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Musique classique et opéra par Classissima

Maurice Ravel

samedi 3 décembre 2016


Classiquenews.com - Articles

1 décembre

POITIERS. NOËL AU TAP : 3 programmes événements en décembre 2016

Classiquenews.com - Articles POITIERS. NOËL AU TAP : du 6 au 17 décembre 2016. Le Théâtre Auditorium de Poitiers présente un cycle entier dédié à Noël et spécialement conçu pour les fêtes de fin d’année 2016 : soit 3 programmes festifs, poétiques à ne manquer sous aucun prétexte… C’est d’abord UN BREAK à MOZART 1.1, les 6 et 7 décembre 2016 : en coopération avec le Centre chorégraphique national de la Rochelle et aussi l’orchestre en résidence, Orchestre des Champs-Elysées, le TAP propose un spectacle de danse hip-hop, soit 11 danseurs et 10 musiciens qui relisent les pages du Requiem et de l’opéra Don Giovanni du divin Wolfgang. Métissages des styles, rencontres des différences : la musique classique revivifiée par les pratiques contemporaines… RESERVEZ VOTRE PLACE pour UN BREAK à MOZART 1.1 http://www.tap-poitiers.com/un-break-a-mozart-11-1778 Le 11 décembre 2016, place aux feux orchestraux, ceux de l’Orchestre en résidence au TAP (aux côtés de l’Orchestre des Champs-Elysées), l’Orchestre Poitou-Charentes, piloté par un jeune maestro, déjà reconnu pour la finesse de sa sensibilité instrumentale et sa vive direction, affûtée, précise, nerveuse : Nicolas Simon – ex instrumentiste de l’Orchestre sur instruments anciens Les Siècles et lui-même porteur d’un fabuleux projet symphonique : la Symphonie des Lumières. Le dimanche 11 décembre 2016 à 16h, ce concert de Noël offre un programme éclectique et concertant (Concertos pour piano de Mendelssohn, Ravel, Mozart — soliste : Philippe Cassard, piano); puis en seconde partie, promenade symphonique, plutôt diverse et contrastée comprenant l’ouverture du Roi s’amuse de Delibes, Masques et bergamasques, Pavane de Fauré, enfin des extraits de néobaroque Pulcinella de Stravinsky. A Poitiers, pour Noël, les timbres instrumentaux, ciselés, nuancés, sont à la fête. VOIR Nicolas Simon diriger La Symphonie des Lumières RESERVEZ VOTRE PLACE pour le CONCERT DE NOËL AU TAP http://www.tap-poitiers.com/concert-de-noel-1780 Enfin, les 14, 15, 16 et 17 décembre 2016, la Compagnie XY offre une constellation d’épisodes spectaculaires inspirés par les arts du cirque. 22 acrobates allumés, déjantés cultivent l’art de la poésie acrobatique aux formes et figures impressionantes où le collectif s’appuie sur une entente renforcée : voltiges aériennes, colonnes à étages, pyramides, rondes mouvantes… Mains à mains et corps à corps construisent et déconstruisent d’insolites architectures humaines. Guidés par le chorégraphe Loïc Touzé, les intrépides évoluent avec fluidité sur les cadences rétro du lindy hop, les volutes électro et les silences intenses. Propulsés par des planches et des bascules, lancés sans filet, seules la confiance et la bienveillance équilibrent ces êtres ensemble. Et avec eux, il y a de la joie à tous les étages et pour tous les âges (dès 8 ans) ! RESERVEZ VOTRE PLACE pour « Il n’est pas encore minuit… » http://www.tap-poitiers.com/il-nest-pas-encore-minuit…-1781 + D’INFOS : consulter le site du TAP / NOËL AU TAP : 3 programmes festins pour Noël

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Hier

Délicieux programme par Stéphanie-Marie Degand et Christie Julien

So French. Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Introduction et Rondo Capriccioso en la mineur, op. 28 ; César Franck (1822-1890) : Sonate pour violon et piano en la majeur FWV 8 ; Eugène Ysaÿe (1858-1931) : Caprice d’après l’étude en forme de Valse de Camille Saint-Saëns ; Jules Massenet (1842-1912) : Méditation de Thaïs ; Maurice Ravel (1875-1937) : Tzigane, rhapsodie de concert. Stéphanie-Marie Degand, violon ; Christie Julien, piano. 1 CD NoMadMusic NMM 035. Enregistré en avril 2016 à l’Auditorium du Conservatoire de Gennevillers. Notice bilingue : français et anglais. Durée : 63’24




