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Musique classique et opéra par Classissima

Maurice Ravel

dimanche 1 février 2015


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CD. Coffret Lorin Maazel : the complete early recordings on Deutsche Grammophon (18 cd Deutsche Grammophon)

Classiquenews.com - Articles CD. Coffret Lorin Maazel : the complete early recordings on Deutsche Grammophon (18 cd Deutsche Grammophon). Et de deux ! Décédé en juillet 2014, le chef américain Lorin Maazel est le sujet d’un déjà 2ème coffret, preuve de son appétit discographique. Le premier coffret Decca regroupait tous ses enregistrements comme directeur musical du Cleveland Symphony orchestra soit pendant une décennie de 1972 à 1982 (nommé à la mort de George Szell) . Voici des archives complémentaires, celles enregistrées plus tôt encore avec divers orchestres dont les orchestre berlinois ou l’O(n)rtf français… Notons sa contribution ici avec l’Orchestre de la Radio Symphonique de Berlin (dont il devient après ces bandes ici publiées le chef principal entre 1964 et 1975). La collaboration de Maazel avec le Philharmonique de Berlin est plus chaotique : prometteuse en ces années de conquête et d’appropriation, elle n’aboutira pas comme il le souhaitait à sa nomination comme chef principal à la suite de Karajan (1989), les musiciens lui préfèreront alors Claudio Abbado. Et traversant l’Atlantique, Maazel pilotera le Philharmonique de New York, non moins prestigieux (2002-209). Archives de Lorin Maazel des années 1950-1960 Maazel légendaire : la trentaine charismatique Le coffret DG met l’accent sur le tempérament du jeune prodige de la baguette (invité par Toscanini à 11 ans !) qui autour de 30 ans, – il est né en 1930 à Neuilly sur Seine-, soit à la fin des années 1950 (circa 1957) et jusqu’en 1961, enregistre entre autres avec le Philharmonique de Berlin. Un sens du détail pas encore trop lissé (c’est à dire moins mécanisé que par la suite), un nerf intact, une caractérisation hédoniste savent ici faire toute la différence en particulier réaliser d’authentiques accomplissements symphoniques comme en 1965, deux lectures éblouissantes : ce Falla à la fois âpre et rugueux (l’Amour Brujo avec la divine Grace Bumbry et l’Orchestre de la Radio Symphonique de Berlin – Radio Symphonie Orchester Berlin) ; et bien sûr, L’Enfant et les sortilèges de Ravel, intégrale fleuron de ce florilège légendaire (lire notre commentaire ci après). La valeur de ce coffret imprévu est d’autant plus grande qu’elle dévoile ce feu, ce charme, ce chic qui on le comprend dès lors, ont pu au moment de la trentaine, convaincre toutes les institutions et les musiciens témoins de ce charisme évident. Le Maazel légendaire, digne rival des Karajan et Kleiber se profile ici, au crédit de ces 18 cd, propres aux années 1950 – 1960, d’un esthétisme souvent ahurissant. L’élégance de la baguette, une virtuosité souple et racée accréditent cette lecture au débraillé chic d’une incontestable