal et de blesser un sergent à l’épaule. Guercoeur, 27 ans plus tard… Faute de rencontrer le maire de Baron ou des conseillers municipaux, tous prudemment disparus, le colonel et quelques officiers se rendent chez Maître Robert, le notaire de la commune, pour signaler la présence d’un franc-tireur au Manoir. Les Allemands arrêtent le malheureux juriste et improvisent un tribunal : le village va être incendié et ses habitants fusillés. On négocie : seul le coupable sera fusillé et la maison sera brûlée. Le notaire est remis en liberté à 11h.40. Mais, après enquête approfondie et expertises de rigueur, il semble que Magnard ait été tué ou mortellement blessé à neuf heures et quart, dans la fusillade qui a suivi les premiers coups de feu. Certains évoqueront plus tard la thèse du suicide, rappelant que la mère du musicien s’était jadis, elle aussi, donné la mort et que le jeune garçon en avait été bouleversé… Dans les heures qui suivent, les soldats mettront à sac le Manoir avant de l’incendier, il chargeront meubles, bibelots et tapisseries, et emporteront sans doute, à moins que le précieux document ait été brûlé, la partition de Guercoeur, que Ropartz, qui avait dirigé la création à Nancy, pourra reconstituer pour la première à l’Opéra de Paris, vingt-sept ans plus tard. Magnard, Ropartz (assis) et Ysaÿe (au fond) vers 1911 (Coll. DHM) Rassemblé dans une émotion patriotique, le monde musical (et politique) se manifestera rapidement. Dès le 29 novembre, exécution au Grand Amphithéâtre de la Sorbonne du Chant funèbre de Magnard (dédié « à la mémoire de mon père »), qui avait été créé, sans grand succès, quinze ans auparavant et sera rejoué, le 6 décembre, à Gaveau par les Orchestres Colonne et Lamoureux sous la direction de Gabriel Pierné, avant que retentisse la Marseillaise… Une brochure aux accents vengeurs, signée Maurice Barrès, Edouard Ganche (le biographe de Chopin) et Edmond Rostand, sera publiée en 1915 au profit de l’œuvre des Invalides de guerre. Des cartes postales représentant les ruines du Manoir seront éditées, et même une carte en couleurs montrant Magnard tirant sur les Allemands. Et, bien entendu, on programmera Le Rhin allemand, la mélodie que Magnard a composée sur le texte d’Alfred de Musset. Enfin, quelques mois avant la fin du conflit dont on commémore, mais pacifiquement, cette année le centenaire, les conseillers de Paris décideront de donner le nom de Magnard à une rue du XVIe arrondissement, laquelle, depuis 1908, portait le nom de … Richard Wagner ! « Un geste fou » Enfin, deux réactions dans l’air du temps. Celle du critique Henry Malherbe, écrivain et directeur épisodique de l’Opéra-Comique : « (Magnard) a été le chef d’orchestre qui donna le signal du départ aux soldats qui allaient combattre sur la Marne. Il en a réglé le rythme victorieux ». Darius Milhaud (conférence en 1917) : « La musique de Magnard sent la terre, la terre de France où il travaille, où il chante son cœur sain et vigoureux ». Ce jour-là, « un geste fou », dira Rémy de Gourmont. (Diapason – Chronique de mai 2014) Pour combler votre curiosité - Albéric Magnard par Simon-Pierre Perret et Harry Halbreich (Fayard, 2001) - Albéric Magnard : Correspondance, réunie et annotée par Claire Vlach (Société française de Musicologie, 1957) - La mort héroïsée d’Albéric Magnard par Patrice Marcilloux dans La Grande Guerre des musiciens (Symétrie, 2009) Retrouvez la chronique de Claude Samuel dans Diapason, numéro de septembre 2014 : « Ce jour-là, 9 septembre 1959 : Lorin Maazel au Festival de Besançon »

La lettre du musicien (Comptes rendus)