Carnets sur sol

30 novembre

Winter is coming : après novembre, décembre

Oui, je suis un garçon cultivé, capable de citer les grands opus de la culture populaire. (Je n'ai d'ailleurs aucune idée de la référence précise à l'intérieur du scénario…) 1. Bilan d'octobre-novembre J'avais arrêté le dernier bilan, lors de la précédente notule d'annonce, au 20 octobre. Qu'on ne me dise pas que je n'ai pas été raisonnable : j'ai renoncé à voir le Dichterliebe avec harpe, le partenariat CNSM-Palerme dans Charpentier, des cours public de cor et de direction d'orchestre, le Second Trio de Mendelssohn par mes chouchoutes du Trio Sōra, Leyla McCalla dans son programme violoncellistique haïtien, les extraits d'Ariadne auf Naxos par un des orchestres du CNSM, la Neuvième de Mahler par l'Orchestre de l'Opéra, un bouquet de songs et mélodies par l'excellent ténor Charlesworth (de Lili Boulanger à Lennox Berkeley), une messe inédite d'Henri Frémart, quelques Histoires Sacrées de Bouzignac (atrocement documentées au disque), la reprise de la formidable production de Dido & Æneas venue de Rouen (avec Zaïcik en Didon et Mauillon en Magicienne !), des mélodies françaises accompagnées par Billy Eidi, la Neuvième de Beethoven par le Philharmonique de Strasbourg (et le Chœur de l'Orchestre de Paris), le récital parisien de la folkiste Weyes Blood, la délicate Légende de sainte Cécile de Chausson, le Septuor (pour quatuor et trois voix de femme) de Caplet… Et je m'apprête à m'éloigner du Fidelio HIP de Boyd, des extraordinaires variations sur El Pueblo unido de Frederic Rzewski (sans doute le cycle de variations le plus divers, accessible et complet qui soit !), des intermèdes de LULLY & Charpentier par Correas (avec Lombard & Dumora !), du Requiem de Pizzetti et d'un récital d'histoire du lied par L'Oiseleur des Longchamps. Car, croyez-le ou non, les spectacles ne sont pas la principale occupation des Lutins de céans, il y en a deux ou trois autres avant – et je ne mentionne même les contraintes additionnelles en raison de vilains déserteurs venus prêter main-forte à Qaanaaq pendant la haute saison. J'ai tout de même un peu occupé mon temps de façon avisée. Près d'une quinzaine de soirées depuis le dernier bilan. Il y a un peu de tout. ♥ Des inédits absolus : ♥♥ notamment des mélodies de Roland-Manuel (ami et biographe de Ravel, collaborateur de R. Strauss et Stravinski…) et Henriette Puig-Roget (organiste et accompagnatrice emblématique de l'ère Cluytens, pour faire simple), très belles, où l'on pouvait entendre de formidables jeunes chanteurs ; Cécile Madelin, plusieurs fois distinguées dans ces pages, dans le baroque français ou de le lied ; Edwin Fardini, un baryton-basse au rayonneent extraordinaire ; Brenda Poupard, un mezzo tout rond et délicat, d'un équilibre parfait ; ♥♥ ou bien la Messe d'Innocent Boutry (1661), uniquement donnée par Doulce Mémoire il y a vingt ans, jamais gravée, qui me donnera l'occasion de parler de l'esthétique de la messe musicale en province, au XVIIe siècle (notule minutieusement préparée…), mais aussi du nouvel ensemble spécialiste Le Vaisseau d'or, qui a en six mois d'existence acquis la maturité des plus grands [notule plus vaste en préparation] ; ♥♥ les sonates pour « piano et violon » d'Hérold et Godard, que je n'ai jamais vu passer au disque (ce doit probablement exister, vu la quantité de petits qui documentent la musique de chambre de tous les compositeurs un minimum célèbres) et qui ne sont en tout cas jamais données en concert. Couplées avec le passionnant et saisissant duo d'Alkan, et joués sur instruments d'époque (pianoforte, piano Érard, violons historiques montés en boyaux, diapasons spécifiques), à l'occasion de la soutenance de la thèse de Cécile Kubik sur l'inclusion des pratiques historiques du violon français dans les interprétations d'aujourd'hui. [notule ] ♣ D'autres bizarreries : ♣♣ Le Faune, Jeux et le Sacre du Printemps sur des instruments de facture française du début du XXe siècle, par Les Siècles, avec restitution et/ou inspiration chorégraphique de Nijinsky. Les chorégraphies inspirées ne sont pas très passionnantes (et l'originale plus intéressante que convaincante), mais l'équilibre spécifique des nouveaux, qu'on pourrait croire dérisoire, est réel – il révèle surtout, à cette époque, les progrès de facture (et apporte un surcroît de difficulté d'exécution à des œuvres déjà très exigeantes), mais ça renouvelle l'écoute, d'autant que Roth est un très grand chef capable d'en tirer parti. ♣♣ Lü Bu et Diao Chan, wuju (opéra de l'Ouest de la province du Zhejiang) par l'ensemble officiel chargé de la conservation de ce patrimoine. De l'opéra traditionnel chinois, très proche du kunqu (même instrumentarium, même construction avec dialogues chantants et numéros souples, même harmonie sans modulations, mêmes rythmes standardisés mais insaisissables, mêmes effets dramatiques – percussions de tension, chœur narratif en coulisse…). Simplement un peu plus de suona (hautbois chinois, celui avec le pavillon en métal). L'intrigue de cet opéra-ci est tiré de la matière historico-légendaire qui servit à l'établissement du roman Les Trois Royaumes. Pour les détails sur le genre (plutôt centré sur le kunqu), il existe une section spécifique dans CSS. ♪ De jeunes interprètes, futurs très grands de demain : ♫ Concert de l'ECMA, avec notamment le Trio avec piano Sōra et le Quatuor Bergen. [notule ] ♫ Concert de