tension. Avec le même orchestre radiophonique, Maazel enregistre la fameuse et immense Symphonie de César Franck en 1961 : une lecture là encore plus approfondie, inquiète, ciselée comparée à ses lectures plus tardives : le meilleur Maazel pourrait bien être condensé ici, à la fin des années 1950 et dans le courant des années 1960 : la finesse de l’énoncé, la transparence, la clarté (des bois : les clarinettes dans le premier mouvement) font la valeur de cette inestimable lecture. Avec le Berliner Philharmoniker soulignons d’autres réalisations très convaincantes : les extraits de la Symphonie dramatique Roméo et Juliette ; le même thème mis en musique par Prokofiev ; L’oiseau de feu de Stravinksy (tous enregistrements de 1957) ; puis la 5ème de Beethoven (1858), 3ème de Brahms; 4ème et 8ème de Schubert (passionnantes et jamais ennuyeuses comme après, 1959). Mais encore, la 4ème Symphonie de Tchaikovski, articulée et ciselée avec ce mordant détaillé qui flatte tant les bois et les vents. Outre la clarté, Maazel trentenaire y impose une nervosité et une fièvre très délectable, soulignant tout ce qui fonde dans la Symphonie opus 36 de Piotr Illiytch, sa nature grimaçante et terrifiée. Un fleuron majeur de cette période qui rappelle que depuis les Nikkish, les Berlinois n’avaient plus été ainsi dirigé par un chef violoniste… La sonorité des cordes s’en ressent… presque aussi filigranée que leurs confrères viennois. En 1960, la trentaine passée, – l’année où il défraie la chronique comme premier chef juif à diriger à Bayreuth-, Maazel enregistre avec l’Orchestre national de la Radio Télévision Française : un répertoire pour lequel il est légitimement apprécié : Ravel (L’Enfant et les sortilèges enregistré en novembre 1060 à la Mutualité) : une leçon de raffinement instrumental et de chambrisme symphonique accordé au format des voix (avec entre autres Françoise Ogéas, L’Enfant). Inédit car jamais publié depuis leur enregistrement en 1960 : les Symphonies Mozart avec l’orchestre français également, dont les 28 et 41, réalisées en janvier 1960 : clarté, nervosité, suprême élégance; et aussi une distanciation déjà qui pointe mais compensée par une finesse princière. C’est cette élégance native qui lui vaudra de s’imposer après Willi Boskovsky (comme lui excellent violoniste) lors des Concerts du Nouvel An du Philharmonique de Vienne (à partir de 1980, au grand regret de Karajan). Autre plaisir de l’écoute délivré par ce coffret plus que recommandable, chaque enregistrement conserve son visuel d’époque. Dommage que l’éditeur n’ait pas publié en complément la notice et le texte complets sur la tranche verso de chaque pochette. Superbe révélation d’un Maazel charismatique que l’on avait trop oublié. CLIC de classiquenews de février 2015. CD. Coffret Lorin Maazel : the complete early recordings on Deutsche Grammophon (18 cd Deutsche Grammophon). Berliner Philharmoniker, Orchestre national de la Radio Télévision Française, Radio Symphonie orchester Berlin. 1957-1965