1 septembre

La Russie est à l'honneur à Annecy

Du 19 au 29 août, l'Annecy Classic Festival - aujourd'hui dirigé par Pascal Escande et le pianiste Denis Matsuev - tenait sa 5e édition dans la Venise des Alpes. Parmi les artistes, nombreux étaient les habitués des lieux, dont l'Orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg qui y était en résidence. Youri Temirkanov dirige le Philharmonique de Saint-Pétersbourg à Annecy (Y. Perrin/ACF). Parfois irradiant comme dans l'Ouverture de Rouslan et Ludmila de Glinka et la Troisième Symphonie de Beethoven données sous la direction de Zoltan Kocsis, la phalange pétersbourgeoise s'est montrée plus inégale ailleurs (Liszt le le 19 août, ou le programme "Opéra gala" dirigé par Fayçal Karoui le 27). Une irrégularité que l'on retrouvait aussi chez les solistes invités. Ainsi le violoniste Laurent Korcia a interprété un Concerto de Brahms plein de caractère et d'énergie. On n'en regrettera que davantage un archet manquant de tenue. Le soliste s'est toutefois rattrapé, en bis, avec un magnifique solo de Sonate d'Ysaÿe. Quant aux pianistes, la Nuit du piano a donné la parole à quatre d'entre eux, Anna Fedorova, David Fray, Li Siqian et Benjamin Grosvenor. Primés par le festival Piano Campus de Pascal Escande ou par des jurys dont Denis Matsuev, les quatre interprètes ont chacun convaincu le public avec des programmes variés (de Bach à Ravel) mais tous interprétés avec un talent époustouflant. Dans la même veine, la pianiste Yuja Wang, dans le Concerto n°1 de Chostakovitch, a subjugué l'auditoire, par son interprétation tout en finesse qui contrastait avec celle du violoncelliste Alexandre Kniazev, dans les Variations Rococo de Tchaïkovski données lors du même concert. Pour la clôture, retour du Philharmonique de Saint-Pétersbourg, sous la baguette de Youri Temirkanov, à son meilleur niveau du festival. Denis Matsuev, qui avait demandé à interpréter le Premier Concerto de Brahms l'a livré avec une concentration extrême et un plaisir non dissimulé qu'il a su partager avec le public, parmi lequel on sentait la nostalgie de fin de séjour lors des applaudissements appuyés qui ont donné lieu à deux bis. (19 au 29 août) Claire Barrois



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28 août

Philharmonia Orchestra on Tour in Salzburg

© Salzburger Festspiele / Silvia Lelli One, two, three women; ten, twenty, thirty… No doubt about it, the orchestra entering on the stage of the Grand Hall of the Salzburg was not the Vienna Philharmonic Orchestra, which is still effectively opposed to any form of equality between men and women in its ranks. The Philharmonia, invited for a brief residence of two concerts in Salzburg, is considered a modern orchestra; where the Viennese seem to sort of stand to attention between two pieces, the musicians of the Philharmonia chat and joke in a lively way: it’s like a breath of fresh air. It’s not clear what the specific project was that led Alexander Pereira to invite the British orchestra, other than the need both to perform the entire Bruckner opus structuring the programme of concerts this year and to render homage to Richard Strauss. This shows the invitation to be an essentially pragmatic decision, reflecting the lack of invention and intellectual coherence in the programming of concerts right through the unsuccessful tenure (2012-2014) of Pereira. This, however, was satisfying enough so that, this time at least, there was not really anything to blame him for. The satisfaction, to be honest, is more for the first concert than for the second. The Vier Letzte Lieder that opened the concert, however, amply displayed the quality of the orchestra, which was less concerned with producing a beautiful sound than with the general substance of the piece it was performing, and the accompaniment of the fourth Lied, for example, was a miracle of melodic plenitude. Camilla Tilling , replacing Eva Maria Westbroek, has perfect Straussian lines; but her voice occasionally disappeared behind the orchestra, and the melodic plenitude often meant sacrificing the sound of consonants. In the Bruckner, Dohnanyi did the scherzo very well. It was delicate and light; but the two other completed movements of this last work often lacked depth of field. Due to the fact that sound layers are not differentiated, strings and winds are jumbled up into a mishmash of material, jeopardising the ever-changing equilibrium of the orchestra.36 hours later, the sound image lights up with an intelligent programme joining together three works composed in the space of a quarter of a century, before and after the First World War, which is one of the main themes of the year at Salzburg as elsewhere. Before the interval, we witnessed the apotheosis of programme music with Strauss’s Don Quixote: for many they were listening for the first time to Maximilian Hornung , a rising star of the cello world, who conceived Strauss’s hero-comic character in an audacious way. But it was the orchestra, influenced by its musical director, which thrilled here. This work, certainly the least marmoreal of Strauss’s symphonic poems has all the brio and instrumental inventiveness required. In the last years of the 19th century, Wagner is no longer an insurmountable model. A completely different form of modernity opened the second part: Esa-Pekka Salonen did not seem to accord much importance to the post-romantic heritage that profoundly nourishes the Three pieces for orchestra of Berg, composed only 15 years after Don Quixote. Until now one there had been only snatches of waltz, whether from Berg or with the start of Baron Ochs from Strauss. With Ravel’s La Valse, the queen of ballroom dancing was apotheosised in a way that looks like an apocalypse. Salonen’s interpretation here was eloquent: this was not a carefree society tossed into the abyss as intended by Ravel, but a society whose very heedlessness leads it there of its own accord. In a year commemorating the centenary of 1914, such a programme is certainly not the result of chance and is as admirably designed as put into practice.