l'ECMA, avec notamment le Trio avec piano Zadig et le Quatuor Akilone. [notule ] ♫ Concerts au CNSM déjà mentionnés, avec Cécile Madelin, Edwin Fardini et Brenda Poupard. ♫ Clémence Barrabé enfin entendue en salle lors de l'anniversaire de l'ADAMI. (Petite déception en l'occurrence, la voix ne rayonne pas/plus comme je l'avais espéré, l'émission semble moins haute et claire, plus fondue. Mais elle conserve ses extraordinaires [r] uvulaires bien sûr.) ♫ Les Kapsber'girls, quatre à peine vingtenaires qui renouvellent, vraiment, l'approche des premiers airs de cour baroques italiens. Dans un programme autour des villanelles les plus facétieuses de Kapsberger et des saynètes de Merula et Strozzi, elles réactivent le texte (qu'elles racontent et communiquent, vraiment, rien à voir avec les plaintes standardisées qu'on se représente comme l'usage) et redonnent toute sa place aux effets de la rhétorique musicale (parodie de stile concitato chez Strozzi, servi par des passages en voix de poitrine ; mélismes qui ne sont pas décoratifs mais prolongent l'émotion, comme ces [i] guillerets d'ingioisce – « se réjouit » –, etc.). † Du théâtre exotique : †† Père (en réalité, ça se traduirait plutôt Le Père) de Strindberg à la Comédie-Française, mise en scène Depleschin. Très bien, surtout pour du Strindberg : thématique assez ibsenienne de dévoilement, le coup de théâtre et l'évolution psychologique en moins. Ça souffre de la comparaison, certes, mais c'est joliment fait (quoique d'une misogynie, ou plutôt d'une gynophobie assez délirante – une femme peut tenir l'Univers enserré dans ses projets innocemment maléfiques). Je l'ai fait malgré moi, voyez-vous. / C'est quelque chose qui est plus fort que moi. Ce genre de chose. En termes de réalisation, le bruit blanc de cordes frottées, suspendues à la même hauteur pendant 1h30, pour insuffler de la tension, est franchement très pénible dès qu'on se trouve sur les côtés, c'est-à-dire proche de la source d'amplification. Sérieusement, vous n'êtes pas capables de tenir une salle sans ce genre d'expédient ? Sinon, c'était très honnêtement joué, pas forcément varié (entre Kessler et Vuillermoz, forcément…), mais tout à fait opérant. †† Gens de Séoul 1909 de HIRATA Oriza, observation d'une famille de colons japonais. Complètement magnétique pour moi, mais il faut aimer la conversation gratuite. [notule ] †† Gens de Séoul 1919 de HIRATA Oriza. La même chose à dix ans d'écart (avec le début de l'indépendance coréenne), avec des chants en sus ! [compléments de Chris, d'autres à venir par DLM] ♠ Et, parce que je ne suis qu'humain, un peu de glotte et autres sinistres banalités : ♠♠ Sibelius 2 et Tchaïkovski 6 par le Philharmonique de Radio-France et Mikko Franck. Très bien. Sibelius joué très lyrique et discontinu, Tchaïkovski d'une emphase sans ironie. [notules : Tchaïkovski 6 , Sibelius 2 , interprétation ] ♠♠ Les Contes d'Hoffmann dans une édition prétendument Choudens et largement rectifiée par les découvertes (qui ont déjà 40 ans) de Fritz Oeser. Dans la plastique, originale, cohérente, saisissante et spectaculaire mise en scène Carsen, archi-rebattue, mais qui gagne vraiment, comme sa Rusalka, à être vue en salle. Avec Koutcher, Jaho, Aldrich, d'Oustrac, Vargas, R. Tagliavini, Lovighi, Briand, Lis… [deux notules : édition utilisée , interprètes ] ♠♠ Le Requiem de Verdi par Rhorer, avec un plateau enivrant : Vanina Santoni, Alisa Kolosova, Jean-François Borras, Ildebrando D'Arcangelo. Collaboration encore en rodage avec l'ONF (quantité de décalages, pas toujours bien gérés par le chef), qui m'a donné la matière pour beaucoup d'extraits sonores dans de futures notules – ce que c'est que d'accompagner un chanteur, la suite de la couverture vocale, le rapport timbre/projection, etc. Très belle soirée d'ailleurs, j'étais enchanté de réentendre l'œuvre, et aussi bien chantée. ♠♠ Soirée anniversaire de l'ADAMI (organisme de récolte des droits et promotion de jeunes artistes – bon sang, et ils dépensent l'argent de leurs cotisants en réunissants leurs anciens chouchous ?!). Programme assez original d'ailleurs pour ce type de pot-pourri, où j'ai le plaisir d'entendre pour la première fois en vrai Clémence Barrabé, de découvrir l'ampleur de Marc Scoffoni, de réentendre Mathieu Lécroart et quantité d'autres excellents chanteurs ou instrumentistes. Seul le chef, Brian Schembri, était véritablement redoutable – je croyais que c'était un chef dilettante choisi parmi les cadres musiciens de l'ADAMI, mais non, il est le principal chef du principal orchestre maltais, d'après sa biographie. Donc tant pis, pas de pitié, il y en a d'autres qui attendent la place. Ne pas arriver à suivre les chanteurs (pourtant disciplinés) dans de l'opéra XIXe est une chose, mais transformer des Verdi de maturité en fanfare aussi bruyante et vulgaire, c'est assez impressionnant… Sans chef, l'ONF aurait clairement fait mieux. Pour finir novembre, il me reste encore un programme d'airs de Kapsberger, Strozzi & Friends par les Kapsber'girls (avec gambe et guitare baroque, miam), ainsi que l'Iphigénie de Goethe. Je ne peux par ailleurs aller voir Metropolis accompagné par l'improvisation d'Escaich, lundi. Si cela intéresse quelqu'un, le concert étant (pour une fois) complet : voici . [passé et vendu] Bien, à présent que j'ai montré à quel point mes conseils sont géniaux (car c'était un peu mon agenda caché en vous détaillant ma vie ci-dessus), passons à ce qui vous sera peut-être utile : les repérages de décembre ! Nicolas POUSSIN, Le Triomphe des Arts ou la remise des Putti d'incarnat (Musée du Louvre.) 