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Musique classique et opéra par Classissima

Maurice Ravel

jeudi 24 juillet 2014


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21 juillet

Louis Schwitzgebel, le plus jeune des grands interprètes

Resmusica.com Le jeune pianiste d’origine suisse et chinoise Louis Schwitzgebel se produit encore bien rarement en France. Rappelons donc brièvement que, né en 1987, il est lauréat du fameux prix de Genève à 17 ans et second prix du concours de Leeds en 2012. Il a déjà une carrière internationale importante derrière lui. Louis Schwizgebel acquiert enfin la célébrité auprès du public français grâce à la parution, en 2013, de son premier CD, Poems, proposant, notamment, une interprétation idéale de Gaspard de la Nuit de Ravel et de Lieder de Schubert transcrits par Franz Liszt. Le concert donné au parc de Bagatelle fut pour beaucoup une révélation. Louis Schwitzgebel nous entraîne d’entrée de jeu dans les sphères de l’intensité grâce à un toucher déjà bien à lui et reconnaissable par sa rondeur et surtout sa luminosité. Au reste, il ne s’agit pas d’un toucher mais de plusieurs, oscillant subtilement entre le registre grave et puissant et, à l’opposé, une approche aérienne, diaphane et quasi immatérielle du clavier dont la maîtrise absolue suscite l’émerveillement. L’exigence de précision dans les attaques et de clarté dans le chant fait que chaque note de la mélodie a sa couleur propre et son juste poids. Une technique du plus haut niveau permet à l’artiste de magnifier les courbes mélodiques qu’il dessine comme celles d’une voix, avec une concentration, une tension sans relâche. La sonate de Beethoven d’une limpidité sereine n’est que subtilités, idées neuves qui se répondent en mettant en évidence la structure des différents mouvements de façon fascinante, sans effets rhétoriques. L’interprétation magistrale des œuvres de Chopin, d’une belle maturité, force l’admiration. La transparence du jeu de Schwitzgebel pare les œuvres d’une lumière subtile, diffuse, notamment dans la Fantaisie composée à l’âge de l’interprète. Approche en conformité avec l’exigence de Chopin insistant sur le fait que ses œuvres doivent être jouées doucement. Nous sommes loin des grands éclats fortissimo de virtuoses cherchant à plaire au public qui, hélas, en raffole. Notons la citation de cette Fantaisie dans la pièce minimaliste de Georges Crumb aux sonorités si bien dosées. La Ballade n°3 fut éblouissante, même si la partie centrale manquait quelque peu d’unité. Les trois Mazurkas, rarement données, ont su, au-delà de la danse, chanter de façon déchirante la nostalgie du pays natal, et, dans sa linéarité, la grande Etude de l’opus 25 permit au pianiste d’en mettre en valeur l’admirable mélodie touchant au plus profond de l’âme. « L’invitation à la valse » étant le thème de ce Festival Chopin, Schwitzgebel n’a pas eu assez la possibilité de se révéler là où il excelle, où il est sans doute unique, dans les transcriptions de Liszt de certains Lieder de Schubert. Consolation, il offrit en bis Ständchen, ce Lied issu du cycle ultime du Schwanengesang, que Liszt transcrit en 1838 en ajoutant la mélodie à l’accompagnement déjà écrit par Schubert. Le pianiste réussit la prouesse de jouer cette transcription d’une complexité qu’on imagine redoutable avec une aisance, une grâce lumineuse. La mélodie parcourt le clavier, passant d’une main à l’autre comme un fil d’or en se détachant merveilleusement de l’accompagnement. Louis Schwitzgebel, si attachant, marque de son emprunte, de son style, ce qu’il aborde dans des interprétations d’exception. Il compte déjà parmi les grands maîtres du piano. Crédit photographique : © Christian Lutz

