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Musique classique et opéra par Classissima

Maurice Ravel

samedi 25 octobre 2014


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La Fauvette passerinette – Un catalogue – Ravel à Fontainebleau – Le retour de L’Enlèvement au Sérail – Zabou Breitman et Jean-Marc Stehlé – Costumes à vendre

Les blogs Qobuz Zézayerait-elle cette jolie Fauvette ? (DR) Cet oiseau, qui appartient à l’une des douze mille espèces présentes sur notre planète, est la Fauvette passerinette, Sylvia cantillans pour les ornithologues, lesquels considèrent cette Fauvette comme la meilleure artiste des régions méridionales…C’est tout dire ! Le catalogue abandonné Messiaen avait naturellement tendu l’oreille ; il avait été séduit par de grêles tac-tac, avait détecté des “tectectectectectec” en séries rapides qui marquent l’inquiétude, reconnu des bruissements zézayants. Puis il prit des notes et décida de les utiliser dans son nouveau Catalogue d’oiseaux. C’était en 1961, deux ans après la création intégrale à Paris du (premier) Catalogue par Yvonne Loriod. Mais d’autres projets étaient en chantier, le second Catalogue ne vit pas le jour et les esquisses de la brave Fauvette passerinette furent abandonnées. Or, un disciple veillait au grain ; pianiste, il avait travaillé avec Olivier Messiaen avant de lui consacrer de précieuses études. Il est sujet britannique et s’appelle Peter Hill ; il a cosigné avec Nigel Simone pour Fayard un Olivier Messiaen qui fait autorité et vient d’enregistrer sous la marque Delphian un CD (« Oiseaux, Paysages et hommages ») dont notre Fauvette est la vedette. Quand Messiaen notait les chants d’oiseaux… (DR) Un hommage Peter Hill ayant décidé d’utiliser ce matériau en jachère, il fit au préalable toutes les démarches nécessaires auprès des ayant-droits, notamment le conseil d’administration de la Fondation Olivier Messiaen, dont j’ai le privilège de faire partie. Car, en quelque sorte, les chants d’oiseaux sont protégés. Quant à Peter Hill, co-auteur de cette Fauvette égarée dont Messiaen avait transcrit le chant, il n’a pas triché, ce dont confirme l’écoute de ces onze minutes que Messiaen aurait pu signer. Pas un pastiche, toute idée humoristique étant exclue de la démarche de notre pianiste britannique, plutôt un hommage et/ou un jeu. Réussi. Sur ce même CD, les Oiseaux tristes de Maurice Ravel (extraits des Miroirs) — « J’y évoque, a précisé le compositeur, des oiseaux perdus dans la torpeur d’une forêt sombre aux heures les plus chaudes de la journée. » Ravel a composé cette petite pièce, dédiée au pianiste Ricardo Viñes, à Fontainebleau mais l’histoire ne dit pas s’il avait erré dans la forêt afin d’y traquer quelque Fauvette passerinette… Une chasse ininterrompue… Ici, dans les Canyons du Colorado. Pas de photographe en ce lieu assez désertique ; c’est Yvonne Loriod qui a fixé ce cliché. Turquerie C’est une turquerie que l’Opéra de Paris présente à Garnier en ce début de saison. Une turquerie, inscrite dans la catégorie « Singspiel » et signée Mozart lequel, en ces années 1780, suivait la mode. Aujourd’hui, sans doute aurait-il triomphé dans la comédie musicale. À chaque époque, ses hochets préférés. Voici donc, après une trop longue absence sur la scène parisienne, cet Enlèvement au Sérail qui fut créé avec succès au Burgtheater de Vienne le 16 juillet 1782 et valut au compositeur ce célèbre jugement de l’Empereur Joseph II : « Trop beau pour nos oreilles, mon cher Mozart, et, beaucoup trop de notes ! » « Juste ce qu’il faut », avait répliqué l’auteur. « Beaucoup trop de notes ! »… Un “Enlèvement” parisien de la Belle Époque (DR) Des airs acrobatiques Eclipsé par Don Juan, La Flûte enchantée, Les Noces de Figaro et, plus récemment, par Cosi fan tutte, L’Enlèvement au Sérail n’a pourtant rien à envier à ces ouvrages justement fameux, sinon un argument où la philosophie, la métaphysique et la politique peuvent se glisser. L’Enlèvement est un grand divertissement, une bouffonnerie pour laquelle Mozart a composé une merveilleuse partition, brillante et fluide, pleine de rebondissements, agrémentée d’une série d’airs acrobatiques dont il avait le secret. De la musique, rien que de la musique ! Et une bonne dose de clownerie, Mozart étant, comme on le sait, le plus espiègle de nos génies musicaux… Peut-on reprocher à Zabou Breitman, responsable de cette production, d’avoir joué le premier degré dans les décors très plaisants que Jean-Marc Stehlé avait réglés avant sa récente disparition ? On imagine, non sans frémir, comment l’actualité aurait pu inutilement enrichir le livret de Johann Gottlieb Stephanie auquel le compositeur a largement collaboré… Divertir ! Une distribution qui, sans inoubliables éclats, fait honnêtement le travail sous la direction attentive de Philippe Jordan. N’arrivez pas en retard car vous manqueriez les très savoureuses images projetées de Gilles Février et Sylvie Cruguet qui annoncent que cet Enlèvement-là est fait pour vous divertir. La Blondchen d’Anna Prohaska dans ses délassements… (© Agathe Poupeney / ONP) La braderie de Favart Et si vous avez décidé, par hasard, de faire concurrence à l’Opéra en organisant une représentation dans votre salon, prévoyez déjà les costumes de Donna Anna et de Leporello. Facile : à l’occasion de son tricentenaire, la Salle Favart bradera pendant le week-end de la Toussaint trois mille costumes et mille accessoires (chapeaux, gants et masques). On prévoit la grande foule. Il est préférable de s’inscrire pour acquérir quelques-unes de ces merveilles… Retrouvez la chronique de Claude Samuel dans Diapason, numéro de octobre 2014 : « Ce jour-là, 28 octobre 1949 : La mort de Ginette Neveu »