2. Il arrive le petit Décembre, il arrive ! Les petites gourmandises ne cessent pas tout à fait avec décembre. Voici une courte sélection de quelques pépites qui vous ont peut-être échappé. ► Œuvres rares, programmes originaux. ■ L'opéra chinois Le Roi Singe passe à Argenteuil (1er décembre). ■ Motets du milieu du XVIIe : Bertali et Froberger, véritables raretés, salle Turenne, ancien réfectoire des Invalides. Le 12. ■ Sonata da camera de Steffani (dommage, j'aurais tout lâché pour les airs chambristes !), cantate profane de Domenico Scarlatti. J.-Ch. Frisch et son ensemble XVIII-21, avec l'excellente Cyrille Gerstenhaber en soprano. ■ Histoires sacrées de Charpentier par l'ensemble Correspondances (avec Weynants, Richardot, Fa et une petite mise en scène de Huguet), Chapelle Royale de Versailles, le 14. ■ Programme de musique baroque sacrée latino-américaine de la Capella Mediterranea à la Chapelle Royale de Versailles, le 18. ■ Oratorio de Porpora à la Chapelle Royale de Versailles le 3. Beurk, mais il y aura Negri, Staskiewicz, Galou et l'excellent ensemble Les Accents, ce peut permettre de survivre. ■ Un opéra léger de Haydn, La Canterina, par les élèves du CNSM dirigés par Sigiswald Kuijken, avec une mise en scène. Les 9 et 10, également retransmis sur le site du conservatoire. ■ Oratorios de Mendelssohn (Élie) et Schumann (Le Paradis et la Péri) à la Philharmonie, on les entend peu en France. Le premier est peut-être bien le sommet du genre, et une des cîmes de Mendelssohn… Le second est un peu plus dans le reistre d'un Schumann opaque et poli, mais il contient de très belles choses (malgré un livret assez plat, prévisibilité du niveau des Trois petits cochons). ■ Mélodies de Gounod, Thomas et Bizet, airs de Paladilhe et David (et puis Rossini et Offenbach) par Chiara Skerath, le mardi 6 midi au Musée d'Orsay. ■ À l'exception d'une bizarre retransmission en décors (et chanteurs) naturels de France 3 il y a longtemps, la résurrection de L'Île du Rêve de Reynaldo Hahn, premier opéra du compositeur. Pas un chef d'œuvre, mais une très jolie chose, à redécouvrir à l'Athénée dans une très belle distribution francophone du 7 au 11. ■ L'Oiseleur des Longchamps propose un programme « algérien » de mélodies orientalisantes (avec des raretés absolues, parmi lesquelles du Dubois ou du Roland-Manuel), le 14, dans le théâtre byzantin de l'Hôtel de Béhague. ■ Le saisissant Stabat Mater de Szymanowski, l'une de ses œuvres les plus accessibles et les plus intenses, à la cathédrale des Invalides, le 11. Quelle saison, décidément ! ■ Suite des Comédiens de Kabalevski, Quatrième Symphonie de Nielsen par le Philharmonique de Radio-France (avec Vänskä, qui joue bien mieux cette musique que Sibelius !) le 2. ■ Naujalis, Čiurlionis, Eben, Mosolov à la cathédrale des Invalides, le 8. C'est un peu cher et l'acoustique n'est pas bonne hors des premiers rangs, mais le programme est sacrément intriguant. ■ L'ONDIF joue Chávez, Romero et Villa-Lobos à la Cité de la Musique le 13. Pas forcément de la grande musique, mais joué avec enthousiasme comme ce sera vraisemblablement le cas, ce peut être très chouette, parfait pour emmener un novice. ■ La transversale relativement banale Schumann / Kurtág dans la grande salle de répétition de la Philharmonie, le 16. Cette fois non avec les trios, mais avec les Microludes (son quatuor n°2, étrangement le plus joué – je trouve Officium breve, beaucoup plus rare, encore meilleur) et le Troisième Quatuor de Schumann, pour pas cher. ■ El Niño d'Adams, l'une de ses plus belles œuvres (quoique inégale), Nativité composite qui n'avait pas été rejouée en France, me semble-t-il, depuis sa création. Le 11 à la Philharmonie, avec le LSO de surcroît. ■ Deux concerts (gratuits) de musique contemporaine au CNSM, avec du Jarrell (Music for a While le 14 et autre couplage avec Dérive 1 et Leroux le 15). Par l'Ensemble ACJW. ► Interprètes et ensembles parrainés. ■ Pendant toute la première moitié de décembre, du jeudi au samedi, le Quatuor Hanson joue le Septième Quatuor de Beethoven à la salle Cortot (15€, à 20h). ■ Le Quatuor Arod joue à Tremblay-en-France les Quatuors n°13 de Schubert et n°15 de Beethoven (2 décembre, 19h). ■ Marie Perbost en récital à la BPI le 9 décembre (programme assez banal que vous pouvez retrouver dans l'agenda du CNSM ). Moins facile d'accès, elle chantera aussi le 15 au Petit-Palais, à 12h30. ■ L'excellent orchestre amateur (dont on ne peut pas vraiment entendre qu'il l'est…) Ut Cinquième donne, les 1, 3 et 4 décembre, la Septième Symphonie de Bruckner. ■ Blandine Staskiewicz chante des cantates italiennes de Haendel le 7 avec l'ensemble Pulcinella, salle Cortot. ■ Elle n'en a pas besoin, et je crois que tout glottophile digne de ce nom l'aura remarqué : Karita Mattila chante un bouquet de lieder amples au Châtelet (si le programme n'a pas été modifié depuis l'annonce de saison). Wagner, Brahms, R. Strauss et Berg, le 12. ► Cours publics. ■ CNSM : Joaquín Achúcarro (piano) en journée du 5 au 7, de même pour Barthold Kuijken le 15, Quatuor Ébène de 10h à 19h les 13 et 14, et cours de chant le soir avec Valérie Guillorit. ■ Conservatoire de Rueil-Malmaison : déclamation XVIIe siècle, en journée, les 1er et 12 décembre. ■ Rencontre entre