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19 juillet

Ouverture du Verbier Festival 2014

Ce vendredi voyait l’ouverture en fanfare de la 21e édition du Verbier Festival avec, comme toujours, une multitude de projets éducatifs et pédagogiques, nouveaux ou en développement : Music camp sous la direction de Daniel Harding, Georg Solti Accademia pour les jeunes chanteurs ou Vendôme Music Prize pour les pianistes en devenir. La soirée d’ouverture proposait une affiche de marque : la légendaire pianiste Martha Argerich venait donner le Concerto n°1 de Tchaïkovski sous la baguette de Charles Dutoit . Il s’agissait d’un défi pour la musicienne qui n’avait pas interprété ce concerto, en public, depuis l’an 2000. Le public, venu en masse, était naturellement présent pour acclamer la star du clavier à la digitalité toujours saisissante dans les passages requérants force et virtuosité. Avec le temps, la pianiste marque plus les contrastes et les césures du discours, certains thèmes se faisant plus rêveurs ou nostalgiques. Charles Dutoit parvient à canaliser cette inspiration adaptant son orchestre à l’énergie et aux inflexions narratives de sa soliste. Après de nombreux rappels et l’incitation toute amicale et humoristique de Charles Dutoit , Martha Argerich concéda un « bis » : une Scène d’enfant de Schumann. L’Orchestre du Festival de Verbier , toujours aussi international avec ses musiciens issus des meilleures écoles du monde, est l’acteur central du festival, réalisant l’ascension des plus exigeantes montagnes symphoniques. En ouverture de ce concert, Charles Dutoit, son directeur musical, proposait la Rapsodie espagnole de Ravel dont sa baguette précise et claire mettait en avant tous les pupitres et savait dompter l’enthousiasme de ses jeunes musiciens pour une lecture exemplaire de style (on nota le très beau travail sur la sonorité des cordes). En seconde partie, le chef, récent récipiendaire d’un International Classical Music Awards pour l’ensemble de sa carrière, se confrontait la Symphonie n°1 de Brahms, répertoire que l’on lui associe moins que Ravel ou Tchaïkovski. Pourtant, optant pour une lecture franche et vive, le chef suisse tira le meilleur de ses musiciens. L’Orchestre du festival de Verbier apparaissait homogène et virtuose avec une qualité de la petite harmonie exceptionnelle. Crédits phtographiques : N.Brodard/Verbier Festival




La lettre du musicien (Comptes rendus)

17 juillet

Duo violoncelle-piano au festival Jeunes Talents à Paris

Le clavier dans tous ses états, telle est la thématique de la 14e édition du festival Jeunes Talents, qui se déroule à Paris, jusqu'au 26 juillet 2014, et dont presque tous les concerts ont lieu aux Archives nationales. Yan Levionnois et Guillaume Vincent (T. Bartel et J. Mignol). Intitulé "Le violoncelle à travers les âges", le récital du violoncelliste Yan Levionnois et du pianiste Guillaume Vincent commençait avec la Sonate op.5 n°2 de Beethoven. La forme inhabituelle, en deux mouvements, l'esprit d'indépendance qui gagne la partie de violoncelle, déjà loin de son rôle historique de basse continue, ses contrastes de caractères, en font une "œuvre-monde".Il faudra passer l'introduction pour que les musiciens éliminent une certaine sécheresse de jeu, notamment du côté du piano. Dreamtracks (2013) de Philippe Hersant, invité du festival cette année, porte d'emblée la marque du compositeur, avec son introduction au violoncelle seul, chant simple tourné vers l'ailleurs (faut-il y entendre des réminiscences, qui hantent le musicien, de quelque pièce extra-européenne ?). On retrouve ensuite dans l'œuvre tout ce qui appartient au style d'Hersant : séquences répétitives, dissonances fourmillantes et discrètes à la fois, écriture par superpositions de plans étrangers l'un à l'autre, influence de Ravel (avant-dernière section) ou de Greif, notamment dans le superbe choral polytonal de la fin. Les Fantasiestücke op.73 de Schumann, sont à l'origine écrites pour clarinette. La version pour violoncelle est pourtant si schumanienne, intense, brûlante. Les musiciens en restituent parfaitement la fragilité nerveuse, qu'accentue la relative brièveté de la pièce. Mais c'est peut-être dans la dernière œuvre du programme, la Sonate en ut majeur op.119 de Prokofiev, que les deux interprètes se montrent le plus impressionnants. L'écriture exacerbée du compositeur russe devient le terrain idéal de l'incroyable énergie du violoncelliste comme du pianiste. Leur remarquable association les conduit à une interprétation où âpreté du son et couleurs explosives se conjuguent. (12 juillet) Michaël Sebaoun