La lettre du musicien (Comptes rendus)

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Dominique Merlet et un piano "historique" au Petit Palais

Fidèle à sa devise (« l'élitisme pour tous ! »), l'association Jeunes Talents dévoilait pour la première fois en concert le piano historique dont elle vient d'entrer en possession De nombreuses personnalités - anciens ministres, chefs d'entreprises, professeurs au Conservatoire, solistes réputés - s'étaient assemblées dans l'auditorium du Petit Palais à Paris pour découvrir ce grand Steinway de concert numéroté 87 264 (construit à New York en 1897 mais acquis à Aix auprès d'un compositeur français) qu'Alexandre Bouaziz et les équipes de Pianos Prestige ont patiemment restauré. Deux belles heures d'un programme varié conçu en fonction de l'instrument ont permis d'en goûter les caractéristiques : étagement sensible des registres, richesse des timbres (basses caverneuses, aigus dépourvus d'acidité), longueur de résonnance, assise de la projection. Dans cette acoustique plutôt sèche l'ensemble manquait peut-être un peu de complexité harmonique. On regrettera surtout, question de toucher, que ce vénérable produit de manufacture n'ait été doté du clavier en ivoire qu'il méritait. Shéhérazade de Ravel, Sept Lieder sur des poèmes d'Eduard Mörike (Wolf) et les Ariettes oubliées de Debussy furent dits par les sopranos Marie-Laure Garnier, Raquel Camarinha (remarquablement accompagnée par Yoan Héreau) et le ténor Fabien Hyon, jeunes professionnels en devenir. Musicalité réelle, techniques vocales abouties, intonations sans défaut majeur : la diction demeure bien le point faible des générations actuelles. C'est avec plaisir que nous avons vu ensuite Dominique Merlet appliquer lui-même les excellents principes (doigtés, production sonore, phrasé) qu'il aura transmis à tant d'élèves devenus depuis célèbres. Aux couleurs sombres des rhapsodies de Brahms (op. 79), à la méditation du Sonetto 104 del Petrarca (Liszt, Années de pélerinage) succédèrent les gongs cuivrés, les battants hypnotiques, les vibrations subtiles de la Vallée des cloches, dernière pièce des Miroirs de Ravel dont le texte fut admirablement traduit. (22 octobre)