Gérard Condé, Claude Abromont et François-Xavier Roth à propos de la Symphonie Fantastique de Berlioz, à la médiathèque Berlioz du CNSM, le 14 à 18h. ► Autres concerts gratuits. ■ L'Orchestre des Lauréats du CNSM (l'orchestre des déjà-diplômés/insérés, de niveau complètement professionnel) joue la Symphonie en ut de Bizet, la Sinfonietta de Britten, la Suite pour cordes de Janáček, dirigé par Jonathan Darlington ! ► Concerts participatifs. ■ Le 4, bal accompagné par l'Orchestre de Chambre de Paris au Centquatre (donc je suppose plutôt informel, pas trop de panique d'avoir revendu tous mes evening jackets et queues-de-pie). ■ Le 16, concert de l'Orchestre de Chambre de Paris où le public est invité à chanter pour les lullabies et carols qui complètent le programme. À la Philharmonie. Je crois qu'il y a des séances de préparation, mais ce doit être sold out depuis longtemps, il vous faudra donc y aller au talent. ► Théâtre. ■ Adaptation de Faust de Goethe au Ranelagh, pendant la seconde moitié du mois. ■ Adaptation de Faulkner à Herblay, le 11. Et plein d'autres choses à n'en pas douter. Si vous êtes curieux de ma sélection personnelle, elle apparaît en couleur dans le planning en fin de notule. Simon VOUET, Putto de CSS s'usant les yeux à la confection de l'agenda officiel (Musée du Louvre.) 3. Expositions Voici le fruit de mon relevé personnel, pas très original (je ne suis qu'un petit garçon pour les expositions, et il me reste tant de lieux permanents à découvrir), mais s'il vous inspire jamais… → Louvre – Bouchardon – 05/12 → Chantilly – Grand Condé – 02/01 → Cartier – Orchestre des Animaux – 08/01 → Custodia – Fragonard-David – 08/01 → École des Beaux-Arts – Pompéi – 13/01 → Orsay – Napoléon III – 15/01 → Petit-Palais – Wilde – 15/01 → Petit-Palais – La Paix – 15/01 → Louvre – Le Tessin – 16/01 → Guimet – Jade – 16/01 → Rodin – L'Enfer – 22/01 → Jacquemart-André – Rembrandt – 23/01 → Fontainebleau – Chambre de Napoléon – 23/01 → Delacroix – Sand – 23/01 → Judaïsme – Schönberg – 29/01 → Invalides – Guerres secrètes – 29/01 → Orangerie – Peinture américaine – 30/01 → Luxembourg – Fantin-Latour – 12/02 → Galliera – Collections – 17/02 → Arts Déco – Bauhaus – 26/02 → Dapper – Afrique – 17/06 → Histoire Naturelle – Ours – 19/06 → Histoire Naturelle – Trésors de la terre – jusqu'en 2018… Ce mois-ci fut très peu aventureux de mon côté : ♦ Bouchardon au Louvre, surtout des dessins préparatoires assez littéraux et quelques bustes qui ne valent pas mieux (muséographie indigente, au passage) ; ♦ la pompe Second Empire à Orsay, d'un goût… Napoléon III, mais la diversité du supports et quelques putti malfaisants méritent le détour ; ♦ collection Le Tessin au Louvre ; quantité de petits bijoux, crayonnés ou peints, figurant un badinage diversement innocent, absolument délicieux pour les amateurs de XVIIIe siècle ; ♦ mini-expos Puig-Roget et Roland-Manuel dans le hall des salles publiques du CNSM. Avec manuscrit de la première biographie de Ravel et carte postale rédigée par celui-ci, pour les plus fétichistes ; ♦ la seconde MacParis de l'année. Trouvé quelques photographes séduisants, mais l'impression de voir toutes les tendances depuis le début du XXe siècle : sous-Malévitch (oui, il y a des losanges blancs sur fond blanc à vendre…), sous-Basquiat, sous-art marxisto-dépressif engagé (tout en insultant le spectateur), poupées malsaines façon sous-Bourgeois, sous-Cartier-Bresson, photographies de ruines en pagaille (j'adore ça, mais on n'est pas exactement à l'avant-garde…), travailleurs de la matière brute, fausses perspectives, dessins avec jeux de mots… tout l'univers de l'art contemporain y passe (à l'exception notable des plasticiens-conceptuels, ce qui n'est pas précisément un mal). Le concept est néanmoins très sympathique : les artistes sont présents et ouverts à la discussion, très simplement, l'entrée est gratuite sur réservation, et on y propose aux visiteurs des crackers et du rouge bas de gamme, rien à voir avec les grandes cérémonies qui coûtent un bras (où les artistes exposés sont davantage dans les esthétiques à la mode et pas forcément meilleurs). Giovanni Battista TIEPOLO, Merveilles vues dans l'agenda de CSS (Musée du Louvre.) 4. Programme synoptique téléchargeable Comme les dernières fois : Les codes couleurs ne vous concernent pas davantage que d'ordinaire, j'ai simplement autre chose à faire que de les retirer de mon relevé personnel, en plus des entrées sur mes réunions professionnelles ou mes complots personnels. Néanmoins, pour plus de clarté : ◊ violet : prévu d'y aller ◊ bleu : souhaite y aller ◊ vert : incertain ◊ **** : place déjà achetée ◊ § : intéressé, mais n'irai probablement pas ◊ ¤ : n'irai pas, noté à titre de documentation ◊ (( : début de série ◊ )) : fin de série ◊ jaune : événement particulier ◊ rouge : à vendre / acheter Les bons soirs, vous pourrez toujours apercevoir mon profil imposant surplomber la plèbe rampante dans les escaliers clairsemés. Cliquez sur l'image pour faire apparaître le calendrier (téléchargeable, d'ailleurs, il suffit d'enregistrer la page html) dans une nouvelle fenêtre, avec tous les détails. Toutes les illustrations picturales de cette notule sont tirées de photographies du Fonds Řaděná pour l'Art Puttien, disponibles sous Licence Creative Commons CC BY 3.0 FR . Non, décidément, avec le planning (et les putti) de CSS, décembre est le mois le plus lumineux de l'année !