Jefopera

30 janvier

Anniversaires et commémorations

Les deux dernières années ont été riches en commémorations lyriques : Verdi et Wagner en 2013, puis Richard Strauss, Glück et Rameau en 2014.  En faisant quelques recherches pour 2015, je n'ai trouvé au programme des anniversaires, jubilés, centenaires, bicentenaires et autres célébrations que les 150 ans de la naissance de Paul Dukas, d'Alexandre Glazounov, de Carl Nielsen et de Jean Sibelius, éminents compositeurs symphoniques dont le nom ne reste cependant pas vraiment associé à l'histoire de l'opéra. Du coté des œuvres, les années en 15 sont plutôt maigres : pour le grand répertoire symphonique, on ne compte guère, en 1915, que la Symphonie alpestre de Richard Strauss et, en musique de chambre, le superbe trio de Maurice Ravel. Dans le domaine lyrique, aucune grande oeuvre du répertoire, juste trois opéras, qui méritent forcément une redécouverte : Amadigi de Gaule de Haendel (1715), Madame Sans-Gêne de Giordano (1915) et, sans doute le moins méconnu des trois, Elisabetta Regina d'Inghilterra de Rossini (1815) :




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30 janvier

Daniel Dobbels à la recherche du temps perdu

La danse peut-elle traduire ce qui imprègne les lieux de mémoire ? Avec Entre les écrans du temps pour neuf danseurs, le chorégraphe Daniel Dobbels tente de traduire le passé et de s’approprier, par le geste et par un film projeté sur grand écran, la mémoire du palais de Chaillot. Les voix de deux figures emblématiques de ce lieu dont on découvre la beauté, celle de Jean Vilar et celle de Maria Casarès, nous guident à travers le dédale des souvenirs. Le magnifique film en noir et blanc d’Alain Fleischer nous emmène irrémédiablement dans un temps à la fois passé et intemporel : est-ce le souvenir du film d’Alain Resnais L’année dernière à Marienbad qui nous donne cette impression ? Les plans, les cadrages sont soignés pour faire ressortir la beauté du lieu, principalement celle des escaliers qui servent de cadre actif aux évolutions et aux postures des danseurs : peut-on y voir une métaphore de la mémoire, qui nous fait aller d’un côté à l’autre du temps sans souci de la chronologie ? En fait, l’alternance de la danse réelle, in live sur le plateau, et de celle interprétée dans le film comme quelque chose qui a existé par le passé renforce l’aspect onirique des évolutions sur scène. Les voix off mythiques des deux grandes figures du TNP récitant Shakespeare avec un art consommé apportent ce sentiment de nostalgie que l’on éprouve toujours à l’évocation des souvenirs ; et avoir choisi le passage où Lady Macbeth prononce « Tous les parfums de l’Arabie… » nous fait ressentir notre appartenance à la famille de ceux qui gardent ces souvenirs-là… La chorégraphie repose sur trois œuvres de Maurice Ravel choisies de façon à donner le sentiment d’une accélération, qui est traduite par celle des gestes des interprètes : le mouvement lent du Quatuor à cordes, avec ses rappels thématiques des autres mouvements, avec ses timbres soigneusement en demi-teinte, accompagne des gestes lents comme des gestes de « Tai-chi » ; ceux- ci sont exécutés par couples la plupart du temps, dans une synchronisation parfaite. La disposition des groupes n’est pas laissée au hasard, car par exemple les lignes en diagonale qu’ils dessinent évoquent à merveille la pureté de l’architecture du Palais de Chaillot. A partir du second support musical, le blues de la Sonate pour piano et violon, le geste se fait insensiblement plus sec, mais la pureté de la posture est toujours recherchée et la beauté des évolutions des groupes est frappante. Le Concerto pour la main gauche rappelle les horreurs des guerres, fait le pendant avec la première image du fond de scène, qui évoque 1945, et semble ramener un peu les danseurs à la vie réelle ; la chorégraphie perd cet aspect végétal qu’avaient les corps des artistes dans les deux parties précédentes pour devenir plus saccadée, mais jamais elle ne cède à la facilité du geste, et garde toujours en ligne de mire d’être l’expression de la Beauté. Crédit photographique : Entre les écrans du temps (c) Laurent Philippe



Maurice Ravel
(1875 – 1937)

Maurice Ravel (7 mars 1875 - 28 décembre 1937), était un compositeur français de l’époque moderne. Avec son aîné Claude Debussy, Ravel fut la figure la plus influente de la musique française de son époque et le principal représentant du courant dit impressionniste au début du xxe siècle. Son œuvre, modeste en nombre d'opus (quatre-vingt-six œuvres originales, vingt-cinq œuvres orchestrées ou transcrites), est le fruit d'un héritage complexe s'étendant de Couperin et Rameau jusqu'aux couleurs du jazz et d'influences multiples dont celle, récurrente, de l'Espagne. Caractérisée par une grande diversité de genres, la production musicale de Ravel respecte dans son ensemble la tradition classique et s'étale sur une période créatrice de plus de quarante années qui la rendent contemporaine de celles de Fauré et Debussy mais aussi de Stravinski, Bartók ou Gershwin. La grande majorité de ses œuvres a intégré le répertoire de concert. Parmi celles-ci le ballet symphonique Daphnis et Chloé (1909-12), le Boléro (1928), les deux concertos pour piano et orchestre (pour la main gauche, 1929-31 ; en sol majeur, 1930-31) et l’orchestration des Tableaux d'une exposition de Moussorgski (1922) sont celles qui ont le plus contribué, depuis des décennies, à sa renommée internationale. Reconnu comme un maître de l’orchestration et un artisan perfectionniste, Ravel ne s'est jamais départi d'une sensibilité et d'une expressivité particulière.



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