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17 octobre

Compte rendu, récital de piano. Toulouse. Cloître des Jacobins, le 24 septembre 2014. Ludwig Van Bethoven (1770-1827): Sonate N° 12 en la bémol majeur « Marche Funèbre »,op.26; Frederic Chopin (1810-1849): Fantaisie en fa mineur,op.49 ; Ballade n°4 en fa mineur ; Frantz Schubert (1797-1828): Impromptus op.90 n° 3 et 2 ; Maurice Ravel (1875-1937): Gaspard de la Nuit ; Behzod Abduraimov, piano.

Piano aux Jacobins, c’est un grand moment de piano en cette belle fin d’été permettant au public de choisir des soirées historiques avec des artistes à la gloire établie et cette année nous avons été gâtés avec deux des plus anciens artistes du piano en activité, Pressler et Ciccolini. Mais c’est également le pari fait sur l’avenir de jeunes prodiges parmi lesquels certains deviendront les musiciens accomplis dignes de leurs ainés. Behzod Abduraimov est de ceux là. Prodige mais surtout musicien fascinant. Déjà son interprétation du premier concerto de piano de Tchaikovski nous avait subjuguée. Ce récital solo a confirmé l’exceptionnelle puissance émotionnelle de son jeux. La technique est parfaite, et bien souvent aurait suffit à crier au génie mais cet artiste hors normes va beaucoup plus loin. Jouant par coeur, comme habité par le génie, il s’engage dans la Sonate Pathétique de Beethoven avec tout son corps. Impossible de résister à l‘énergie jubilatoire qu’il met dans cette partition. Même le pathétique est enthousiasmant. La finesse de la construction de chaque morceau s’intercalant entre les autres dans une construction complète d’une parfaite lisibilité. Les nuances de son Chopin sont admirables et la souplesse du jeux est celle d’un poète, certes la virtuosité est confondante mais c’est une musicalité très personnelle qui rend son interprétation inoubliable. Les impromptus de Schubert surtout le Troisième, -Andante-, est un moment de grâce qui sous des doigts aussi inspirés, dans un tempo plutôt rapide permet de croire en l’évaporation de la beauté tant la légèreté de la main droite est libre et la pondération de la main gauche maintient au sol le vol délicat des notes si tendres de Schubert. Le deuxième, Allegro, court comme une eau libre jusqu’à la mer pour fêter quelque naïade gracieuse. Un pur moment de jubilation poétique dégagé de toute dureté semblant comme en apesanteur. Mais c’est dans Ravel que l’art le plus personnel de Behzod Abduraimov a certainement pu se révéler le mieux. La théâtralité de son interprétation, la variété des couleurs, le rubato et la rigueur de la construction sont inhabituelles. Ondine est libre comme l’eau où elle habite. le gibet est sinistre et fascinant à la fois et Scarbo plein de séductions insolites. La richesse de l’ harmonie est magnifiée et la puissance d’évocation est terriblement efficace. Une question: comment un tempérament si entier, si musical et si généreux saura évoluer dans le temps sans s’épuiser ? Car l’engagement de tout le corps du pianiste est très inhabituel. Cette fougue de la jeunesse associée à une telle maturité d’interprète est un mélange surprenant. Un artiste à suivre, un nom à retenir absolument. Compte rendu, récital de piano.Toulouse. Cloître des Jacobins, le 24 septembre 2014. Ludwig Van Bethoven (1770-1827): Sonate N° 12 en la bémol majeur « Marche Funèbre »,op.26; Frederic Chopin (1810-1849): Fantaisie en fa mineur,op.49 ; Ballade n°4 en fa mineur ; Frantz Schubert (1797-1828): Impromptus op.90 n° 3 et 2 ; Maurice Ravel (1875-1937): Gaspard de la Nuit ; Behzod Abduraimov, piano.