Classique... mais pas has been

15 juillet

Les compositeurs aussi font la guerre

FESTIVAL - Deux concerts du festival de musique classique mettent à l’honneur les compositeurs français du temps des guerres de 1870 et 1914. Le temps d’une journée, d’un feu d’artifices ou d’un discours, on ce sera souvenu de ces poilus. Parmi eux, des paysans, des ouvriers, des instituteurs mais aussi des musiciens et des compositeurs. Deux concerts du jour à la Cité musicale invitent à replonger dans cette confrontation entre la grande guerre et la grande musique. A 11 h à l’auditorium la violoniste Geneviève Laurenceau et le pianiste David Bismuth nous présente les racines de la Première guerre mondiale : la défaite humiliante de 1870. Sur le front de la musique de chambre aussi, l’orgueil français veut sa revanche : Gabriel Fauré, Gabriel Pierné et Maurice Ravel s’affranchissent du modèle allemand pour créer un style français. A l’arrière les compositeurs ? Sûrement pas : en 1914, Maurice Ravel se désespère de ne pas pouvoir partir au front. Sa petite taille et son poids trop léger l’empêchent de devenir aviateur. Son amitié avec Paul Painlevé, ministre de la guerre, n'y fera rien. Il trouvera finalement un poste de brancardier. Difficile d’imaginer qu’on se démène pour aller se faire tuer… mais en ce début du siècle, les esprits sont bercés d’images à la gloire des militaires. Il suffira, à 22 h dans l’abbatiale, d’entendre Isabelle Druet chanter des airs d’Offenbach, le maître - allemand d’origine - de l’opérette française. Il compose « A que j’aime les militaires ! » dans sa « Grande Duchesse de Gérolstein », un air plein d’ironie mais qui montre les préoccupations de l’époque. Le quatuor Giardini – emmené par le pianiste David Violi fidèle de Piano en Saintonge – accompagne la mezzo-soprano et joue aussi des pièces de Reynaldo Hahn, Henri Duparc ou encore Claude Debussy. Après la défaite de 1870, Duparc fonde la Société nationale de musique. En 1914, Debussy, trop malade pour combattre, s’engage dans un patriotisme musical, rejette de la musique allemande. Il signe ses lettres « Debussy, musicien français ». Duo violon et piano, 11 h, auditorium. De 14 à 16 €. Récital « Au pays où se fait la guerre », 22 h abbatiale. De 18 à 20 €. 05 46 97 48 48.   Article paru dans Sud Ouest du 15 juillet. Photo Isabelle Druet © Némo Perier Stefanovitch A lire également : Des virtuoses dans les tranchées