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29 novembre

Compte rendu, concert. Paris, Philharmonie, le 26 novembre 2016. Rachmaninov, Royal Liverpool Philharmonic Orchestra, Vasily Petrenko (direction), Alexandre Tharaud (piano).

WEEK END RACHMA A LA PHILHARMONIE. Ce week-end à la Philharmonie de Paris, le pianiste Alexandre Tharaud propose un voyage musical autour de Sergueï Rachmaninov, à travers plusieurs concerts abordant l’ensemble du répertoire du compositeur russe (des pièces pour piano seul aux œuvres pour orchestre). Samedi 26 novembre, c’est le Concerto pour piano n°2 qui est au centre du programme, encadré par deux autres œuvres orchestrales : le poème symphonique Le Rocher et les Danses symphoniques. Le tout, interprété par Vasily Petrenko à la tête du Royal Liverpool Philharmonic Orchestra, dont il est le chef principal depuis dix ans maintenant. Le concert commence de manière presque inattendue. Car plutôt que d’entrer tous ensemble sous les applaudissements du public, les musiciens s’installent progressivement sur scène, les uns après les autres. Et c’est dans le brouhaha ambiant de la salle, presque dans l’indifférence générale alors que les spectateurs vont et viennent entre les sièges, que chacun s’accorde et commence à s’échauffer. Chose curieuse et inhabituelle certes, à laquelle certains pourront reprocher le manque de solennité, mais finalement fort plaisante. Pouvoir observer les musiciens dans cet instant préparatoire et d’échauffement, ne manque pas d’intérêt : on plonge déjà dans l’univers du concert, alors que l’oreille se plait à reconnaître ici ou là, parmi les mises au point de dernières minutes, certains traits mélodiques des œuvres à venir. Enfin, tous les musiciens ayant investi la scène, les lumières diminuent, annonçant le début imminent du concert. Il ne manquait plus que le chef d’orchestre pour compléter le tableau, le seul finalement que les spectateurs auront pu applaudir à son entrée sur scène. Vasily Petrenko rejoint son pupitre, et c’est avec le poème symphonique Le Rocher que l’orchestre ouvre la soirée musicale. Éclipsé par L’Île des morts, autre poème symphonique (et plus connu) du compositeur, Le Rocher est une œuvre rare qui mérite d’être découverte. La pièce débute dans une atmosphère inquiétante avec un thème confié aux cordes graves, comme émergeant des profondeurs, auxquelles viennent s’ajouter les trémolos discrets des violons. Mais bientôt, la pétillante flûte apparaît avec une mélodie virevoltante, tel le chant d’un oiseau espiègle, portée par un crescendo progressif donnant l’impression d’une nature qui s’éveille au lever du jour. Notre imagination se laisse emporter par l’orchestration chatoyante de Rachmaninov, ponctuée de délicates interventions de la harpe suggérant une fine pluie de gouttes d’eau, ou du triangle évoquant le scintillement du soleil. Ces moments de joyeuse insouciance alternent avec des passages plus agités, où cuivres et cordes graves imposent une atmosphère sombre et tourmentée. On visualise alors parfaitement l’énorme rocher aux milieux des éléments déchaînés. À son pupitre, c’est avec des gestes pleins de grâce, précis mais jamais brusques, que Vasily Petrenko dirige l’orchestre. L’ensemble est fluide, bien équilibré ; les musiciens (en particulier l’excellent premier flûtiste) nous emportent sans peine avec eux dans l’univers romantique du compositeur russe. Le concert se poursuit avec celui qui met à l’honneur Rachmaninov durant tout ce week-end : le pianiste Alexandre Tharaud. Il interprète ce soir le Concerto pour piano n°2, qu’il vient justement d’enregistrer avec le Royal Liverpool Philharmonic Orchestra, mais sous la direction de Alexander Vedernikov. L’œuvre débute par des accords joués au piano seul, d’abord doucement, puis montant en puissance et en tension jusqu’à l’entrée de l’orchestre. Alexandre Tharaud prend tout son temps pour placer ces accords, les laissant pleinement résonner, tel un carillon de cloches. On peut l’entendre souffler et frapper du pied alors qu’il plaque les derniers accords forte. Mais à l’instar du chef, ses gestes sont toujours délicats, ses mains courant sur le clavier avec grâce. Après l’introduction du piano, l’orchestre entame le thème principal. Dès lors, on comprend pourquoi ce concerto est sans doute le plus populaire de Rachmaninov : tout le lyrisme du compositeur est là. L’orchestre ne se borne pas au rôle d’accompagnateur, il dialogue réellement avec le soliste qui lui concède parfois le premier rôle. Par moment, on sent l’équilibre vaciller légèrement entre les deux protagonistes : Tharaud se laisse aller à quelques libertés de tempo que les musiciens n’arrivent pas toujours à suivre. Malgré tout, et gardant son cap, Petrenko reste attentif aux fluctuations de son soliste, et fait en sorte que l’orchestre ne le couvre jamais. Après les élans romantiques du premier mouvement vient la mélodie paisible de l’Adagio, encore une fois donnée à l’orchestre avant de passer au soliste, soutenu par le son feutré des cordes. L‘Allegro final retrouve toute la passion du premier mouvement, avec un second thème d’abord confié aux altos, peut-être l’un des plus beaux composés par Rachmaninov. L’œuvre se termine dans un final éblouissant d’effusions lyriques, le summum du romantisme tardif, et c’est main dans la main que chef et soliste recueillent les applaudissements enthousiastes du public conquis. Alexandre Tharaud, ovationné, ne pouvait pas quitter la scène sans nous offrir un bis. Quoi de mieux que le Prélude en do dièse mineur extrait des Cinq morceaux de fantaisie toujours de Rachmaninov bien sûr ? Après une exécution parfaite de la pièce, Tharaud écoute presque religieusement l’ultime résonance du dernier accord avant de reposer ses mains, même si le public, moins patient, n’attend pas pour l’applaudir à nouveau chaleureusement. Enfin, le concert se termine avec les Danses symphoniques. Composées en 1940, ces pièces font partie des dernières œuvres de Rachmaninov. Les harmonies y sont plus audacieuses, et l’instrumentation plus fournie, intégrant notamment un saxophone. Celui-ci se voit propulsé au rôle de soliste dans la première danse, uniquement accompagné par un contre-chant discret des bois, pendant tout le passage de la partie centrale. La deuxième danse, un Tempo di valse entrecoupé d’appels des trompettes en sourdine, rappelle la fameuse Valse de Ravel. Enfin, la dernière pièce nous emporte dans un univers contrasté, avec tantôt l’utilisation du motif du Dies Irae, tantôt un thème de la liturgie orthodoxe, le tout agrémenté de couleurs orchestrales aux accents hispaniques. C’est donc un concert exceptionnel qui se termine avec ces Danses symphoniques. Les artistes, aussi bien l’orchestre que le pianiste, nous ont offert un moment musical de qualité. Et l’œuvre symphonique de Rachmaninov, pleine d’élans et de passion, méritait bien qu’on lui consacre une soirée. À découvrir et re-découvrir sans modération ! ____________________ Compte rendu, concert. Paris, Philharmonie – Grande salle Pierre Boulez, le 26 novembre 2016. Sergueï Rachmaninov (1873-1943) : Le Rocher op. 7, Concerto pour piano et orchestre n° 2 en ut mineur op. 18, Danses symphoniques op. 45. Royal Liverpool Philharmonic Orchestra, Vasily Petrenko (direction), Alexandre Tharaud (piano).