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14 octobre

Steven Osborne triomphe à Bruxelles

Dans le cadre de sa saison symphonique, l’Orchestre symphonique de La Monnaie et son directeur musical Ludovic Morlot proposaient une soirée 100% française ! Pour le mélomane exigeant l’attrait de la soirée résidait dans la présence du pianiste écossais Steven Osborne . Auteur d’une discographie d’un niveau exceptionnel pour le label Hypérion, ce musicien est malheureusement trop rare de ce côté de la Manche alors qu’il compte parmi les plus grands pianistes de notre époque : son intégrale pianistique de l’œuvre de Maurice Ravel est ainsi une référence. Dans les deux concertos, l’esprit est d’emblée séduit par un art pianistique intelligent, centré sur le respect d’un certain style français, piquant et dépouillé dans ses effets. Le mouvement lent du Concerto en sol, très décanté, touche par sa pureté musicale alors que les mouvements rapides explosent dans un festival de couleurs fauvistes. Ce pianiste fuit les ombres impressionnistes pour imposer une lecture structurée et très colorée. Le Concerto pour la main gauche est servi par cette technique irréprochable et ce sens naturel du style. L’orchestre comporte de belles individualités, mais les musiciens apparaissent déconcentrés à l’image de la trompette solo perdue dans la partition et des vents souvent pris en défaut de précision. Ludovic Morlot suggères de belles couleurs, en particuliers aux cordes et se met au diapason de la vision du pianiste, en particuliers dans des dynamiques élaborées. En ouverture du concert, le chef français et ses musiciens proposaient les Sirènes de Claude Debussy avant de clore ce concert par une lecture puissante de la deuxième suite de Daphnis et Chloé. Cette dernière présentant un fini instrumental des plus satisfaisants. L’Orchestre étant renforcé par la présence du choeur de La Monnaie. Crédits photographiques : Ben Ealovega

Maurice Ravel
(1875 – 1937)

Maurice Ravel (7 mars 1875 - 28 décembre 1937), était un compositeur français de l’époque moderne. Avec son aîné Claude Debussy, Ravel fut la figure la plus influente de la musique française de son époque et le principal représentant du courant dit impressionniste au début du xxe siècle. Son œuvre, modeste en nombre d'opus (quatre-vingt-six œuvres originales, vingt-cinq œuvres orchestrées ou transcrites), est le fruit d'un héritage complexe s'étendant de Couperin et Rameau jusqu'aux couleurs du jazz et d'influences multiples dont celle, récurrente, de l'Espagne. Caractérisée par une grande diversité de genres, la production musicale de Ravel respecte dans son ensemble la tradition classique et s'étale sur une période créatrice de plus de quarante années qui la rendent contemporaine de celles de Fauré et Debussy mais aussi de Stravinski, Bartók ou Gershwin. La grande majorité de ses œuvres a intégré le répertoire de concert. Parmi celles-ci le ballet symphonique Daphnis et Chloé (1909-12), le Boléro (1928), les deux concertos pour piano et orchestre (pour la main gauche, 1929-31 ; en sol majeur, 1930-31) et l’orchestration des Tableaux d'une exposition de Moussorgski (1922) sont celles qui ont le plus contribué, depuis des décennies, à sa renommée internationale. Reconnu comme un maître de l’orchestration et un artisan perfectionniste, Ravel ne s'est jamais départi d'une sensibilité et d'une expressivité particulière.



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