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14 juillet

Lorin Maazel, un portrait

Lorin Maazel fut un enfant prodige. Il fit ses débuts publics à l’âge de 8 ans dans la Symphonie inachevée de Franz Schubert ave l’orchestre de l’université de l’Idaho. Un an plus tard, il partageait le pupitre avec Leopold Stokowski. Pour ses 11 ans, il était aux-côtés d’Arturo Toscanini à la tête du NBC Symphony Orchestra de New York. L’orchestre prit très mal l’invitation d’un enfant à son pupitre, il gagna pourtant leur respect en faisant, dès le début de la répétition, remarquer une fausse note. En 1942, le New York Philharmonic lui demanda d’assurer une partie de la programmation de ses concerts d’été au Lewisohn stadium ! Tous les grands orchestres étasuniens s’arrachaient le garçon qui séduisait les foules. Mais dans la famille Maazel, issus de l’immigration russe, la musique était une activité sérieuse et l’on ne se satisfaisait pas des numéros de singe savant du jeune Lorin. Le grand-père Maazel (violoniste au Metropolitan Opera de New-York) et son père (musicien et acteur) mirent fin à ces tournées pour forcer le prodige à potasser des bouquins et des partitions. À l’Université de Pittsburgh, « Little Lorin » étudia les mathématiques, la philosophie, les langues et il perfectionna son baguage musical (harmonie, composition, contrepoint et violon) tout en observant les chefs d’orchestres depuis les rangs des seconds violons du Pittsburgh Symphony Orchestra alors dirigé par le redoutable et ultra-exigeant Fritz Reiner. Il fonda à cette époque le Fine Arts Quartet de Pittsburgh . Il participa aux cours d’été du Festival de Tanglewood où il fut repéré par le chef d’orchestre Serge Koussevitsky alors directeur musical du Boston Symphony Orchestra et grand protecteur des talents (Leonard Bernstein fut l’un de ses élèves). Ce dernier lui obtint une bourse au mérite Fulbright pour étudier la musique baroque en Italie. Ces années italiennes furent décisives pour l’avenir du chef. En décembre 1952, il remplaça un confrère pour une représentation au théâtre Bellini de Catane. Suite à ces débuts remarqués, il fut aussitôt invité à Naples et Florence. Il rencontra ensuite Victor de Sabata , l’un des grands chefs de l’époque et surtout directeur musical de La Scala de Milan, où le jeune chef fit ses débuts en 1955, à l’invitation de son ainé. Comme souvent, la machine s’emballa : en 1960, il fut le premier américain et le plus jeune chef invité à diriger au festival de Bayreuth. En 1963, il fit une première apparition au Festival de Salzbourg. En 1965, il fut nommé directeur musical de l’Orchestre radio-symphonique et du Deutsche Oper de Berlin. C’était l’époque de ses premiers disques, fracassants pour DGG ou Decca : Symphonies de Beethoven et le Schubert à Berlin, Ravel à Paris avec l’Orchestre de l’ORTF, Symphonies de Sibelius et Tchaïkovski à Vienne pour Decca. Maazel le surdoué avait alors le monde musical à ses pieds. Brillant, virtuose et séduisant, il plaisait au public et surtout aux musiciens qui appréciaient la précision chirurgicale de sa battue qui ne les prenait jamais à défaut. Au début des années 1970, le temps de la consécration était arrivé : les Etats-Unis lui offrirent le poste de Directeur musical du Cleveland Orchestra à la suite de George Szell . Cleveland était alors l’un des tous meilleurs orchestres américains. Si les succès discographiques furent indéniables : intégrale de Porgy and Bess de Gershwin, Symphonies de Brahms, ballet Roméo et Juliette de Prokofiev, Daphnis et Chloé de Ravel, pièces de Debussy et Respighi…Les critiques commencèrent à brouiller l’image du chef accusé d’autoritarisme dans ses relations humaines, d’omnipotence dans la gestion de l’orchestre et de superficialité dans sa direction musicale. Maazel ne s’en soucia pas car, toujours adulé, il passait alors du temps avec l’Orchestre national de France de Paris, près de sa ville natale de Neuilly-sur-Seine, tout en butant alors sur ses musiciens revêches. Avec les années 1980, Maazel passa à autre dimension au point d’incarner, comme Karajan, la mondialisation technologique et commerciale de la musique. Il dirigea la bande son de trois films d’opéras alors couronnés de succès : Don Giovanni (1979, Joseph Losey ), Carmen (1984, Francesco Rosi) et Otello (1986, Franco Zeffirelli ). Nommé directeur de l’opéra de Vienne en 1982, il dirigeait, du violon, les concerts du Nouvel an du Philharmonique de Vienne retransmis en mondovision (de 1980 à 1986). Les disques se vendaient comme des petits-pains et avec quelques heures de Concorde, le chef pouvait diriger aux quatre coins de la planète contre un cachet mirobolant et sur base d’un contrat qui précisait même la marque de la voiture de luxe qui l’attendait à l’aéroport. Il prit également la pose pour promouvoir les montres Rolex. L’image de l’artiste commençait à se détériorer au profit de celle d’un jet-setter hautain et dispersé, d’autant plus que la décennie 1980 fut plutôt défavorable au musicien. Son mandat à Vienne tourna court, vilipendé par une tutelle, un public et une critique hostiles et bourrés de préjugés à connotations antisémites envers ce chef qui ne cachait pas sa volonté de serrer les boulons et d’incarner l’institution. Il démissionna en 1984 après avoir gravé une intégrale des Symphonies de Mahler avec