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26 novembre

Opéras et concerts de NOËL 2016

Opéras et spectacles de NOEL 2016 : la sélection de CLASSIQUENEWS. Classées chronologiquement, ces productions là sont nos coups de coeur pour une fin d’année heureuse et réjouissante… POITIERS, ANGERS, LYON, LILLE, TOURS, LIEGE, TOULOUSE et VIENNE (sur France 2 à défaut de trouver encore de places au Konzerthaus), … soit 8 cités et capitales musicales vous ouvrent leurs portes. Voici les productions et spectacles de décembre 2016 à ne pas manquer, en cette fin de saison,… pour célébrer Noël et préparer de la meilleure façon, c’est à dire fraternellement (ensemble) et culturellement (esthétiquement), le passage à la nouvelle année 2017. Tradition bien ancrée depuis des années, l’opérette ou la comédie légère s’impose sur les scènes lyriques : les champions en sont Offenbach (Orphée aux enfers à Angers Nantes Opéra et Liège), et Johann Strauss - notre photo ci contre (Une nuit à Venise à l’Opéra de Lyon). Mais rien ne peut être comparé à l’expérience du Concert du Nouvel An à Vienne, avec le Wiener Philharmoniker, cette année piloté par le vénézuelien Gustavo Dudamel. Un événement médiatique mondiale, heureusement diffusé en direct sur France 2, le 1er janvier 2017, à partir de 11h donc. POITIERS, TAP – Théâtre Auditorium de Poitiers Concert de Noël, le 11 décembre 2016. Orchestre Poitou Charentes. Le jeune chef Nicolas Simon et le pianiste Philippe Cassard offrent un bain de musique concertante éclectique : Concertos pour piano de Mendelssohn, Ravel, et Mozart, couplés à plusieurs extraits purement orchestraux, signées Delibes, Fauré, Stravinsky… TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS ici ANGERS NANTES OPERA ANGERS, les 14, 16 et 18 décembre 2016 Offenbach : Orphée aux Enfers . Désopilante et finement caractérisée, cette production déjà vue à Nancy en décembre 2015, reprend du service à Nantes et Angers en novembre et décembre 2016, mais avec une distribution davantage engagée, dont l’engagement et le second voire troisième degré souligne combien la parodie d’Offenbach ayant décidé de détourner les héros de la mythologie grecque, sait déployer une verve théâtralement et musicalement irrésistible, entre finesse et délirante poésie. Production événement de cette fin d’année à Angers. LIRE notre critique complète du spectacle. TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS ici LYON Opéra de Lyon. Du 14 décembre 2016 au 1er janvier 2017 Johann Strauss : Une nuit à Venise. 9 représentations d’Une nuit à Venise (1883), – version Korngold (1923), bercent cette fin d’année 2016 dans la capitale des Gaules. Venise à l’époque de son carnaval est propice aux quiproquos savoureux… Sous les masques, les fantasmes rêvés, les situations incongrues, volontaires osent des rencontres brûlantes. L’opérette de Strauss fils II est certes moins connue que La Chauve Souris. Elle n’en cultive pas moins le même esprit subtil et même une douce frénésie dans la sensualité conquérante. Tous les acteurs chanteurs, croustillants personnages, sont prêts à relever les défis multiples de ce labyrinthe enchanteur, nuit vénitienne aux amours croisées : un duc volage (d’Urbino), un vieux sénateur jaloux Delacqua), son épouse trop jeune et trop jolie pour rester auprès de lui (Barbara), un séduisant neveu, un jeune cuisinier intrépide, quelques jeunes filles à marier et un barbier plein de ressources pour mener la danse… Pilotant l’ivresse des valses bien viennoises, même si l’action se passe à venise : Daniele Rustioni, futur chef permanent de l’Opéra de Lyon. TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS ici LILLE Orchestre national de Lille : Happy new Year Les 15, 20 et 21 décembre 2016. Alexandre Bloch, nouveau directeur musical. Rien de plus mordant, délicieux que la pétillante énergie de l’ouverture de Candide de Bernstein ; comme la séduction idéalement rythmée de Tahiti trot de Chostakovitch… et peut-être fredonnerez-vous un air de Porgy and Bess de Gershwin – également au programme des 15, 20 et 21 décembre à l’Auditorium Nouveau Siècle de Lille, où sous la direction de son nouveau directeur musical, Alexandre Bloch, l’Orchestre national de Lille jouera les standards les plus jazzy et irrésistibles de la musique américiane…, l’allégresse et le plaisir de vivre, vrai banquet pur USA s’invite à Lille en décembre 2016 ! C’est pour le maestro Alexandre Bloch, l’occasion de retrouver en un concert phare de la saison en cours, tous les instrumentistes de l’Orchestre Lillois, explorant tout à la fois les techniques orchestrales européennes, le jazz américain et la musique populaire, de Bernstein à Gershwin (Suite de Porgy), de Márquez (Danzon n°2) à Maxwell Davies (Mavis in Las Vegas), de Copland (Fanfare for the common man) à Stravinsky (Circus polka)… TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS ici Programme repris en région à Maubeuge (La Luna, le 16 décembre), Carvin (Salle Rabelais, le 17), et Sainghin en Mélantois, salle des sports, le 18 à 16h). TOURS, Opéra Les 24, 28, 30 et 31 décembre 2016 Franz Lehar : Le Pays du Sourire . Nouveau directeur de l’Opéra tourangeau, Benjamin Pionnier affiche une pépite rare de Léhar, roi comme Johann Strauss II de l’opérette viennoise. Fin d’année heureuse, légère, nostalgique à TOURS, avec l’une des dernières opérettes à succès, Le Pays du sourire créé en 1929, de Franz Lear, l’auteur révélé par La Veuve joyeuse (1905). Formé à Prague (où il retrouve Dvorak), de culture et style hongrois, raffiné, élégant, Lehár devenu chef d’orchestre au Theater an der Wien, ressuscite avec brio et subtilité l’opérette que tenait pour morte depuis la mort de l’inégalable Johann Strauss II. Après la première guerre, Lehár rencontre le ténor légendaire Richard Tauber (mort en 1948) qui dans les années 1920, trentenaire au sommet de ses possibilités vocales, relance le genre opérette, et crée les dernières oeuvres de Lehár (Frasquita, 1924 ; Paganini, 1925 ; Fredericle, 1928 et donc Le pays du sourire de 1929). Das land des Lächelns / Le pays du sourire appartient à l’esprit insouciant et léger de l’Entre deux guerres : l’ouvrage est créé à Berlin au Théâtre Métropol, lequel aux premières secousses de la crise cataclysmique, réunit cependant la crème de l’élite allemande, férue de divertissements. Le Comte de Lichtenfels offre un bal à sa fille, la ravissante Lisa : son ami d’enfance Gustav lui avoue l’aimer depuis leur adolescence, mais Lisa préfère répondre aux avances du prince chinois Sou-Chong, qui rappelé en Chine, propose à Lisa de la suivre : elle accepte. A l’acte II, en Chine, Lisa mariée à Sou-Chong apprend la dure réalité de la polygamie extrême orientale… Présentation complète du Pays du Sourire de Franz Lehar. TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS ici LIEGE, Opéra royal de Wallonie Du 20 au 31 décembre 2016 Offenbach : Orphée aux enfers Sous la direction de Cyril Englebrecht, Imaginez la mythologie grecque en folie. Orphée et Eurydice forment un couple désuni qui se déteste copieusmeent. Imaginez Orphée implorant Jupiter ou Jupin (ainsi que l’Opinion Publique) de le débarrasser de sa belle. Imaginez Pluton amoureux éconduit d’Eurydice, imaginez Diane endeuillée rugissante après la mort d’Actéon, imaginez encore Jupiter dit Jupin, déguisé en mouche (grâce au malicieux Cupidon), séducteur final de la dite Eurydice : bienvenue dans le monde mythologique, détourné, déjanté du génial Offenbach (coloré de trouvailles mélodiques géniales comme le french cancan et le galop infernal du dernier tableau aux Enfers.)… Comme Nantes et Angers en France, l’Opéra royal de Wallonie à Liège affiche l’un des chefs d’oeuvre bouffons poétiques du « Mozart des boulevard ». Rien de mieux pour vivre les fêtes de fin d’année… TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS ici
 TOULOUSE, Capitole Candide de Bernstein, du 20 au 31 décembre 2016 À mi-chemin entre Molière et Beaumarchais, Candide devait valoir à Voltaire son plus fulgurant succès de librairie. Ironique, drôle, caustique, ce petit pamphlet met le doigt sur les travers de la société, sur les hypocrisies morales et la bien-pensance affligeante, étriquée, « bourgeoise », comme sur les absurdités d’une société hiérarchisée ; où les hasards de la naissance impose l’arrogance d’incompétents irresponsable plutôt que les mérites réels de chacun. Inspiré par la vérité proclamée par Voltaire, Leonard Bernstein compose son opéra ou comédie musicale, quelques années avant le triomphe mondial West Side Story. Dans Candide (New York, 1956), Bernstein démontre un talent de mélodiste et de symphoniste hors pair, doué pour le drame comme la fièvre chorégraphique… Le Capitole de Toulouse propose une production de Candide réalisée par l’américaine Francesca Zambello TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS ici VIENNE, Konzerthaus Le 1er janvier 2017 — Concert du nouvel an 2017 Wiener Philharmoniker – Gala du Philharmonique de Vienne Succédant au plus grands maestro, récemment, Georges Prêtre ou Mariss Jansons, le « jeune » latino, Gustavo Dudamel dirige l’élégance orchestrale incarnée, soit le collectif légendaire insurpassable, des instrumentistes du Philharmonique de Vienne. Cette année, en collaboration avec le choeur local et aussi, les danseurs de l’Opéra de Vienne, le Concert du Nouvel An le plus médiatisé de la planète respecte la tradition en programmant les Valses des Johann Strauss père et fils, mais renouvelle aussi l’exercice avec des partitions inédites ou plus rares dans le cadre de cet exercice très courru : sang viennois de Lehar, Les Patineurs de Waldteufel, La Dame de Pique de Franz von Suppé, Les Joyeuses commères de Windsor d’Otto Nicolaï… TOUTES LES INFOS, RESERVATIONS ici