La lettre du musicien (Comptes rendus)

27 août

Au Touquet, le piano fait des folies

Depuis six ans, Piano Folies attire sur la Côte d’Opale quelques-uns des plus remarquables interprètes de notre époque. Echos fragmentaires du festival. Grigory Sokolov au Touquet (D. Messiaen). Grigory Sokolov nous a offert des lectures de Chopin intemporelles, libres de tout épanchement, visant à la quintessence du sentiment avec un art du legato, une maitrise des tempi et de la dynamique sans rivale. Des Mazurkas murmurées, plus mélancoliques que dansantes, à la suite d’une Troisième Sonate toute en demi-teintes, balançant entre classicisme et romantisme. D’une égale sobriété, Abdel Rahman El Bacha nous a fait entendre un Beethoven simplement humain, sans jamais en rajouter dans les Sonates n°8 et 14 en Ut mineur, typiquement Sturm und Drang, précédées par les étonnantes Grandes Sonates n°4 et 11. Un Beethoven de feu et de glace, constamment maitrisé dans le respect de l’architecture des œuvres. La cohérence commande également les choix de Boris Berezovsky, même lorsqu’il semble improviser ses programmes. En complément d’une torrentielle Deuxième Sonate de Rachmaninov, des pièces au caractère pictural, Etudes-Tableaux de Rachmaninov, Préludes de Debussy et les deux Etudes de concert de Liszt, comme autant de paysages intérieurs mis au monde par la magie d’une technique transcendante. “La couleur des sons” : Mikhaïl Rudy poursuit un projet de correspondance des arts inauguré par la mise en images du spectacle de Kandinsky autour des Tableaux d’une exposition, suivie par celle de Petrouchka. Il anime cette fois des esquisses de Chagall pour le plafond de l’Opéra de Paris, en parallèle avec l’interprétation de pages de certains des compositeurs représentés, de Gluck à Ravel. Un dialogue des muses subtil et émouvant, même si le pianiste, flamboyant comme à son habitude, s’y révèle plus talentueux que le vidéaste. Les Piano Folies s’ouvrent également à de jeunes talents. Cette année, Evelyn Berezovsky – la fille de... – a triomphé des embûches d’une Deuxième Sonate de Schumann tumultueuse au possible, Romain David nous a enthousiasmés par son engagement et la richesse de sa palette sonore, de Scarlatti à Bartok. Est-ce le piano ou l’acoustique de la salle, le jeu de Benjamin Grosvenor, séduisant par sa fougue de feu follet et une sensibilité à fleur de peau, en particulier dans l’Humoresque de Schumann, semblait parfois trop introverti, faute de projection du son. Quelques échos d’un festival avec son lot habituel de concerts à tous vents offerts aux estivants, aux quatre coins de la station balnéaire. (17 au 25 août) Marcel Weiss

Maurice Ravel
(1875 – 1937)

Maurice Ravel (7 mars 1875 - 28 décembre 1937), était un compositeur français de l’époque moderne. Avec son aîné Claude Debussy, Ravel fut la figure la plus influente de la musique française de son époque et le principal représentant du courant dit impressionniste au début du xxe siècle. Son œuvre, modeste en nombre d'opus (quatre-vingt-six œuvres originales, vingt-cinq œuvres orchestrées ou transcrites), est le fruit d'un héritage complexe s'étendant de Couperin et Rameau jusqu'aux couleurs du jazz et d'influences multiples dont celle, récurrente, de l'Espagne. Caractérisée par une grande diversité de genres, la production musicale de Ravel respecte dans son ensemble la tradition classique et s'étale sur une période créatrice de plus de quarante années qui la rendent contemporaine de celles de Fauré et Debussy mais aussi de Stravinski, Bartók ou Gershwin. La grande majorité de ses œuvres a intégré le répertoire de concert. Parmi celles-ci le ballet symphonique Daphnis et Chloé (1909-12), le Boléro (1928), les deux concertos pour piano et orchestre (pour la main gauche, 1929-31 ; en sol majeur, 1930-31) et l’orchestration des Tableaux d'une exposition de Moussorgski (1922) sont celles qui ont le plus contribué, depuis des décennies, à sa renommée internationale. Reconnu comme un maître de l’orchestration et un artisan perfectionniste, Ravel ne s'est jamais départi d'une sensibilité et d'une expressivité particulière.



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