le Philharmonique de Vienne alors déglinguée (injustement) par la critique. En 1982, il quitta Cleveland dont les musiciens se lâchèrent en piques acerbes contre ses dérives autoritaires. Mais la plus grande déception de sa carrière lui fut infligée par le Philharmonique de Berlin. Star de la baguette au carnet d’adresse épais comme un annuaire téléphonique, Maazel s’attendait à être porté au rang de directeur musical du prestigieux orchestre suite au décès d’Herbert von Karajan. Il avait même rédigé le communiqué de presse qui remerciait les musiciens berlinois. Mais, c’est Claudio Abbado qui sortit vainqueur de l’élection. C’est fut camouflet pour Maazel qui annula ses engagements avec l’orchestre. Les années 1990 furent celles de la reconstruction de l’image, même si son mandat avec l’Orchestre National de France prit douloureusement fin en 1991. Il se concentra sur son poste auprès de son cher orchestre de Pittsburgh dont il présidait aux destinées depuis 1984. Bien payé (il fut le premier chef a toucher plus d’un million de dollars par an), il reconstruisit cet orchestre vieillissant qui avait mal négocié le tournant des années 1980 et le départ de son chef André Previn. De nombreuses tournées et un Grammy Award témoignaient de ce renouveau. En 1993, il accepta la direction de l’Orchestre symphonique de la bavaroise de Munich contre un salaire qui était alors le plus élevé du monde ( 3,8 millions de dollars annuels). Au pupitre de cette formation virtuose, il réalisa des disques (intégrale Strauss chez RCA) et de nombreuses tournées qui surclassaient sans peine celles d’Abbado et des Berlinois. Techniquement et musicalement, Maazel était alors à son sommet. En 2002, coup de théâtre : Maazel, le vétéran, fut nommé au pupitre du New-York Philharmonic, le doyen des orchestres étasuniens et le plus prestigieux. Il signa alors la première intégrale des Symphonies de Mahler éditée uniquement en téléchargement et il dirigea, en 2008, un concert symbolique en Corée du Nord. Le Maazel septuagénaire fut un bâtisseur : il posa sur les fonds baptismaux l’Orquestra de la Comunitat Valenciana, résident au Palau de les Arts Reina Sofía de Valence, chef d’œuvre ruineux de l’architecte Santiago Calatrava . Il assura également les premiers concerts du nouveau Qatar Philharmonic financé à coups de millions par l’émir local. En 2009, il fonda avec sa femme, l’actrice Dietlinde Turban, un festival à Castleton, en Virginie, avec une académie d’été pour jeunes musiciens. Pour financer ce festival, Maazel vendit aux enchères l’un des violons, un Guadagnini de 1783….adjugé pour un bon million de dollars. Octogénaire, le chef accepta, en 2011, un dernier défi : la direction du Philharmonique de Munich pour trois saisons. Mais malade, il renonça, en juin 2014, à son poste cédant le pupitre à Valery Gergiev . Lorin Maazel est décédé des suites d’une pneumonie, le 13 juillet 2014. Maazel était également compositeur, s’ambitionnant dans la lignée d’un Gustav Mahler. Mais hors du temps, sa musique ne s’imposa jamais au répertoire et fut l’objet de quolibets peu glorieux. Son opéra 1984 , d’après Orwell fut raillé par la critique autant pour sa fatuité (en dépit d’une mise en scène de Robert Lepage) que pour le comportement de Maazel qui acheta la salle pour sa création à la Scala de Milan…pour s’éviter un flop humiliant. On lui doit également un arrangement symphonique des grandes pages du Ring de Wagner (Le Ring sans paroles) avant de récidiver avec Tannhäuser. Au terme de sa longue carrière, Maazel avait fait exploser tous les records : il a dirigé plus de 150 orchestres dans quelque 5.000 opéras ou compositions différentes et il a participé à plus de 300 enregistrements symphoniques et lyriques, à la baguette et même au violon (Concertos pour violon de Mozart chez EMI). Maazel aimait se vanter de son agenda surbooké, ainsi, il posta sur son blog, en 2013, qu’il avait dirigé 102 concerts, dans 28 villes et 13 pays. Homme de « performance », il donna, en 1988, à Londres, les 9 Symphonies de Beethoven en un seul concert de 10h30…Loin de l’image de chef « jet-set » de luxe, Maazel fut particulièrement actif dans des œuvres caritatives au bénéfice de l’ONU, de l’Unesco, de l’Unicef…leur rapportant des millions de dollars. Autoritaire, souvent cassant avec les musiciens, Maazel n’était pas du genre à lancer des blagues et à boire des bières avec des trompettistes. Pourtant, les musiciens lui vouaient une immense admiration, le reconnaissant comme l’un des plus grands virtuoses de la baguette et l’un des plus incontestables techniciens de l’histoire de la direction. Dès lors, aidé par ce bras infaillible, Maazel pouvait tout diriger et en particulier les grandes fresques symphoniques, son cœur de répertoire. Sa discographie pléthorique regorge de nombreuses pépites et aussi de quelques rogatons. On retiendra en particuliers sa quasi-intégrale des opéras de Puccini (CBS), ses enregistrements gravés pour Decca à Vienne et Cleveland et son légendaire diptyque l’Enfant et sortilèges/l’Heure espagnole de Ravel (DGG). Aider les jeunes chefs était un sacerdoce pour Maazel : il était président du prestigieux concours Malko au Danemark et fondateur de la Maazel-Vilar Conductor’s Competition. Retrouvez tous les articles à propos de Lorin Maazel sur ResMusica Crédits photographiques : DR