Maurice Ravel
(1875 – 1937)

Maurice Ravel (7 mars 1875 - 28 décembre 1937), était un compositeur français de l’époque moderne. Avec son aîné Claude Debussy, Ravel fut la figure la plus influente de la musique française de son époque et le principal représentant du courant dit impressionniste au début du xxe siècle. Son œuvre, modeste en nombre d'opus (quatre-vingt-six œuvres originales, vingt-cinq œuvres orchestrées ou transcrites), est le fruit d'un héritage complexe s'étendant de Couperin et Rameau jusqu'aux couleurs du jazz et d'influences multiples dont celle, récurrente, de l'Espagne. Caractérisée par une grande diversité de genres, la production musicale de Ravel respecte dans son ensemble la tradition classique et s'étale sur une période créatrice de plus de quarante années qui la rendent contemporaine de celles de Fauré et Debussy mais aussi de Stravinski, Bartók ou Gershwin. La grande majorité de ses œuvres a intégré le répertoire de concert. Parmi celles-ci le ballet symphonique Daphnis et Chloé (1909-12), le Boléro (1928), les deux concertos pour piano et orchestre (pour la main gauche, 1929-31 ; en sol majeur, 1930-31) et l’orchestration des Tableaux d'une exposition de Moussorgski (1922) sont celles qui ont le plus contribué, depuis des décennies, à sa renommée internationale. Reconnu comme un maître de l’orchestration et un artisan perfectionniste, Ravel ne s'est jamais départi d'une sensibilité et d'une expressivité particulière.



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