Maurice Ravel
(1875 – 1937)

Maurice Ravel (7 mars 1875 - 28 décembre 1937), était un compositeur français de l’époque moderne. Avec son aîné Claude Debussy, Ravel fut la figure la plus influente de la musique française de son époque et le principal représentant du courant dit impressionniste au début du xxe siècle. Son œuvre, modeste en nombre d'opus (quatre-vingt-six œuvres originales, vingt-cinq œuvres orchestrées ou transcrites), est le fruit d'un héritage complexe s'étendant de Couperin et Rameau jusqu'aux couleurs du jazz et d'influences multiples dont celle, récurrente, de l'Espagne. Caractérisée par une grande diversité de genres, la production musicale de Ravel respecte dans son ensemble la tradition classique et s'étale sur une période créatrice de plus de quarante années qui la rendent contemporaine de celles de Fauré et Debussy mais aussi de Stravinski, Bartók ou Gershwin. La grande majorité de ses œuvres a intégré le répertoire de concert. Parmi celles-ci le ballet symphonique Daphnis et Chloé (1909-12), le Boléro (1928), les deux concertos pour piano et orchestre (pour la main gauche, 1929-31 ; en sol majeur, 1930-31) et l’orchestration des Tableaux d'une exposition de Moussorgski (1922) sont celles qui ont le plus contribué, depuis des décennies, à sa renommée internationale. Reconnu comme un maître de l’orchestration et un artisan perfectionniste, Ravel ne s'est jamais départi d'une sensibilité et d'une expressivité particulière.



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